dom85 Posté(e) il y a 46 minutes Posté(e) il y a 46 minutes Je voudrais ouvrir un sujet sur les accidents de CSM Ce sujet ayant bien évidement pour objectif d’éclairer les jeunes qui lisent ce forum, aux dangers divers de notre sport, mais aussi pour débattre des risques encourus. En mémoire ces chiffres : en 2024, 11 accidents mortels sont intervenus en France en chasse sous-marine. C’est énorme ! La rubrique nécrologique s’allonge dramatiquement. Ils n’étaient que de 1 ou 2 avant les années 2 000.(stats des pompiers de France) Nous avons en mémoire des membres célèbres de notre forum. Une pensée particulière pour ces personnes décédées dans l’exercice de notre activité si chérie. La très grande majorité des accidents, pour ne pas dire la quasi-totalité, c’est la syncope suivit de la noyade. Et également, la quasi-totalité des accidents mortels repose sur les épaules d’une catégorie de pratiquants : les confirmés. Par confirmés, j’entends des chasseurs expérimentés, ayant pas mal d’années d’expérience, et chassant pour la plupart sous les quinze mètres de profondeur. Seul ou à deux, voire trois, cela ne change pas grand-chose sur la causalité de ces accidents. La syncope étant trop souvent un cumul d’erreurs, de petites erreurs qui aboutissent à l’issue fatale. En premier, une trop grande confiance en soi, avec parfois une mauvaise condition physique en sus En second ; c’est en insistant pour faire un tir ou sortir un poisson coincé En troisième lieu, à 95% du temps : pas de tuba en bouche à la remontée. ET en quatrième, pas de surveillance réelle, d’un collègue, mais celle-là est sujette à cautions, elle devrait pourtant en théorie, vous aider. Je dis sujette à cautions car si vous chassez à deux, plusieurs phénomènes se produisent : Le premier c’est que conscient ou inconsciemment, on se dit que l’autre vous aidera en cas de besoin. Ben là, l’erreur est monstrueuse ; il ne faut jamais, au grand jamais, compter sur l’autre, et donc on insiste avec cette arrière-pensée, parfois fatale. Second phénomène le plus courant, c’est la visibilité qui fait que passés quelques mètres, on ne voit plus son équipier, et je ne parle pas du courant qui vous déporte. En troisième lieu, si vous ne chassez pas avec une seule arbalète pour deux, vous ne serez jamais attentif à 100% à l’autre, et c’est ce qui se produit systématiquement. Vous avez donc les causalités de la syncope, je ne parle pas des causalités physiologiques. Remédier à ces causalités, est possible, du moins les atténuer. Donc en premier ne compter que sur soi-même, puis toujours se laisser de la marge, règle de base. Puis enfin, garder son tuba en bouche, c’est facile, ça ne mange pas de pain et ça vous évite de boire l’océan une fois à la surface en cas de problème. Je ne parle pas de votre équilibrage, de votre combinaison qui doit vous garder du froid, ou de ne pas avoir consommer des produits licites ou pas avant notre activité, ni d’avoir fait la fête ou rouler toute la nuit. Cela va de soi, mais ce qui va sans le dire, va encore mieux en le disant. La majorité des accidents, intervient en fin de chasse, je suppose que la fatigue s’accumule, le taux de O² dans l’hémoglobine doit baisser, le froid aussi peut intervenir. Mais surtout au bout de 2 ou 3 heures de chasse, on descend plus profond et plus longtemps. Même moi avec toute l’expérience derrière, il m’arrive à la remontée de me dire heureusement que je n’ai pas tiré ce gros thon, je me suis laissé entrainer sous la zone de 25m à sa poursuite, obnubilé par le poisson. Citer
dom85 Posté(e) il y a 42 minutes Auteur Posté(e) il y a 42 minutes Un autre phénomène surgit depuis quelques années, excessivement rare il y a vingt ou trente ans, c’est de flinguer son équipier. C’est devenu régulier. Vous chassez à deux, l’un à côté de l’autre, mais souvent en même temps, un poisson arrive en ça tire sans réfléchir, dans la précipitation. Ce type d’accident est devenu classique, je vous mets quelques photos trouvées au hasard pour bien vous montrez que ce n’est pas anodin. Tous ne sont pas mortels, heureusement mais tout de même très graves. Si vous chassez seul, ça ne risque pas d’arriver. (Sauf avec PDM 😉) Chassant seul neuf fois sur dix, je ne cours pas ce risque, mais je peux vous certifier que lorsque nous sommes deux, je regarde toujours où se trouve l’autre avant de descendre et si je ne le vois pas, je demande au barquero, qui a ordre de rester à portée de voix et de surveiller ce joli monde. Et si l’équipier est descendu, j’attends qu’il remonte pour y aller, c’est surtout pour éviter ce genre d’accident stupide de flinguer l’autre, nos arbalètes étant de plus en plus puissante et portant loin, maintenant, mais aussi faut bien le dire que si on descend à deux, le poisson ne sera que pour un. Donc non seulement ça ne sert à rien, mais c’est contre productif : on a deux fois plus de chance de l’effrayer. Maintenant le petit musée des horreurs: ATTENTION, c'est hard .PNG Citer
Man Posté(e) il y a 10 minutes Posté(e) il y a 10 minutes Merci pour ce rappel. Je pense que j'ai chassé 99 fois sur cent seul et j'ai fait ma reprise seul. Il est extrêmement compliqué de trouver un coéquipier de toute façon, soit par sa disponibilité, soit par son niveau. Par contre, de mon temps (dit le vieux con 😁), il était hors de question que le binôme soit sous l'eau en même temps que soi. Le risque de prendre une flèche ok mais surtout le fait que du coup il n'assure plus la sécurité. C'est en parcourant ce forum que j'ai halluciné en entendant parler de deux chasseurs en même temps sous l'eau. Si mon coéquipier en compétition n'avait pas respecté cette règle, je serais mort depuis bientôt 50 ans... Citer
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