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kayakanada

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    Mako ETR 80,110 et arbalète maison en bois 172 cm
  1. kayakanada

    Chasse Sous-Marine Au Panama

    C'est vrai ça! Tu rates parfois? Ça serait réconfortant pour notre ego de voir un montage vidéo de tous tes tirs ratés! :lol:
  2. kayakanada

    Chasse Sous-Marine Au Panama

    Content de voir que le forum et tes CR sont de retour! :thumbs_up:
  3. kayakanada

    Chasse Sous-Marine Au Panama

    Selon toi, c'est une moins bonne saison du point de vue des conditions/présence des thons ou c'est juste le hasard et ta moyenne va se rétablir bientôt? :)
  4. kayakanada

    Chasse Sous-Marine Au Panama

    :MRD2: Haha! Oui, j'ai ça en vidéo!
  5. kayakanada

    Chasse Sous-Marine Au Panama

    Je suis d'accord avec Arnaud. Il faut absolument éviter d'utiliser le kayak en tant que bouée, en tout cas avec les thons. Son idée de l'élastique cassable est probablement la meilleure si l'on tient à être relié au kayak. Pour les plongées sur Hannibal, j'avais eu l'idée de relier ma bouée au kayak par le biais d'un moulinet de 90m. De cette façon, le kayak ne commencerait à être chargé qu'après que le thon ait d'abord emporté la bouée à une profondeur de 90 m. Et cette bouée continuerait par la suite d'absorber une partie de la force. En rétrospective, compte tenu de la possibilité que le moulinet se bloque et aussi peut-être du fait qu'un gros thon pourrait exercer une force encore pas mal élevée sur le kayak malgré la présence de la bouée principale, je ne suis plus sûr que c'était la meilleure option.
  6. kayakanada

    Chasse Sous-Marine Au Panama

    En réponse à Team Hunter : Pour les thons en poursuite, ce n'est pas nécessaire : je ne fais qu'une plongée, courte. Le kayak n'a pas le temps d'aller loin. Il faut penser que nous sommes tous les deux soumis au même courant. Pour Hannibal, je reliais la bouée à la proue du kayak par le biais d'un moulinet de 90 m. Pour la chasse en récif, j'ancre le kayak et je plonge indépendamment. Pour la chasse en dérive, il m'est arrivé de rester relié au kayak par une floatline. Chasse au moulinet dans ce cas. J'ai aussi déjà utilisé une ligne reliée au kayak, qui lui était ancré, pour me tenir sur place dans un courant fort.
  7. kayakanada

    Chasse Sous-Marine Au Panama

    Bonjour et merci encore pour les commentaires. Je voulais ajouter quelques considérations sur le type de kayak. J'ai beaucoup cherché sur le net avant d'acheter le mien et je n'ai presque rien trouvé qui répondait à mes critères. En fait, à ma connaissance, seul Feathercraft faisait des kayaks acceptables. Je dit "faisait" parce que, malheureusement, ils ont cessé leurs activités cette année. Mes critères sont : 1. Transportable en avion 2. Un sit-on-top pour pouvoir plonger facilement 3. Auto-videur 4. Assez long et étroit pour être rapide 5. Pas trop étroit quand même pour être stable 6. Muni d'un gouvernail Les critères 1 et 2 ensemble font que le kayak sera gonflable. Le critère 3 est extrêmement rare. Si on n'a pas à traverser le surf et si on pagaie dans des conditions tranquilles, on pourrait peut-être s'en passer. Ce n'est pas mon cas. Et quand je m'aventure loin au large, j'ai besoin de savoir que si les conditions se dégradent, je n'aurai pas besoin de lâcher ma pagaie pour écoper. C'est une question de sécurité. Le critère 4 est assez rarement rempli lui aussi. La plupart des kayaks sont beaucoup trop courts, ce qui limite la vitesse (et aussi accessoirement l'espace de rangement). À mon sens, un kayak simple doit avoir au moins 4,5 mètres et un double 5,5 mètres. Minimum. Si on ne va pas chasser loin, on peut évidemment prendre un kayak plus court. Mais encore une fois, ce n'est pas mon cas. Mon kayak gonflable mesure 4,7 m de longueur par 71 cm de largeur. Ça me va en général. Mais pour la chasse au thons, idéalement je prendrais un kayak moins large et plus long. Le critère 6 est un must pour les longues distances, et surtout quand il y a des vagues. Sinon on perd de l'énergie à corriger constamment la trajectoire. Ci-dessous une image de la gamme de kayaks sit-on-top de Feathercraft. Mon kayak actuel est celui du haut (avec un gouvernail par contre). Celui du milieu est un tandem. Si je pouvais mettre la main sur celui du bas pour la chasse aux thons... PS : Je commence à être pas mal en dehors du sujet "chasse sous-marine au Panama". Peut-être devrais-je déménager ce message ailleurs? Ou répondre en MP pour ceux que ça intéresse...
  8. kayakanada

    Chasse Sous-Marine Au Panama

    Merci à tous pour ces commentaires (même juicytarget qui me traite de narvalot, dont j'ai dû chercher la définition :P ). Je réfléchissais ces jours-ci aux parallèles entre mon activité et l'utilisation traditionnelle du kayak. Les peuples du nord l'utilisaient pour chasser les mammifères marins, surtout le phoque, au harpon. C'était vraiment un bateau de chasse. Il ne servait pas pour se déplacer. D'ailleurs, le mot "kayak" ou "Qajaq" signifie "bateau d'homme" ou "bateau de chasseur". Sur la deuxième image, on voit bien le système utilisé : la pointe du harpon est reliée à une bouée faite d'une peau de phoque étanche et gonflée. Ça vous rappelle quelque chose? Il faut maintenant s'imaginer la chasse : pagayer sur les eaux froides de l'Arctique dans une embarcation très peu stable (ces kayaks étaient longs et étroits pour être rapides), trouver les phoques et ensuite les poursuivre, bloquer leur fuite (les chasseur travaillaient en équipe pour empêcher les phoques de fuir), les épuiser pour pouvoir tirer de près en espérant que le harpon restera attaché. Ensuite suivre la bouée et achever l'animal pour enfin le rapporter au campement, parfois situé très loin. La survie du clan dépendait des talents de ces chasseurs. Quand je pense à eux, je me dis que la chasse aux thons dans les eaux tropicales, c'est vraiment une petite promenade de santé en comparaison.
  9. kayakanada

    Chasse Sous-Marine Au Panama

    Ça t'intéresse? Super! Tu as deux ans pour te préparer. Il faut qu'on se trouve un kayak d'ici là... :D On va faire une sacrée équipe : Stéphane la machine et Adzhoo la mitraille. Pas sûr qu'on va pouvoir emporter toute ton artillerie par contre... ;) C'est sûr que ça serait mieux pour les poursuites. On va plus vite dans un double (à condition d'avoir le bon kayak). En plus, évidemment l'un des deux peut continuer à pagayer pendant que l'autre se prépare à sauter. Moins ennuyant aussi. Mais ça demande quand même un peu d'abnégation. Les contacts sont déjà si rares dans une journée, si on en manque un sur deux en plongeant à tour de rôle... Il faut vraiment le voir comme un travail d'équipe. On fait pas mal plus de kayak que de plongée.
  10. kayakanada

    Chasse Sous-Marine Au Panama

    Simplifié quelques trucs? Sans toi, le voyage n'aurait probablement pas eu lieu. Ou encore j'aurais perdu mon temps inutilement. Et le happy ending ne se serait pas produit. Encore merci!!!
  11. kayakanada

    Chasse Sous-Marine Au Panama

    Peut-être... mais je ne les ai pas vus. :P Plus sérieusement, le seul gros requin que j'ai vu c'était un requin cuivre, en Australie. On le voit dans le début du vidéo que j'ai mentionné plus haut : https://vimeo.com/161579508
  12. kayakanada

    Chasse Sous-Marine Au Panama

    Panama, dernière partie Sur Montuosa, je rencontre le guide de la semaine dernière, Anthony, qui me dit que la chasse a été peu productive depuis que je suis parti. Si je me rappelle bien, les deux groupes précédents n’ont fait qu’un thon chacun durant leurs séjours respectifs. D’ailleurs, ça sera la même chose pour le groupe qui est là quand j’arrive, deux couples de Floridiens (Les chanceux! Que j’aimerais pouvoir faire ça accompagné de ma femme…). Le premier jour, je pars à 7h30 et je pagaie en direction d’Hannibal. Je n’ai pas l’intention de m’y rendre, mais seulement de patrouiller dans cette direction. À 4 miles nautiques de l’île, j’aperçois un groupe de dauphins. Je pagaie fort pour les croiser et je parviens à me positionner. Ils sont une quarantaine. Je plonge dans le groupe. Rien que des dauphins. Je remonte sur le kayak et je les poursuis. C’est difficile : je dois pagayer fort pour les rattraper (les palmes aux pieds et le masque au visage), sauter à l’eau, déployer la bouée, la floatline et prendre l’arbalète (qui est déjà chargée, évidemment). Je dois ensuite faire une apnée en vitesse avec le cœur qui bat à 120! À ma deuxième plongée dans les dauphins, je descends, il y a des dauphins, des dauphins… puis des thons! Je vise et je tire le plus proche. Touché! Il se met à faire des cercles. Je vois que la flèche a passé au travers, au milieu du corps. C’est dans la poche! Soudain, il sonde à toute vitesse. La floatline s’emmêle dans mon arbalète et je suis tiré vers le bas. Je résiste. Je palme. Mais je descends vite. Ça tire beaucoup trop fort. Je lâche alors l’arbalète, que je perds de vue tout de suite. Ça s’est passé en une seconde. En remontant, je vois la bouée qui part à toute allure… sur environ 3 mètres. Puis, elle remonte rapidement, se couche. C’est fini. Je remonte la flèche. Rien n’a cédé. Le thon s’est déchiré. Merde! J’ai perdu mon premier thon en kayak et mon arbalète! Je remonte sur le kayak en me disant que l’arbalète devrait flotter sans la flèche. Je l’aperçois après quelques instants, qui flotte effectivement à quelques dizaines de mètres. Je regarde autour et les dauphins sont toujours là, un peu plus loin. Je recharge l’arbalète, je remballe tout et je les poursuis à nouveau. Une première plongée. Rien. Une deuxième : encore les thons! Quelle chance! J’en tire un. Il était plus gros et plus loin que je pensais. Je me rends compte que la flèche s’est rendu en bout de course. La bouée subit un choc et se lève, mais retombe aussitôt à l’horizontale. Décroché à nouveau! Je n’en reviens pas. Je suis en tabarnak, comme on dit chez nous. Mais je recharge et je poursuis. Je plongerai environ une dizaine de fois dans ces dauphins, sur une période d’environ 1h30. Mais je ne reverrai pas de thons. Au bout de ce temps, je ne pouvais plus suivre. Trop épuisé. C’est du stop and go, des sprints intenses et épuisants. Un orage arrivait, alors j’ai décidé de retourner à Montuosa. J’y arriverai vers 13h. Je peste contre ma décision de ne pas avoir acheté un bungee pleine longueur comme Arnaud me l’avait recommandé. J’ai voulu économiser en apportant ce que j’avais déjà : une floatline en vinyle de 30 mètres. Je la coupe à 15 cet après-midi là, pour améliorer le temps de déploiement et puisque c’est inutile de plonger plus profond dans les poursuites. Aussi, ça donne moins de distance au thon pour accélérer. Le lendemain, départ à la même heure. La météo est incertaine. Il y a pleins de cellules d’orages. Finalement, je pagaierai 5 miles et je rebrousserai chemin. Petite sortie de quatre heures. Rien vu. Troisième jour. Départ à la même heure, 7h30. Vers 5 miles, toujours dans la direction d’Hannibal, J’aperçois un banc de dauphins. Je pagaie fort et je parviens à croiser leur route, mais je ne vois pas de thons. J’essaie de les rattraper mais ça ne fonctionne pas. Ils sont trop rapides. Un peu plus loin, un autre groupe à ma gauche. Ceux-là, je n’arrive même pas à croiser leur route. Je continue à pagayer jusqu’à 6 miles. Je me laisse ensuite dériver une demi-heure. Le courant est presqu’à l’opposé de celui que j’avais eu en allant à Hannibal : il est du S-E et plus fort. Un peu plus d’un nœud. Je reviens lentement vers Montuosa. Vers 5 miles, j’aperçois des oiseaux qui plongent au loin. Je me dirige dans cette direction. Il y a aussi des dauphins. Je les rattrape, je plonge. Manqué. Je pagaie fort, je les rattrape juste au moment où les oiseaux recommencent à plonger. Je me mets à l’eau : les thons sont partout, à quelques mètres de la surface! Je vise le plus proche : c’est parti! Il fait disparaître la bouée (une Riffe 2 atm). Je remonte vite sur le kayak. Je cherche, je scrute, j’attends, j’attends… j’attends. Je commence à penser que j’ai perdu mon matos quand je l’aperçois, à la verticale, loin sur ma gauche. Le thon est toujours là! Je m’y rends rapidement. J’accroche la bouée au kayak et je remonte le thon assez vite. Il est épuisé. Ça y est, j’ai eu mon premier thon en kayak! Il fera 36 kg à la pesée. Vidéo de l'embarquement : https://vimeo.com/217246750 Une fois le thon bien attaché derrière moi, j’entame le retour. J’ai dérivé jusqu’à 5,6 miles durant les évènements. Il est 14h45. Une petite brise O-S-O s’est levée, en plein dans le pif, et elle lève de petites vagues. J’ai le courant de trois quart avant. Tout ça fait en sorte que j’avance très lentement, environ 1,2 nœuds alors que je vais normalement presqu’à 3 nœuds. Je calcule que j’arriverai vers 19h30, peut-être un peu plus tard. J’ai une lampe frontale et le gps. Finalement, vers 2,5 miles, les vagues deviennent de côté et le courant change, probablement à cause de la présence de l’île. Je retrouve presque ma vitesse normale et j’arriverai juste avant le coucher du soleil, à 18h30. Crevé, mais ravi. Le lendemain est très venteux et je ne sortirai pas. C’est la fin du voyage. J’ai beaucoup appris, en chassant avec Arnaud, en expérimentant en kayak. Je suis content de voir que la chasse aux thons en kayak est possible. L’action des derniers jours me permet même de penser que les chances de rencontre sont beaucoup plus élevées que j’estimais au début. J’ai tiré 3 thons en deux jours et demi de chasse, même si deux se sont décrochés. J’ai adoré poursuivre les dauphins : ils sont là, juste à côté. Ils sont curieux, pas effrayés. Peut-être même le kayak confère-t-il un avantage à cet égard. J’ai fait beaucoup moins de jours de chasse en kayak que je comptais faire au début du voyage parce que ça m’a pris du temps à trouver où aller et quoi faire. Je devrai absolument y retourner, mieux préparé et mieux organisé. C’est déjà décidé : en avril 2019, mon prochain congé printanier. S’il y a des intéressés…
  13. kayakanada

    Chasse Sous-Marine Au Panama

    Panama partie 3 De retour à Santa Catalina, je regrette de ne pas avoir planifié plus longtemps sur Montuosa. Je manquais de foi dans les conditions… Je décide d’y retourner la semaine prochaine pour quatre jours. Arnaud viens me rejoindre avec un copain vendredi soir pour une fin de semaine de 3 jours et ils me déposeront à Montuosa avant de repartir lundi. Donc, deuxième chasse en bateau, cette fois-ci avec Arnaud. Je me rends tout de suite compte que le système est bien rodé : hébergement, glace, sardines, panga… J’embarque dans un tout inclus… pour moins cher que le prix de revient! Seul détail qui cloche : Arnaud n’a pas réussi à avoir son capitaine favori, celui-ci étant déjà pris. Tant pis, on fera avec. Arnaud a déjà publié quelques images et vidéos de cette fin de semaine juste un peu plus haut. Je n’ai pas beaucoup d’images à ajouter, mais je peux partager mon point de vue sur cette chasse. D’entrée de jeu, ça n’a rien à voir avec la journée que j’ai faite avec Spearfishing Panama. Le rythme est beaucoup plus soutenu. Au lieu de dériver sur Hannibal quand de toutes évidences ça ne marche pas, on cherche les dauphins activement et on plonge dedans sans arrêt. Comme le bateau est plus petit et le nombre de chasseurs limité, on plonge et récupère beaucoup plus rapidement. Lors de la journée avec Spearfishing Panama, nous avions pris une pause de plus de 2h sur Montuosa vers l’heure du midi. Il me semblait que c’était une perte de temps, surtout en regard du montant déboursé par les clients pour chaque journée de chasse… Rien de tout ça avec Arnaud, à peine quelques minutes pendant un moment où il n’y a pas d’action visible autour de nous. Durant les deux premières journées, nous avons créé plusieurs occasions de contact avec les thons. Arnaud et Gianni embarqueront chacun une bête d’environ 70 kg. Quant à moi, je ne ferai que deux petits thons de 15 kg. On a beau créer des occasions, il y a quand même une part de chance (ou de malchance) dans cette activité. Un moment cocasse : nous avons eu un thon à deux, Arnaud et moi : Je suis à la surface et j’entends crier. Tout le monde me fait des grands signes sur le bateau. J’aperçois soudain un thon près de la surface qui nage comme un poisson qui a été fléché… mais je ne vois pas de flèche. Il s’était libéré de celle d’Arnaud et j’ai vite remédié à la situation… Petit vidéo de l’embarquement de ce thon en équipe : https://vimeo.com/217209272 La journée du lundi sera très calme : seulement un tir raté pour Gianni et une autre occasion manquée pour Arnaud, les deux sur Hannibal. Quant à moi, j’ai dû arrêter de plonger vers 12h, pour cause de sinus bloqué. Ça m’était aussi arrivé les deux jours précédents, mais seulement à la fin de la journée. Au début, je croyais que c’était l’oreille, mais en fait le tympan passait bien puisque je l’entendais débloquer. La douleur venait de la tempe. Sinus temporal? Je n’en sais trop rien. C’est la première fois que j’avais ce problème, qui me poursuivra d’ailleurs pour toute la fin du voyage. Heureusement que je n’ai pas eu à plonger trop souvent ou trop profondément par la suite. Le bateau me dépose à Montuosa vers 13h et je suis bien content de ne pas me taper le voyage de retour vers la côte, qui est quand même assez pénible. Malgré l’effort à fournir, je crois que je préfère pagayer trois heures le matin plutôt que de me taper deux heures de tape-cul en panga. :P (à suivre pour le dernière partie en kayak)
  14. kayakanada

    Chasse Sous-Marine Au Panama

    Ça m'a pris 4 heures pour aller à Hannibal. Légèrement plus pour revenir. C'est vrai que c'est engageant. Je n'avais pas de prévisions météo sur l'île, alors j'étais à l'affût du moindre signe pouvant indiquer que le vent allait se lever. Mais bon, puisque ça prend un peu plus de 4 heures pour revenir dans de bonnes conditions, le vent a le temps de forcir... ce qui peut porter le temps du retour à 6 heures ou plus. Bref, je sais que c'est un peu limite. Je n'y suis pas retourné du voyage d'ailleurs, ayant trouvé des thons plus près de l'île. Et puis de toutes façons, Hannibal ne produisait pas tellement de résultats pendant tout le temps de mon séjour. Pour ce qui est de gérer un thon en kayak... attends la suite du CR. ;) Effectivement Jicarita est dans le parc, mais je sortais des limites sud de celui-ci pour chasser le thon. Je n'y ai été que deux jours. Ça n'a pas marché de toutes façons.
  15. kayakanada

    Chasse Sous-Marine Au Panama

    Panama partie 2 Je passe rapidement sur le début du voyage, qui a été un peu hésitant. J’ai d’abord essayé de chasser à partir de Jicarita, car les thons peuvent apparemment être plus près. Mais j’ai rapidement été découragé par la très mauvaise visibilité (même à deux miles au large de l’île, je n’y voyais que 2 ou 3 mètres) et le fort courant (environ 1,7 nœud, ce qui est beaucoup en kayak). Retour sur la côte plus tôt que prévu et changement de plans, j’irai à Montuosa à environ 30 miles de Jicarita. Je n’ai pas trop confiance. Après tout, ce n’est pas si loin de Jicarita. Côté courant et visibilité, je ne m’attends pas à une grande différence. En plus, les thons sont plus loin de cette île. Alors je me prends seulement trois jours là-bas. Le panga me dépose donc sur l’île avec pour consigne de revenir quatre jours plus tard. Le premier jour sera consacré à la chasse en récif près de l’île (environ 2 miles). Visi très mauvaise. J’y vois à peine deux mètres. Je rencontre sur l’île l’équipe de Spearfishing Panama, qui y campe en quasi-permanence durant la saison. Les groupes de clients se succèdent par séjours de quatre jours. Ils me disent qu’ils ont pris des thons sur Hannibal Bank dans les jours précédents. Je suis là pour les thons, alors je décide d’essayer de m’y rendre le lendemain, si la météo veut bien coopérer. Par chance, il n’y a pas un souffle de vent le lendemain matin, et ça restera comme ça toute la journée. Hannibal se trouve à 11,5 miles nautiques de Montuosa. C’est loin! Ça m’a pris quatre heures pour m’y rendre avec un courant de 0,6 nœud en travers de ma trajectoire. J’ai plongé environ 1h sur Hannibal, sans succès. La visibilité était excellente sur une dizaine de mètres. Ensuite, une thermocline et la visibilité se détériorait rapidement. Sur le retour, à 6,5 miles de Montuosa, je tombe sur des dauphins et des oiseaux qui plongent. Je plonge dedans, mais ça me prend une éternité pour me préparer, déployer la bouée, la floatline, l’arbalète… Quand je plonge, il est trop tard. Je remets tout dans le kayak, je rattrape les dauphins et je plonge à nouveau, mais c’est le même scénario qui se répète. Je poursuivrai les dauphins encore un peu, mais je suis épuisé et comme il est déjà 16h, je décide qu’il est plus sage de rentrer à l’île. J’y arriverai au coucher du soleil, vanné. Bilan de la journée : la visibilité est bonne, le courant est vraiment plus faible qu’à Jicarita et il y a des dauphins (et donc probablement des thons) à une distance faisable en kayak. Pas besoin d’aller jusqu’à Hannibal. Je dois par contre améliorer mon système pour pouvoir plonger dans les dauphins plus rapidement après la poursuite. Ce soir-là sur l’île, je discute avec le groupe de clients brésiliens de Spearfishing Panama qui m’ont aperçu au large (ça les a impressionnés) et ils m’invitent à partager une journée avec eux le lendemain. Je ferai mon premier thon avec eux, en plongeant dans une configuration semblable à celle de la veille, c’est-à-dire dans les oiseaux qui plongent et les dauphins. Sauf que là, je suis au bon endroit au bon moment. Un thon passe manger un poisson devant moi à la vitesse de l’éclair. J’ajuste et je tire rapidement le thon alors qu’il s’éloigne. Je suis sûr de le manquer mais, miracle, la flèche l’atteint dans la queue et pénètre presque longitudinalement. Je vois bien qu’elle n’a pas ressorti de l’autre côté. Par chance, le thon n’est pas trop combatif et il ne se décroche pas. Je l’achève quelques minutes plus tard. Le slip-tip ne tenait plus que par la peau! Voici quelques photos dont celles sous l’eau qui ont été prises par le guide, Anthony Dooley, un gars fort sympathique. Il prend systématiquement des photos comme celles-ci lorsque ses clients font des thons. (3e partie bientôt)
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