BulgroZ Posté(e) vendredi à 09:50 Posté(e) vendredi à 09:50 Salut à tous, J'ai vu plusieurs échanges sur le sujet des sashimis, mais certains ne sont plus visibles car trop vieux. Je cherche à comprendre un peu le sujet pour savoir ce qui est possible / risqué ou pas de faire. Jusqu'ici sur les poissons chassés, la seule préparation "non cuite" que je faisais était surtout en ceviche, en particulier pour les vieilles. Notamment les grosses rouges et blanches - mes préférées - et jusqu'ici c'est comme ça que je préfère ce poisson. Mais aussi parfois sur d'autres poissons type mulet. Je n'ai jamais eu de problème, mais jusqu'ici je n'avais pas vraiment regardé en détail les problèmes de parasites ... Récemment j'ai testé des sars en sashimis, mais ils avaient été préalablement congelés. On a trouvé ça vraiment excellent, on adore le poisson cru dans la famille. Je pense refaire sur des bars stockés au congélo. Mais je voudrais avoir vos conseils et retour d'expérience sur les sashimis car je n'ai pas toujours la possibilité de congeler préalablement les prises. En effet, j'ai cru comprendre que sur le poisson cru le risque majeur est l'anisakis. Et que pour éviter tout risque, le point clé est la congélation à cœur, donc en théorie (ANSES) il faudrait 96h sur un "congélo" standard à -18°C. Peut être plus longtemps d'ailleurs sur les gros spécimens ? Et moins sur les petits ? Sauf que je suis loin de la mer, et que je chasse principalement en vacances l'été, et souvent en camping. Donc je n'ai pas forcément l'équipement pour congeler, ni le temps d'attendre la congélation puis décongélation (surtout pour les chasses en fin de séjour). Donc, est-ce que vous pouvez me dire si d'après vous il y a des espèces (poissons ou céphalopodes) qui ne présentent pas ou quasi pas de risque pour la consommation crue sans congélation préalable ? Et est-ce qu'on peut par exemple limiter au max les risques en vidant tout de suite le poisson après l'avoir achevé, chose que je fais maintenant pratiquement toujours ? (pour éviter que les parasites ne migrent depuis l'estomac vers les chairs) Est ce qu'un bonne observation au moment de lever les filets permet de vérifier l'absence de parasites ? Si ce n'est pas le cas et qu'il faut systématiquement congeler pour sashimis, ceviches, fumage à froid, alors il faudrait que pour mes ceviches de vieilles je le fasse aussi ? Et sinon avez-vous des astuces sur les sashimis ? Vos meilleurs espèces / recettes ? Merci ! Citer
sub sniper Posté(e) il y a 1 heure Posté(e) il y a 1 heure Le 26/06/2026 à 11:50, BulgroZ a dit : Donc, est-ce que vous pouvez me dire si d'après vous il y a des espèces (poissons ou céphalopodes) qui ne présentent pas ou quasi pas de risque pour la consommation crue sans congélation préalable ? Et est-ce qu'on peut par exemple limiter au max les risques en vidant tout de suite le poisson après l'avoir achevé, chose que je fais maintenant pratiquement toujours ? (pour éviter que les parasites ne migrent depuis l'estomac vers les chairs) Est ce qu'un bonne observation au moment de lever les filets permet de vérifier l'absence de parasites ? A priori les céphalopodes ne sont pas infectés, sinon tous les poissons peuvent potentiellement être contaminés, l’anisakis est visible la plupart du temps, on le trouve dans les parois abdominales, les prédateurs sont plus sujet à ce ver, les brouteurs moins , pour les professionnels, pas de distinction, un poisson servi cru dont être surgelé avant, je dis bien surgelé et non pas congelé, cad dans une cellule à moins 40 degrés. Par sécurité il vaut lieu que tu congèles avant de manger cru , comprends bien que le risque est grave , si c’est pas rapidement identifié, c’est direction la morgue. Citer
Ch'ti max Posté(e) il y a 39 minutes Posté(e) il y a 39 minutes il y a une heure, sub sniper a dit : comprends bien que le risque est grave , si c’est pas rapidement identifié, c’est direction la morgue. N'exagérons rien, la morgue d'accord mais plutôt pour le ver. Anisakiase — Wikipédia https://share.google/EAcslsOldvESmks0w Extrait : "Pour le ver, les humains sont une impasse parasitaire. Les larves d’Anisakis et de Pseudoterranova ne peuvent pas survivre chez l'humain et finissent par mourir. Le traitement est donc dans la grande majorité des cas purement symptomatique. La seule indication pour un traitement est une occlusion intestinale par les larves d’Anisakis, qui peuvent exiger une intervention chirurgicale d’urgence, bien qu'il y ait des observations de cas où le traitement par l’albendazole est parvenu à éviter la chirurgie (Pacios et al., 2005). Les benzimidazoles (albendazole[2], flubendazole, mébendazole) et l'ivermectine sont actifs sur les larves fixées à la paroi du tube digestif." Les mammifères marins s'en accomodent parfaitement et font même partie du cycle d'évolution de l'anisakis, l'homme ne permet pas sa reproduction et c'est donc une impasse parasitaire, même si les "désagréments" peuvent être très graves : https://share.google/GSBykRfCUkV8XNhjI Extrait : "Les hôtes définitifs sont des mammifères marins : cétacés (baleines, dauphins, marsouins…) ou pinnipèdes (phoques, otaries, morses…). Les nématodes adultes vivent dans leur estomac. Les œufs éliminés avec les selles de l’hôte définitif s’embryonnent et éclosent, libérant des larves de stade L2. Celles-ci sont absorbées par des crustacés de petite taille (krill) et évoluent en larves L3, stade infestant pour l’hôte définitif. Cependant, très souvent, un second hôte intermédiaire jouant le rôle d’hôte paraténique est nécessaire pour la poursuite du cycle (poissons, seiches, poulpes…), la larve L3 se fixant, sans évolution, sur la muqueuse digestive de ce nouvel hôte L’Homme, hôte accidentel, se contamine en ingérant du poisson de mer cru, mariné, insuffisamment salé ou cuit, contenant des larves L3 (merlan, merlu, cabillaud, hareng… ; figure 16.4). Celles-ci se fixent à la muqueuse gastrique ou intestinale, provoquant une intense infiltration éosinophilique." Citer
Messages recommandés
Rejoindre la conversation
Vous pouvez publier maintenant et vous inscrire plus tard. Si vous avez un compte, connectez-vous maintenant pour publier avec votre compte.