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  1. Chose promise, je vous fais un petit grand CR de ce séjour magnifique ! Vendredi 4 septembre je suis comme un gosse, tout excité, mes affaires sont prêtes, le sac est lourd (2 vestes 5 et 6,5 mm, un pantalon 5 mm, masque et caméra, chaussons et gants, palmes et surtout 7 kg de plombs + 2 bonnes bouteilles de vin pour les amis). 9h30 Je prends le TER pour Rennes bien chargé. Ça va être bien lourd pour traverser tout Paris ! TGV Ouigo direction Paris Montaparnasse puis changement de gare à Paris pour aller au terminal TGV à Roissy CDG ! Re TGV Oui go direction Marseille. 18h15 j’arrive enfin à Marseille sous le soleil et une petite brise rafraichissante alors que je pensais tomber à terre sous une chape de plomb à 35° ! Mes amis Marseillais viennent me chercher à la gare, ça c’est cool ! Entre temps j’aurais le droit à une proposition que j’ai rarement l’habitude d’avoir dans ma campagne bretonne « Shit, beu, etc… » !!! Nous arrosons dignement les retrouvailles avec pour finir la soirée un petit rhum japonais (bon il devrait s’abstenir car ça sentait plus l’alcool à brûler qu’autre chose et très loin du goût d’un bon rhum !). Je me couche à 1h du mat et passe une nuit entrecoupé de nombreux réveils par peur de manquer ce moment… 6h du mat je suis réveillé et n’arrive pas à me rendormir…Tant pis je me lève, me lave les dents et décolle en Smart direction Hyères ! La pauvre smart se traîne et je me fais doubler par les poids lourds sur l’autoroute !!! Les paysages sont somptueux, le lever de soleil au-dessus de la montagne idyllique et la vue sur cette Méditerranée paisible me procure une sensation de bonheur très appréciable ! J’arrive assez tôt à Hyères sur les coups de 8h15, nous avons RDV à 9h00 au voilier de Stéphane. J’en profite pour laisser une petite offrande bretonne dans un bar du port après avoir bu un petit café. 8h45 j’arrive devant le voilier. Une équipe estampillée DENTY est présente avec ce putaingggg d’accent que j’apprécie ! Nous faisons connaissance rapidement et attendons comme des gamins l’arrivée du maestro. Au final nous serons 12 sur le voilier (11 mecs + 1 fille : la pauvre). Stéphane arrive enfin, je suis comme un gosse, les yeux grands ouverts plein de respect pour cet homme aux capacités hors du commun. Présentation, briefing sur le voilier et départ en direction de Porquerolles. Nous passons le Cap des Mèdes pour aller se mettre à l’abris du Mistral qui souffle légèrement (autour des 10 nœuds). Le voilier est impressionnant avec ses 17 mètres de long et son mat de 25 mètres. Les voiles dépliées (de mémoire 140 m²) nous avançons rapidement vers notre zone de première plongée. En passant le cap des Mèdes, Stéphane nous explique qu’il y a un rocher en suspension entre 2 autres, non pas pour des raisons géologiques ou météorologiques mais tout simplement parce que pendant la 2nde guerre mondiale les anglais s’entrainaient au tir sur cette roche : sacré trou de balle quand même ! Nous arrivons donc sur notre zone et mouillons le voilier sur environ 25 mètres de fond. Le paysage est splendide et je comprends pourquoi la zone s’appelle le « Le Gros mur du Nord ». Le pan de montagne qui tombe à l’eau est juste magnifique. L’objectif de cette première plongée pour Stéphane est de jauger le niveau et la technicité du groupe. Une belle séance d’apnée et d’hydrodynamisme. Cet homme est impressionnant de facilité. Un canard parfaitement réalisé, 2 coup de palmes et il arrive avec facilité au fond sur 15 mètres sans forcer. Il n’en est pas de même pour les autres du groupe. Les conseils de Stéphane sont bons et portent rapidement leur fruit. La verticalité est une science qu’il faut appréhender et maîtriser. Pas facile pour un breton de descendre sans regarder le fond mais là avec 20 m de fond et environ 25 mètres de visibilité et une eau à 24° c’est le bonheur, le kiffe intégral ! Je prends vite mes repères dans cette eau limpide et aide mon binôme du jour qui peine à garder la tête le long du corps. Après 2h à barboter dans l’eau nous remontons sur le bateau et prenons notre premier repas tous ensemble avec poulet salade ! Mifsud ou le chef étoilé en mode poulet déjà rôti !!! 14h : changement de cap et direction la zone protégée de Port Croc entre l’île de Bagaud et l’ïle de Port Croc. Arrimage sur une bouée flottante, l’ancrage étant interdit, et nous traversons une zone pour rejoindre les abords de l’île bagaud à la recherche de bancs de poissons à observer. Nous arrivons rapidement sur une zone où les corbs sont présents dans moins de 10 m d’eau. C’est un poisson majestueux et tranquille je trouve. Je ferais plusieurs descentes en me posant dans les posidonies à la limite de leur zone de cailloux tout en leur offrant la possibilité de venir à ma rencontre ce qui fut le cas à 2 reprises. (J’ai fait quelques images mais lors de la première plongée j’ai tapé dans un gars qui descendait sur moi et la cam a bougé donc les images ne sont pas trop centrées !) Un peu plus loin j’apercevrais mes premiers Dentis assez farouches qui resteront à bonne distance de moi. Je m’attendais à une explosion de vie dans cette réserve naturelle mais je reste un peu sur ma faim ! On se décale et je retrouve un autre plongeur qui me demande si j’ai vu le mérou ! Mes yeux s’ouvrent en grand ! Non, où ça ? et il m’emmène voir mon premier gros mérou brun. De la surface je le vois, majestueux et figé à côté de sa pierre. Je l’observe un moment puis me décide à aller à sa rencontre. Je descends une dizaine de mètre avant sa pierre et me pose dans les posidonies mais Mr a décidé d’aller se planquer sous son cailloux. Je suis peut être descendu trop proche de lui et il s’est senti agressé. Malgré cela nous réussirons à le regarder sous sa pierre lui-même à l’arrêt dans l’observation qu’il nous porte. Des sars de moyennes tailles se promènent ainsi que quelques dorades royales mais nous sommes loin des placards bretons ! 2 heures dans l’eau et nous retournons au bateau pour rejoindre la zone de mouillage dans laquelle nous passerons la nuit. Nous arrivons donc au Nord de Port Croc dans une baie (baie de Port Man) protégée des vents assez soutenus en cette fin de journée. Une belle première journée qui se termine par un bon repas et les premiers récits croustillants de Stéphane. Ses anecdotes sont frustrantes de facilité ou comment descendre dans un banc de rougets et réussir à en flécher 7 d’un seul coup… J’en passe d’autre ! Après une nuit assez courte où j’ai dormi sur le pont du voilier à l’abris au clair de lune étincelant (beaucoup de vent et un bateau en maraude à 3h du mat qui passe à 10 m du pont arrière sans bruit) je me réveille aux premières lueurs du soleil (il est 6h30) la tête dans la brume (ou dans le cul si vous préférez) mais avec cette grosse envie d’en découdre avec la mer ! Petit déj à 7h30 et nous prenons la direction de l’îlot de la Gabinière en espérant que malgré les vents de la nuit la houle ne sera pas trop importante. Nous visons une arrivée sur zone avant les bateaux de plongeurs bouteilles car la zone est très prisée des bouteilleux qui peuvent être jusqu’à 400 par jour en pleine saison. Nous arrivons les premiers sur zone et prenons une bouée pour s’amarrer. 15 min plus tard nous sommes à l’eau et la vision de la surface est hallucinante ! je vois des mérous de très grosse taille, des corbs surplombants le rocher, des dentis un peu plus profond dans le bleu…je suis aux anges ! Dès les premières descentes je me tapisse au fond et ne souhaite pas agresser les poissons et cela fonctionne très bien. Ils viennent me voir assez facilement (royales, sars, corbs). Les mérous restent placides et stationnaires. J’étais un des premiers à l’eau et malheureusement les autres finissent par arriver en mode bourrin le bras avec la go pro en avant. Les mérous et toute la clique filent s’abriter dans leur tanière à l’abris de ces regards un peu trop engagés… c’est pas grave je me dis de toute façon il y a des mérous tous les 10 mètres (de mémoire il y en a plus de 250 de répertoriés tout autour de l’îlot). Et ce fut le cas, des mérous en pagaille sur des fonds variant de 10 à 25 mètres. Des dentis énormes mais toujours aussi farouche, des corbs, des royales, des sars, quelques petites sérioles en chasse, de belles gorgones sur les pierres, c’est Disney land ! Nous faisons le tour de l’îlot d’ouest en est et faisons quelques agachons sur une pierre avec les bulleux sur 25 m de fond et dans le sable avec Stéphane par 25 m aussi ! La patate ! Puis nous finissons par rentrer au voilier afin de changer de zone en direction de l’est de l’ile du levant et y faire notre première partie de CSM ! J’ai envie de voir ce que ça donne la Med en mode CSM. J’ai promené le fusil dirons-nous !!! Pas beaucoup de poissons et le si peu que j’ai vu c’était des pins de sars mais une belle balade quand même. Le maître Mifsud nous a montré comment faire un rouget de 30 cm sur 34 mètres de fond, juste impressionnant ! Tout le monde a posé son fusil et nous décidons avec Stéphane de refaire des descentes sur 25 pour retravailler la verticalité et la technique. Plusieurs gars descendent avec lui , certains arrivent au fond et font demi tour d’autre n’atteignent pas le fond mais l’objectif principal est la verticalité et la détente. Un des gars finit par lui dire qu’il y a trop de fond et que 25 ça fait beaucoup ! Stéphane lui rétorque qu’il a pied et que franchement il n’y a pas d’eau !!! L’autre lui répond et là Stéphane enlève ses palmes et lui dit regarde comment j’ai pieds ! N’ayant pas pu descendre avec lui j’en profite avec culot et lui demande si je peux l’accompagner. Pas de soucis me répond il ! je suis aux anges je vais enfin me faire une descente avec le chef ! il se ventile et moi aussi tout en jetant un coup d’œil sur lui. Je le vois partir, du coup je prends une bonne inspiration comme il nous l’a appris et le rattrape dans la descente. A 15 m j’entame ma coulée bien verticale en visu avec Stéphane ! je suis bien même très bien niveau sensation. Je compense en BTV jusqu’au fond c’est le panard. Arrivé au fond dans les posidonies Stéphane me regarde en pensant que j’allais entamer la remonté mais je me sens tellement bien que je lui fais un sourire et il comprend que je veux rester un peu ! Du coup il s’allonge dans les herbiers et je ne le vois plus ! j’en profite pour faire de même mais à genoux. Le temps passe et je me sens bien mais sur 25 m je ne connais pas mes capacités. Je relève la tête en même temps que Stéphane et lui fais signe que je vais remonter. Il me fait un signe de la tête et part lui aussi. Impressionnant comment sans palmes il est capable d’aller aussi vite que moi à la remontée (j’ai quand même pris mon temps !). On crève la surface avec un grand sourire ! je lui fais mon OK et il me dit « tu m’as chauffé toi ! tu croyais que tu allais remonter après moi ?!!! toute façon je ne t’aurais jamais laissé remonter après moi ! » Tout le monde mort de rire moi le premier ! je lui ai juste dit que je me sentais tellement relaxé, détendu que j’avais envie de rester au fond ! ça restera longtemps un de mes plus beaux souvenirs de ce voyage (malheureusement dans l’euphorie du moment je n’ai pas pensé à actionner ma caméra). Ce qu’il faut savoir c’est qu’il avait fait une dizaine de descentes à 25 m avec les gars avant moi avec des temps de récup en surface d’environ 1 minute ! c’est dingue les capacités qu’il a ! Dans la drôlerie aussi, car Stéphane est un putain de déconneur, il fait une descente avec le Marseillais du groupe. Arrivé au fond Stéphane veut faire rigoler le gars, lui faire perdre les pédales alors il lui fait un bon gros doigt d’honneur puis il se prend les couilles dans les deux mains en faisant signe au Marseillais « tiens mange ça » tout ça à 25 m ! L’autre éclate presque de rire sous l’eau, se remplit le masque d’eau à n’a pas d’autre choix que de remonter ! A la surface on aura le droit à un bon « enculééééé » avec l’accent et des éclats de rire de partout ! Après tout ça retour au bateau et on se restaure. Au programme après le repas, un petit temps calme et retour à la zone de mouillage de la veille afin de faire des descentes sur 25 aussi mais ce coup-ci en poids variable. La zone de mouillage au fond est jonchée de merdes (bouteilles, chapeaux, serviettes, tee-shirt, plastiques, etc…) mais les descentes sont appréciées de tous du fait de la facilité d’accès au 25 que tout le monde n’avait pas pu atteindre. Nous sortons de l’eau vers 20h bien rincé par cette journée d’apnée un peu plus profonde que dans mes habitudes ! Lundi 7 septembre Stéphane, malgré la météo capricieuse, nous propose d’aller au large à la rencontre des dauphins et baleines si possible. La veille il avait vérifié la météo et ils annonçaient très peu de vent. Nous sommes sorties de la baie avec un vent nettement plus fort que prévu. En passant à côté de l’îlot de la gabinière des paquets de mer commencent à arriver. Nous rencontrons une houle de face d’environ 2 m mais le voilier passe bien cette mer formée et nous sommes tous sereins et profitons du spectacle ! Cela ne dura pas longtemps, le vent à encore forci, nous sommes à 10 km des abords de Porquerolles et la mer forcit encore un peu. La partie de plaisir se transforme en mal de mer pour une bonne partie de l’équipée y compris moi-même. Pas de vomi mais des sueurs froides et un plan dauphins et baleines qui tombe à l’eau. Nous virons de bord en direction du cap d’armes à Porquerolles puis après plusieurs changements de cap (tirer des bords apparemment !) nous passons l’île de petit langoustier et allons nous mettre à l’abris dans l’anse derrière l’ancien fort au niveau de la plage du langoustier. Le mal de mer s’estompe avec un petit repas puis Stéphane nous propose d’aller faire une partie de pêche sur cette zone où il peut y avoir quelques loups à trainer mais au bout de 30 minutes je ne vois que quelques sars de très petite taille et décide de ramener mon fusil au voilier. Stéphane me dit que 3 personnes sont parties sur l’épave du cimentier non loin de là au niveau de la tourelle de la jaune garde. J’ai envie d’y aller aussi malgré la mer démontée qui tape sur la zone. Il y a des vagues de 3 mètres par moment mais c’est gérable quand même. L’épave est basée entre 4 et 12 mètres donc largement gérable malgré les conditions. Je ferais quelques descentes avant de rejoindre le voilier tellement j’en avais ras le bol de me faire secouer la tronche ! Tout le monde sera légèrement déçue de cette journée surtout Stéphane mais il faut faire avec la météo, pas le choix c’est comme ça… Nous rentrons au port de Hyères et Stéphane nous propose un dernier briefing sur l’entrainement et comment se fixer son programme ! Que des bons conseils et avec un peu de bon sens on devrait arriver à atteindre nos objectifs ! 3 jours épiques sans repos mais 3 jours de pur plaisir. Nous avons eu un groupe génial et je peux vous dire que nous nous sommes bien poilés. J’ai quelques dossiers mais je les garde pour moi ! J’ai repris le train mardi et retrouvé la morosité du métro parisien… une journée de voyage et dur retour à la réalité avec ce soleil breton et cette chaleur qui me donnent envie de retourner dans ma Manche bien trouble !
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