Les palmes en composite
Il apparaît sur le marché de nouvelles palmes dont le rendement est tellement supérieur au plastique qu’il faut les essayer en apnée verticale pour se rendre compte du potentiel des matériaux composites. En matière de composites, il existe trois grandes familles : la fibre de verre, le carbone et le kevlar.
Trois familles de matériaux
- La fibre de verre est bien maîtrisée (déclive, découpe). On peut en acheter, quand on en trouve…
- Le carbone a le meilleur rendement, mais ce n’est pas une fibre faite pour travailler en torsion : le tramage est donc important. Il est disposé en diagonale par rapport à l’axe de la palme, ce qu’il y a de mieux pour la durée de vie et pour obtenir autre chose qu’un « bout de bois ».
- Le kevlar est le plus résistant et très souple : il donne de bonnes palmes, avec un rendement moindre. Un inconvénient : à la longue, il prend l’eau.
Reste l’alchimie des « alliages » carbone / kevlar, superposés ou tramés : un excellent compromis, mais il n’y en a pas (encore) dans le commerce. C’est dommage, car c’est très esthétique.
Nos essais
- Les meilleures bi-palmes à ce jour, sans parti pris : les Falcon C4, distribuées par Plongée 83, ou achetées directement en Italie, c’est moins cher.
- Les valeurs sûres pour la chasse au-delà de 10 mètres : la Radical et la Pure souple de Sporasub, la Falcon 30 (ancien et nouveau modèle ; la 45 est trop dure), et la fameuse palme d’Eric Breier en fibre et carbone.
- À essayer : les nouvelles Omer déclivées (les Records, c’étaient des bûches) et les nouvelles Beuchat, pour les ranger soit parmi les palmes « marketing », soit parmi les produits d’exception.
- À éviter en chasse : Beuchat Compétition, Omer Record, Pure dure.
C’est la même chose pour les fûts d’arbalète : le carbone est léger et résistant, mais casse au choc ; le kevlar est léger et absorbe bien les chocs.
Olivier Hermant, avril 2001. Les modèles cités datent de l’époque : pour faire votre choix aujourd’hui, voir aussi Quelles palmes choisir ?
