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Des Épaves À Haut Risque...


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3 réponses à ce sujet

#1 antho35

antho35

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Posté 04 octobre 2017 - 12:45

Voici un petit reportage de 25 min sur les épaves de la 2nde guerre mondiale qui présentent un risque pour l'environnement...

 

https://www.arte.tv/...3-020-A/xenius/

 

Puis regarder le reportage "Un danger qui vient de la mer".


Le monde aurait pu être simple comme le ciel et la mer.” A. Malraux


#2 ty mous

ty mous

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Posté 04 octobre 2017 - 18:41

La guerre n'est pas terminer ! Ce qui reste dans les cuves sont des bombes à retardement ,même 1 siècle plus tard . La mer est devenue une poubelle silencieuse, c'est une constatation bien triste . 



#3 dom85

dom85

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Posté 05 octobre 2017 - 04:02

Il faut relativiser.

Le petrole/gas oil, il en est rejeté 100 fois plus chaque année par les navires qui dégazent que par les pollutions des navires qui coulent,Amocco cadiz, Toré canion, Exxon Valdez etc......

Comme de nos jours ,la traque est faite à ces navires, ils dégazent au large, dans les eaux internationales où ils ne sont pas poursuivis. Du coup , on aperçois peu cette pollution car les bactéries bouffent ce pétrole avant qu'il n'arrive sur nos cotes, contrairement à ce qui se passait encore il y a dix ans. Car heureusement pour nous, le principal dé-pollueur sont les bactéries( Lysinibacillus sphaericus), ce qui fait que le risque des épaves coulées pendant la guerre, est assez faible, comparé aux centaines de tonnes de produits radioactifs que la France a rejetée dans le golfe de Gascogne, qui lui n'est bouffé par rien que le temps(quelques millier d'années) et ces milliers de bidons doivent faire de bons DCP sur le fond marin de sable/vase.......

A propos de DCP et pollution, un navire chargé d'orge s'est empalé, il y a une vingtaine d'années aux Sables d'Olonne sur une roche au large, environ 70m de long.(le capitaine était soul comme une bourrique)

Le pétrole et les huiles ont été récupéré par pompage, car il faisait grand beau temps en ce début de septembre. Le bateau a donc coulé ensuite au pied de cette roche sur des fonds 16/18m. Je suis allé voir le printemps suivant: une odeur nauséabonde d'orge en putréfaction passait à travers la jupe de mon masque et absolument aucune vie n'était présente. J'y suis retourné chaque année pendant 4/5 ans, rien, à peine une petite vieille sur cette épave alors que la roche regorgeait de vie quelques 10 mètres à coté:grosses vieilles, sars, mulets,bars, araignées par centaines........Pourquoi cette épave, sans aucune pollution refoulait la Vie au lieu de l'attirer?

Je rappelle que c'est avec de l'orge en fermentation que l'on fait la bière, qu'en rivière on pêche avec un grain d'orge sur l'hameçon, c'est tout de même pas lui qui a refoulé les poissons et araignées au bout de 5 ans?

Ce n'est pas le pétrole non plus.

Ca me rapelle aussi un film de Cousteau en méditerranée où l'on voyait deux épaves coulées pendant la guerre sur 40 et 50m. L'une regorgeait de vie: mérous, corbs, langoustes dans le moindre trou(que l'équipage de Cousteau remontait sans vergogne) et l'autre un désert  dans une eau cristalline, ça faisait peur


Si tu n'as rien appris aujourd'hui, la journée est perdue- Confucius-


#4 antho35

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Posté 05 octobre 2017 - 09:07

On peut relativiser ou pas... Ces épaves pour la plupart (si tu regardes le nuages de points sur la carte dans le reportage) son proches des cotes. Donc en effet, certainement que la proportion de pétrole contenue dans les citernes de ces navires est infime par rapport aux dégazages sauvages en zone internationale, mais lorsque ce pétrole se déverse 'un coup la marée noire sur nos cotes est inévitable... quand tu connais l'impact environnemental d'une telle catastrophe je ne pense pas qu'il faille marginaliser ce problème. A l'époque de l'Erika j'étais jeune mais j'avais participé aux opérations de nettoyage de la cote avec mes parents, c'était un désastre.

 

Concernant l'orge et la fermentation il me semble que cette fermentation s'accompagne d'une acidification du milieu. Je ne suis pas certain que la faune et la flore soit très réceptive à cette acidification...


Le monde aurait pu être simple comme le ciel et la mer.” A. Malraux