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Nouveau Spot De Chasse À Mada
dom85 a répondu à un(e) sujet de dom85 dans Chasse Outre-Mer et ailleurs
Oui c'est lui Il y font aussi les palmes plastiques Les pdg qui n'y connaissent rien il y a aussi epsilon, un designer investisseur, pas un mordu de CSM, Z le mal traitait également -
Nouveau Spot De Chasse À Mada
dom85 a répondu à un(e) sujet de dom85 dans Chasse Outre-Mer et ailleurs
Tu es toujours au Melville? Et le nouveau en face, ils ne servent pas le dej et le petit dej? Au moins tu ne verrais plus ces deux faces de hulotte -15kg??? Mais tu n'étais pas gros la dernière fois que je t'ai vu -
Nouveau Spot De Chasse À Mada
dom85 a répondu à un(e) sujet de dom85 dans Chasse Outre-Mer et ailleurs
Pétard, belle apnée! Non Titou ne s'intéresse plus guère à la CSM, il s'est reconverti à la chasse au gros mais terrestre -
Le poisson de la photo du bas est appelé en vernaculaire vieille de surface Cela vit vit juste sous la surface, sous des objets flottants, cela peut atteindre plusieurs kilos, c'est excellent.
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Nouveau Spot De Chasse À Mada
dom85 a répondu à un(e) sujet de dom85 dans Chasse Outre-Mer et ailleurs
Esclapez était le nom vendeur de la marque Imersion, que Titou a conservé lorsqu'il a quitté Imersion, pour se mettre dans ce qui deviendra Esclapez diving puis Epsilon qu'il quittera faché Titou a quitté Imersion lorsque Pierre Buffat avec qui ils avaient fondé Imersion, a été vendu au fabricant de couteaux de Thiers dont j'ai oublié le nom, puis récemment à Thuel Chassaigne, mais Titou a toujours gardé son nom comme nom déposé et perçoit des royalties lorsqu'il est exploité. Voilà, vous savez tout -
Histoires de chasses sous-marines
dom85 a répondu à un(e) sujet de dom85 dans Chasse en général & Présentations
OPUS numéro 3 Antanambé L’année suivante,2010, nous partons visiter la cote nord de Tamatave, sur la nationale 5. Cette nationale est devenue la seconde piste la plus mauvaise de la planète. Pour vous donnez un ordre d’idée, un Camel Trophy y a été organisé, donc des 4x4 supers préparés, la moitié n’ont pas terminé. Un jour je ramasse une Mamie qui faisait du stop, elle me raconte qu’à l’époque des français, elle faisait la piste en 3 heures avec une 4L, maintenant pour rejoindre Mananara, il faut 2 jours avec un 4x4 préparé. La nationale 5 par temps sec, si si vous avez bien lu, c’est la N5 : C’est la belle saison et ça passe relativement bien avec un Toyota hilux rehaussé et avec de bons pneus pistes. Mais lorsqu’il commence à pleuvoir : On s’arrête tous les 30 à 40km pour passer une nuit dans de petits « hôtels » et reconnaitre si ce peut être un spot de chasse, on ira jusque Maronsetra, cul de sac de la nationale 5. En passant, je remarque le village d’Antanambé car du haut de la piste, je vois un lagon fermé plutôt grand mais comme on vient de passer quelques nuits à Manoupana à seulement 12km, on continue. La destination suivante c’est Mananara, j’y fais la connaissance d’un français plongeur professionnel en France et chasseur également. Quelques mérous seront grillés au barbecue, mais Mananara c’est limité en zones de chasse, on en fait vite le tour sauf à vingt kilomètres en face, de l’autre coté de la baie d’Antongil, le cap Massoual, mais il est en réserve nationale. Au retour on s’arrête et nous passons une semaine à Antanambé sur le lagon repéré, c’est là que je décide de m’installer, au bout du monde pour ma retraite, tellement le spectacle est grandiose Le point bleu sur la photo, c’est l’endroit où se situe la maison, près de ce splendide lagon récifal. Mi bois, mi béton Un terrain en sortie de fleuve sur l’océan est à vendre avec deux plages, une d’eau douce dans le fleuve et l’autre sur l’océan, mais à l’abri d’une baie. La plage d’eau douce fait un abri naturel pour le bateau et de plus permet de dessaler le moteur du bateau à chaque retour. Je fais quelques sorties dans le lagon et les deux passes avec une pirogue et vois de suite le potentiel. Je décide donc d’acheter le terrain et d’y construire une maison mi bois-mi béton. Je fais les plans et c’est ma femme qui s’occupe de toute la construction, pendant que je travaille en France, et c’est très compliqué car il faut tout amener de Tamatave, ciment, ferraille, carreaux, clous et vis etc … par camion 15 tonnes avec deux essieux arrières pour franchir les pentes rocheuses ou les bourbiers. C’est la brousse à l’état pur, dans le village d’Antanambé, il n’y a que des oignons et des tomates sur le marché et une fois tous les quinze jours, un cochon ou un zébu est abattu. Mais le téléphone fonctionne ! Bien sûr, pas d’eau courante ni d’électricité, il faut tout faire soi même. Deux années plus tard, je m’y installe à ma prise de retraite « anticipée », c'est-à-dire que je pars à 55 ans en finançant moi-même ma retraite en attendant qu’elle soit effective. Je vends tout ce que je possède en France sauf un appartement pour régler tout çà. J’y résiderais 5 années avec un voyage toutes les 3 semaines à Tamatave pour me ravitailler, dont 250 litres d’essence pour le bateau. A ces fins, le pickup Hilux est idéal. Je l’équiperais d’un snorkel pour la saison des pluies, voir les photos de la piste noyée pour comprendre, l’eau monte sur le capot pourtant bien haut. Une fois, au moment de repartir, il pleut pendant une semaine de fortes pluies tropicales et la piste n’est plus praticable, elle est noyée sous 1.20m d’eau, ou alors dans les collines, des éboulements sur la piste interdisent tout passage. Nous restons bloqués à cinq, au moment de repartir vers Tamatave. Il n’y a plus rien à manger, pas de pêches possibles avec le très mauvais temps. Je fais alors la plage avec le fusil et tire des sternes posées par centaines, une dizaine reste au sol à chaque coup de fusil. Ma femme les prépare au barbecue mais une fois plumée ce n’est guère plus gros qu’un merle, et faute de grives, on mange des … sternes ! A Antanambé, je vais faire de belles pêches de babonnes et de dames tombées (vivaneau maori), dont un record de trois le même jour dans la passe du lagon, poisson aussi difficile que les carpes rouges de Diego. Je change aussi d’arbalète, je passe du 130 Imersion à un 140 BWK à un seul sandow de 18mm avec une flèche de 7mm toujours relié à la bouée. Je le trouve tellement bien que j’en commande un second de dépannage. Il me sert toujours à l’heure actuelle à La Réunion, juste équipé d’un moulinet avec 120m de dyneema maintenant. Je vais aussi commencer à chercher les pélagiques et faire des thazards ainsi que mon second marlin. La rivière et sa plage, d’où je pars à 50m de la maison . Mon bateau est une panga fabriquée à Tamatave, d’abord avec un 40cv Parsun , du chinois….puis un 55cv yamaha enduro qui me restait de France et enfin un 70cv yamaha deux temps ultra court et allégé(36kg) pour la compétition, acheté une poignée de cerises, mais gros consommateur d’essence. Je chasse durant cette période avec le fusil relié à la bouée, car nous sommes relativement à l’abri des alizés et ce n’est nullement gênant. La première panga de 6.30m avec le Parsun arrive par camion, on la met à l’eau et le lendemain nous repartons à Tamatave. Pendant cette nuit là, un orage local a sévit, le fleuve s’est transformé en torrent impétueux, et le bac de 30 tonnes qui fait la traversée de ce fleuve en amont, a arraché le cocotier auquel il était amarré et est passé sur mon bateau. Je n’ai retrouvé que des petits bouts de coque de droite et gauche. Ce bateau neuf, a vécu 48 heures. Une seconde panga arrivera quatre mois plus tard identique à la première. Inutile bien sûr de demander un quelconque dédommagement à l’état, c’est chercher des ennuis. Au départ, j’utilise de simples sondeurs, pas besoin de GPS pour se repérer dans le lagon ou les bords de mer vers le Nord. Mais au bout de cinq années, le lagon est épuisé, vide, il fait pourtant 12km de long. Le responsable du lagon me dit qu’il y a 90 pêcheurs dans ce lagon et ils chassent maintenant la nuit, avec de petites lampes enfilées dans 3 capotes anglaises successives pour l’étanchéité. Ils vident les patates une par une et je vois au petit matin, des fonds de pirogues pleins de poissons pas plus grands que la main. La conséquence au bout de quelques années: plus de petits poissons = plus de prédateurs. Et bien sûr les collecteurs de poissons sont aussi arrivés avec leurs filets, en dehors du lagon certes, mais ces filets se multiplient jusque 50m de profondeur. Je commence aussi à vieillir et le confort me manque, j’abandonne cette maison au bord de la plage avec des dizaines d’arbres et cocotiers sur un hectare à peu près, pour me rapatrier à Tamatave, tel Robinson quittant son mini paradis à regrets. Nous sommes en 2016. TAMATAVE Officiellement Tamatave est une ville de 300 000 habitants, en réalité vous pouvez multiplier par 3 le chiffre pour vous approcher de la vérité. Seconde ville de Madagascar, c’est le poumon de l’île, avec son port qui alimente une grande partie de l’île dont Tananarive la capitale, ville de 1.6 millions d’habitants, toujours officiellement(là, il faut multiplier par 4). Tout y est débarqué : essence, riz, huile, et tous les biens en provenance de Chine et d’Indes. Il n’existe qu’une seule route entre Tamatave et Tananarive, de 350km. Il fallait 5 heures il y a simplement 10 ans, pour cette aventure, vue la densité des camions. Il en faut maintenant 12 quand tout va bien. Et pourtant la capitale ne peut survivre sans cette voix, c’est un cordon ombilical. A Tamatave, je fais la connaissance de Nono dont vous allez entendre parler. En attendant que mon bateau revienne par la piste, je sors avec lui en pirogue à moteur, petite pirogue avec petit moteur. Il nous faut 1h 45mn pour rejoindre l’ile aux sables, à 20km au sud, puis encore 45mn pour le second spot, l’île foune et donc c’est 5h de bateau et 5heures dans l’eau. On dort bien après cela. Je vois de suite que Nono, un jeune de trente ans, est un chasseur de haut niveau. Non seulement il a une bonne descente, un sacré coup d’œil (le principal en CSM) mais aussi il multiplie les techniques, de la coulée, de l’indienne et de l’agachon. Et comme il fait plus de poissons que moi, c’est qu’il est très bon, car c’est le premier que je vois me concurrencer sérieusement. Je vais apprendre en le regardant faire pour la technique sur les mérous, totalement différente de la mienne que je pratique pourtant depuis trente ans à Madagascar, mais mal de toute évidence. Perso, je descends lorsque le secteur est favorable, je me place bien et j’agachonne, comme en France. Et bien je suis à coté de la plaque. La bonne technique : on descend d’une dizaine de mètres, on survole très calmement la zone et on coule sur le poisson repéré pour le tirer, ou se placer alors à l’agachon s’il s’est enfournée dans une patate, on n’agachonne pas si on a rien vu. C’est nettement plus efficace. Merci Nono pour cette leçon d’humilité. Par contre, par la suite, je vais lui apprendre à faire des doublés ou des triplés dans les bancs de poissons, puis plus tard la chasse dans le bleu pour les gros pélagiques. Rétissant au début, Nono a vite compris l’intérêt lorsque le poisson est présent. Un seul pélagique et c’est l’équivalent de toute une journée de chasse, et quelles sensations ! Nono est professionnel de la pêche, il est chaque jour dans l’eau dès que les conditions le permettent, donc une forme exceptionnelle et une expérience difficile à atteindre avec ces dizaines de millier d’heures passées dans l’eau. Et lorsque c’est trop sale pour chasser, il pêche à la palangrotte surtout de nuit. Son niveau de compétence est maintenant largement au niveau mondial. Mon bateau arrive enfin de Antanambé, et je me rends compte qu’avec les postes éloignés, le 70cv 2 temps est un gouffre à essence. Je revends l’ancien bateau et je commande une nouvelle panga avec quelques petites modifications, presque identique en dimensions puisque cela me convient mais cette fois avec un 90cv honda nettement plus économe, la moitié de la consommation pour le même trajet, et c’est vite amorti, l’essence finit par couter plus cher que le bateau. . Nous sommes maintenant en 2017. Nous réalisons de très belles pêches avec Nono ou seul, ou parfois avec un ami venu de France. Les mérous succèdent aux aprions, aux thazards et nous commencons à faire de beaux barracudas et carangues sur les épaves trouvées avec un sondeur/GPS de bonne facture. Nono et son premier gros thazard, on comprend sa joie.(tir parfait !) Coté sud, nous avons cherché pendant près d’un an pour trouver l’épave du London dont Nono me rebattait les oreilles sur ses densités de carangues, fabuleuses. En effet elle est au moins à 400m du point marqué sur les cartes. C’est une épave de 110m de long, couchée à 28m sur le sable et à 3km seulement du fleuve des Pangalanes, qui déverse ses eaux chargées en alluvions. Et donc selon les courants, une couche de plusieurs mètres de doucin couvre le secteur, mais souvent l’eau est claire en dessous. Le plus dur sur cette épave c’est le courant parfois violent, il coule sur le fond mais lorsqu’il rencontre l’épave il remonte vers la surface et vous empêche de descendre, ou alors derrière celle-ci alors que les poissons se tiennent devant, dans le courant. Le london n’est pas constamment couvert de carangues ou de barracudas, il faut plusieurs facteurs favorables, dont la marée descendante qui vide les Pangalanes , mais c’est aussi le soir qu’on a le plus de chance de voir ce spectacle grandiose de milliers de carangues évoluant autour des tôles, qui selon Nono viendraient se réfugier pour la nuit autour de l’épave. Il y a toutes les variétés, sauf les bleues et les noires. Quelques petits thazards, car je n’ai vu et fait qu’un seul gros thazard sur l’épave et aussi plus rarement encore un TDC. Etrangement il n’y a aucune dame tombée, aucun mérou, aucun bourgeois et très rarement quelques petites carpes rouges. Depuis sept années que nous y chassons régulièrement, on n’en a pas vu un ou une seule. Je crois savoir pourquoi. En 2017, nous sommes sur cette épave un matin, l’eau est très claire, on devine l’épave depuis la surface et quelques mètres en dessous, on la voit parfaitement sur plus de trente mètres. Hélas, peu de carangues au rendez vous. Je suis à la troisième descente, je reste à 14 mètres au dessus de l’épave, lorsque je ressens une présence dans mon dos. Je me retourne et elle est là, en pleine eau, une loche (épinéphélus lancéalotus) à quelques mètres de moi, elle doit faire 150kg pour 2 mètres de long, capable de me gober d’un seul coup si elle le désire. Je tourne un peu rapidement mon arbalète, le BWK 140 à double sandows de 18mm, mais d’un seul coup de queue elle descend vers l’épave, fait demi tour, et me regarde quelques mètres plus bas, comme pour me défier. Je me coule vers elle, je l’approche à 3.50 mètres, je la vois devenir nerveuse qui va gicler, je vise le point mortel au moment où elle tourne, quelques cm derrière l’œil et fait mouche ! Elle ne bouge pas pendant une seconde ou deux, puis secoue violement la tête, et la flèche de 7mm casse net au niveau de l’ardillon, qui n’a pas pénétré assez loin. C’est le seul poisson qui me cassera une flèche Rob Allen durant toutes ces années. Je la reverrai quelques semaines plus tard, dans l’épave avec un petit point blanc derrière l’œil, puis cette tache disparaitra par la suite. Elle fait maintenant 200kg et est toujours présente mais ne se laisse plus approcher à moins de 5 m. Je rajoute maintenant des cônes de pénétration sur toutes mes flèches, passées aussi en 7.5mm, car un à deux cm de plus et elle était morte. La voici filmée par des plongeurs bouteille sur le London : Je pense donc que c’est elle qui chasse les autres prédateurs benthiques mais pas le pélagique trop agile, pour se faire gober. Je ne vois pas d’autres explications puisque sur les autres épaves on trouve ces espèces benthiques/démersales. En partant vers le nord, nous découvrons une épave de petit chalutier, il doit faire une bonne quinzaine de mètres de longueur, posée bien droite sur le sable à 32 m, il semble intact avec ses deux mats qui surplombe l’épave de 5 à 6 mètres. Elle est à peine à 8km de Tamatave. Comme le London, des milliers de carangues peuvent être présentes, mais souvent plus petites que sur la grande épave. Pas de babonnes non plus en bas, mais parfois un gros mérou malabar, des bourgeois ou des carpes rouges et aussi une loche, mais plus petite, dans les 60kg, plus vindicative aussi, elle nous chasse parfois jusqu’à la surface, une fois il a fallu l’aide Nono pour lui faire rebrousser chemin, elle restait sur mes palmes, j’avais beau la repousser avec mon fusil déchargé, elle insistait. Je pense plus à un comportement territorial qu’à de l’agressivité, n’empêche que l’on ne se sent pas rassuré. Des bancs de barracudas jellos sont souvent présents mais pas très gros non plus, dans les 3 à 6kg en moyenne. Grace au nouveau bateau et son moteur, je commence à chercher, lors de cette année 2018, des thazards en premier lieu, en chassant avec un baron systématiquement. Et quand on cherche on trouve. Que ce soit vers le Nord ou vers le sud je commence à faire de gros thazards régulièrement. C’est un poisson merveilleux, un maquereau géant qui peut atteindre les 40kg mais dont la moyenne tourne autour des 10kg. D’un démarrage époustouflant, il peut partir dans tous les sens, se déchire rarement s’il est bien fléché car la chair et la peau tiennent fort bien, et de plus, c’est excellent à manger. Je vous narre la façon de le chasser dans la description des poissons. Mon plus gros sera de 24.5kg à Morombé. C’est déjà très honorable. A deux km de l’épave du London, près de l’île aux sables, à deux reprises à quelques jours d’intervalle, je me fais attaquer un gros thazard, l’un de 18 et l’autre de 20kg. La première fois je pense à un requin mais la seconde fois en approchant, je vois un gros barracuda avec une grosse tache noire près de la queue, passer sous le thazard. La semaine suivante, en arrivant sur le London (à un bon km de l’ile aux sables), un gros barracuda se laisse dériver dans le courant, je descends, tire et le remonte presque de suite. C’est bien lui, avec sa grosse tache noire sur la queue, il fait 21kg et donc m’attaquait des thazards à peine inférieur à sa masse. Vous avez la photo du thazard abimé lorsque je parle du matériel et des fusils. . Je trouve le 140 BWK, pourtant passé maintenant en double sandow, un peu limite en portée pour le pélagique, car la plupart du temps, ils se tiennent au-delà de 5m de la pointe de la flèche. Je conçois donc une arbalète carbone de 140 mais à trois sandows de 18mm avec gros coef de tension. Aie! Efficace, elle tire parfaitement droit jusque 6m sans problème, mais le recul est comment dire, plus qu’important, entre énorme et monstrueux, à vous casser net un poignet pas verrouillé. Je chasse encore fusil relié à la bouée, mais ici à Tamatave le vent se lève toujours vers 10 heures, s’il n’est pas présent le matin. Il est très fort et tourne avec le soleil. Il passe de Sud le matin pour finir Est à Nord-est l’après midi, et c’est ainsi tous les jours. Je fais mes premiers espadons voiliers et Thons à dents de chien, dont un jour, les deux espèces lors de la même sortie, tous les deux KO avec ce fusil à 3 sandows. Je vais prendre quelques superbes pélagiques avec ce fusil avant de le prendre à deux reprises dans la figure, bras non verrouillé. Lèvres tuméfiées et fendues, dents déchaussées…. Avec cette arquebuse, sur la petite épave de la Dominique, à 10km au nord de Tamatave, je repère à la seconde plongée une énorme GT qui vient tout tout doucement, elle reste à 6m alors que je n’ai plus d’air, je tente le tir malgré la distance élevée. Bingo, pleine colonne, mais elle n’est pas paralysée pour autant, et part vers le large. Elle me tracte pendant plus de dix minutes, et finit enfin par se fatiguer, mais moi aussi je suis crevé car à plusieurs reprises, elle m’a descendu sous l’eau. Je passe enfin le fusil au bateau et prend un 125 pour l’achever, mais je n’arrive pas à descendre à 10m pour la doubler. Encore quelques minutes à reprendre mon souffle et j’y parviens, là elle est foudroyée, verdict 41kg Je finis par essayer le moulinet Red-Tide sur les conseils de Marc Alexander, le concepteur des fusils BWK, d’abord sur un BWK puis sur un nouveau fusil carbone de 150 cm de tube, de ma conception, mais à deux sandows de 18mm cette fois ci. Cela permet de se libérer de la contrainte de la bouée qui devient ingérable dans le vent et le courant en vous tirant sans arrêt le bras en arrière et vous empêche de poursuivre les thazards. Le recul est fortement modéré par le moulinet qui engendre un volume d’eau à repousser. Mes deux premiers gros TDC tirés avec un moulinet trop petit, me font perdre ces deux poissons sur déchirure. J’insiste, je passe alors au Red-Tide numéro 100 qui contient 130m de dyneema 2mm. Je ne perdrais plus aucun poisson dés lors. C’est nettement moins facile de gérer un gros au moulinet qu’avec le fusil ou la flèche relié à la bouée, mais c’est bien plus facile de l’approcher. Tout doit être parfait, au moindre pépin ou d’emmêlement de fil sur les sandows ou la tête (muzzle wrap des anglais) et c’est la perte du fusil. Cela ne m’est plus jamais arrivé de perdre un fusil, en dehors du premier de ma carrière de chasseur et du second arraché des mains par le gros maigre. Ce n’est pas dit que ça n’arrive pas un jour… Je ne suis guère partisan du break away, car ce que je recherche dans la chasse sous marine, c’est l’action, les montées d’adrénaline à la vue du poisson convoité, puis du combat qui s’en suit. En break away, une fois tiré, il suffit de suivre la bouée, parfois sur le bateau pour les chasseurs les moins vindicatifs. Au moulinet c’est intense du début à la fin, il faut gérer à chaque rush, relâcher la tension puis reprendre dès que le poisson se calme. Les trois fusils avec lesquels je chasse : un 125 carbone, un 140 BWK et le 150 carbone, tous avec moulinets Red-Tide,en modèle 60, 80 et le 100 En 2020 je me fais construire un poti marara selon les plans d’un architecte polynésien. Il mesure 7.50m et supporte un 150cv, je le réceptionne en mai 2021. C’est le bateau de toute une vie. Profilé pour trancher la vague et non pas bondir dessus, il me permet de chasser plus loin et de revenir par vent de face, même assez fort sans taper et vous démolir le dos. Sa consommation reste modérée par mer calme. L’océan indien est tout sauf calme, les alizés se lèvent à 10h du matin pour ne redescendre que le soir à la nuit tombée. Ce qui fait que l’on part par mer calme et revient par mer agitée à très agitée. De plus la houle sévit en permanence, la moyenne basse tourne autour de 1m, mais c’est plus souvent 1.20 /1.50m. Je fais souvent des sorties de 80km maintenant pour la recherche presque exclusive des pélagiques, le thazard qui reste mon poisson favori, thons à dents de chien et espadons voiliers. Je ne chasse plus sans un baron, poche de vin aluminée fendue en lanières et qui agitées dans l’eau à 8m, ressemble vaguement aux tentacules d’un poulpe brillant et attise leur curiosité. Les mises à l’eau sont toujours difficiles, je mets des rampes anti ensablement sous les roues de la remorque. Poti marara, coque en V très effilée. Je fais deux gros TDC coup sur coup en quelques minutes avec ce 150 et moulinet Je pense avoir le combo gagnant pour le secteur où je suis, Tamatave. Je ne perds plus rien, ne rate pas. Lors d’une sortie sur des remontées loin au Nord, sur 35m, je fais une jolie journée avec 5 thazards moyens et une GT et je recommence pour une dernière dérive. Les baleines à bosses sont partout autour de nous, et leur chant permanent est entêtant. Deux minutes que je suis à l’eau pour cette ultime dérive, et je vois venir juste sous la surface un gros, bien gros marlin bleu peut être dans les 300kg. L’eau est cristalline, le soleil brille et le ciel d’un bleu immaculé se reflète sur son dos déjà bleu métallisé. On a l’impression qu’il est entouré d’un halo bleuté, une sorte d’aura. Une montée d’adrénaline trop forte me rend fébrile et je fais un canard pour le rejoindre alors qu’il vient vers moi et le baron. Je commets une double erreur, d’abord de vouloir descendre alors qu’il est à 3m sous la surface et partir vers lui, alors qu’il venait tranquillement vers moi. Il prend peur, fait demi-tour et je resterais à une distance entre 6 et 7 mètres de lui. Quelle déception, il est rare d’avoir une si belle occasion. Si je vois un marlin noir par an environ, de loin la plupart du temps, c’est le bout du monde mais c’était le premier marlin bleu que je croisais. J’ai aussi croisé une fois, trois lanciers sur ce plateau. Le lancier est un petit espadon sans rostre. Ils n’ont absolument pas été intéressés par le baron. Je croiserais aussi au même endroit, ce baleineau mort à la surface, attaqué surement par des orques, vu les entailles sur la mâchoire inférieure pour lui manger sa langue. Je continue de chasser avec Nono, mais le poisson semble bien diminuer. On en sort malgré tout de bien beaux de temps à autre. Chasse de fin 2023 : Sur la palette, un mérou taches de rousseur de 14kg, pièce très rare à ce poids car dès qu’il dépasse le kg, il quitte le lagon pour descendre en profondeur, souvent plus de cents mètres. Deux thazards et un voilier. L’année 2024 a fort mal débutée, du très mauvais temps pendant plusieurs mois, des pluies intenses qui inondent Tamatave pendant un mois, alors que cette ville est bâtie sur du sable. Effet El Nino? Nous sommes au mois de juillet pour ainsi dire et toujours pas de possibilité de se mettre à l’eau. Je passe maintenant de La Réunion à Madagascar pour des questions administratives. Je ne reviens plus en France métropolitaine. La vie est bien plus paisible sur ces îles où le soleil vous réchauffe vos vieux os perclus de rhumatismes, et puis l’agitation citadine me laisse froid. Tout nouveau sur La Réunion, je n’ai pas encore mes repères mais les quelques sorties effectuées jusqu’à présent me laisse à penser que c’est nettement plus pauvre que Madagascar. -
Tir,non dans l'eau mais jardin pour réglages
dom85 a répondu à un(e) sujet de phil46 dans Tir sur Cible
désolé, j'ai pris au premier degré -
Tir,non dans l'eau mais jardin pour réglages
dom85 a répondu à un(e) sujet de phil46 dans Tir sur Cible
le réponse ci dessus est de l'IA copilot Lorsque j'habitais Lille, mes parents avaient un petit jardin à coté de la porte de Gand. En face de ce petit jardin, il y avait un club de tir à l'arc avec comme particularité le tir popinjay ou tir à la perche, perche de 30m avec de "oiseaux" en bois qu'il fallait dégommer depuis la base, donc en tir perpendiculaire, uniquement les jours sans vent. Bien sur c'était des arcs de faible puissance, les flèches montaient à maxi 100m de hauteur et retombaient toujours sur le terrain(de mémoire un embout rond était placé sur la pointe) Pour info, je viens de lire que le record du monde en longueur, pour le tir à l'arc est de 1222m .....Ulysse n'a qu'à bien s'accrocher 😁 -
Tir,non dans l'eau mais jardin pour réglages
dom85 a répondu à un(e) sujet de phil46 dans Tir sur Cible
Génération de vos réponses… Si vous tirez une flèche perpendiculairement en l’air un jour sans vent, voici ce qui se passe : Trajectoire de la flèche : La flèche montera verticalement jusqu’à atteindre son point le plus élevé, puis elle redescendra. La forme de la trajectoire dépendra de la vitesse initiale de la flèche et de sa masse. Gravité : La gravité agira constamment sur la flèche, la faisant redescendre vers le sol. Plus la flèche est légère, plus elle montera haut, mais elle retombera aussi plus rapidement. Vitesse initiale : Si la flèche est tirée avec une vitesse initiale suffisante, elle pourrait atteindre une hauteur considérable avant de redescendre. Cependant, sans vent, elle ne sera pas déviée latéralement. Vent : En l’absence de vent, la flèche suivra une trajectoire purement verticale. Si le vent est présent, il peut dévier la flèche latéralement pendant son vol. En résumé, sans vent, la flèche montera et redescendra verticalement, suivant une trajectoire parabolique. Pour des distances plus longues, d’autres facteurs tels que la résistance de l’air et la rotation de la flèche entrent en jeu.12 En savoir plus 1worldarchery.sport2hattila.com3les-archers-bressans.clubeo.com Vous at avec la rotation de la terre, elle ne retombe pas ailleurs? Copilot Génération de vos réponses… La rotation de la Terre a un effet négligeable sur la trajectoire verticale d’une flèche tirée perpendiculairement en l’air. Voici pourquoi : Vitesse tangentielle : La Terre tourne sur son axe, ce qui lui confère une vitesse tangentielle à la surface. Cependant, cette vitesse est relativement faible par rapport à la vitesse initiale de la flèche. Par conséquent, elle n’affecte pas significativement la trajectoire verticale de la flèche. Effet Coriolis : L’effet Coriolis, dû à la rotation de la Terre, dévie les objets en mouvement sur de longues distances. Cependant, pour une flèche tirée verticalement, la distance parcourue est relativement courte, et l’effet Coriolis est négligeable. En résumé, la rotation de la Terre n’affecte pas de manière significative la chute verticale de la flèche. Cependant, pour des distances très longues (comme les tirs de missiles intercontinentaux), l’effet Coriolis doit être pris en compte. Mais pour une flèche tirée à la main, cet effet est minime. 2sur10 -
Nouveau Spot De Chasse À Mada
dom85 a répondu à un(e) sujet de dom85 dans Chasse Outre-Mer et ailleurs
Non 😩 temps pourri sur l'océan indien, pluie chaque jour avec beaucoup de vent de sud uniquement, celui qui fait fuir les poissons.... conséquences: je grossis, je déprime, je picole ......,j'ai même eu le temps d'écrire 250 pages de mon bouquin, une cinquantaine de publiées, déjà 2 opus dans la rubrique, le troisième cet après midi ici: -
La Chasse Sous-marine En Polynésie
dom85 a répondu à un(e) sujet de vaiarii dans Chasse Outre-Mer et ailleurs
Exactement -
Récits de chasse cap verdienne
dom85 a répondu à un(e) sujet de Irie dans Chasse Outre-Mer et ailleurs
6 mois de temps pourris d'affilée, du jamais vu, chaque jours je vais voir la mer, j'habite à 1km ça me fait un peu de marche à pieds Effet el nino -
Flute!, elle est pourtant célèbre 😂
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Chasse dans le jus
dom85 a répondu à un(e) sujet de carlito22 dans Chasse en général & Présentations
il avait même piqué le reste d'essence du réservoir et notre fric dans la boite du bateau A Madagascar, il faut toujours APRES le service sinon ..... Remarque en France aussi, on peut verser une avance, mais il faut régler a la fin des travaux -
Des récifs artificiels pour protéger le littoral
dom85 a répondu à un(e) sujet de Ume Tarei dans Faune & Flore
Logique, dès que ça protège, le sable se dépose et monte Pas grave faut juste en réimplanter au dessus, c'est le moment de prendre des actions dans cette entreprise😁 -
Palaos transformation .....
dom85 a répondu à un(e) sujet de VCTERIC dans Kayaks, Sondeurs GPS, Bateaux
a chaque sortie, je suis comme toi la plupart du temps autour de 4 000 tpm, et donc au retour, le dernier km je suis à l'abri d'un récif, et je le fais à fond afin de ne pas "glacer" les cylindres. La mécanique sinon se fait au régime de 3500/4500 et au bout de quelques centaines d'heures refuse de monter plus haut dans les tours -
Tir,non dans l'eau mais jardin pour réglages
dom85 a répondu à un(e) sujet de phil46 dans Tir sur Cible
J'ai un arc très puissant, 75 livres en recourbé, j'avais un jardin d'un hectare, seul sans voisin (heureusement), perdu dans la campagne Donc je faisais souvent du tir à la carabine (à l'époque où c'était autorisé) et du tir à l'arc sur cible Un jour l'idée saugrenue de tirer en l'air à la perpendiculaire m'a pris, idée à la con je le reconnais. Je n'ai jamais vu la flèche revenir, ni jamais retrouvée non plus, je m'étais mis à genoux, les bras derrière la tête lorsque j'ai compris ma connerie, 1 dixième de seconde après le tir -
Chasse dans le jus
dom85 a répondu à un(e) sujet de carlito22 dans Chasse en général & Présentations
J'ai déjà donné, merci! 😄 -
Tir,non dans l'eau mais jardin pour réglages
dom85 a répondu à un(e) sujet de phil46 dans Tir sur Cible
très mauvaise idée, la dernière fois que j'ai vu quelqu'un faire ça avec un 110, il a eu le nez cassé, avec beaucoup de sang Et je me suis marré, ce qu'il n'a pas apprécié, pourtant il criait: le con, le con, mais quel con!!!!! -
Histoires de chasses sous-marines
dom85 a répondu à un(e) sujet de dom85 dans Chasse en général & Présentations
OPUS 2 La suite du premier, avec le reste du matériel et de mon arrivée sous les tropiques LES FLECHES Les flèches sont de différents diamètres selon leur usage. Cela va de 6mm à 9mm, mais les plus couramment utilisées sur la majorité des fusils du commerce, sont les 6.5 et 6.75mm, et 6mm sur les tubes de 25. 7mm pour les grosses configurations. Ce qu’il faut bien retenir sur les flèches, c’est qu’elles doivent rester droites, sinon elles partent dans les coins. L’ardillon doit être parfaitement réglé, d’épaisseur et de longueur suffisante selon le poisson que l’on chasse sinon il va se déchirer. Ensuite les flèches inox ne rouillent pas mais sont trop molles pour supporter une forte puissance, le HCR de haute densité (au dessus de 60) est plus dur mais ce n’est pas facile à trouver la bonne qualité et c’est cher. Les flèches les plus solides à l’heure présente où j’écris ces lignes, sont sans contestation possibles les flèches Rob Allen, dites RA. Dans un acier ressort (spring-steel) de 1200 MPA, ce sont les meilleures. La finition est parfaite, qu’elle soit à encoches ou à pins, il n’y a rien à retoucher, seulement elles rouillent... Il existe deux sortes de flèches avec ardillon, l’hawaïenne avec ardillon en dessous et la tahitienne au dessus. Voici ce que l’on peut faire avec ces flèches RA, n’essayez pas avec votre HCR, elle restera tordue Que votre flèche soit à encoches ou à pins et même sharks, elles reçoivent l’obus qu’il est préférable de mettre en dyneema, ça évite de s’abimer les doigts le jour où il saute. Les obus en acier articulés étaient très bien en solidité, avant que le dyneema n’existe. La plupart des arbalètes sont montées avec des obus en dyneema de nos jours. Les flèches à sharks, gros ergots soudés sur la flèche, ne passent pas dans les têtes fermées, il faut soit des encoches soit des pins et jusque 7mm de diamètre, et ça passe. A 7.5mm on peut se passer des ergots, les encoches ne casseront plus. Voir la photo au dessus ergot shark Les pins sont de petits ergots enchâssés à force dans un perçage. Ergots pins Les pointes de flèches doivent être parfaitement affutées pour traverser le poisson, il est de notoriété que la pointe tricut est de meilleure pénétration dans les poissons Pour améliorer la pénétration il existe des cônes de …pénétration, que l’on enfile en force sur la pointe de flèche. Cela aide à rentrer dans un crâne ou une colonne vertébrale et même à traverser la carapace de certains poissons comme les carpes rouges ou les gros perroquets dont les écailles sont volumineuses en multicouches avec l’ardillon qui se bloque dessus. LES POINTES DETACHABLES, ou slip-tip Cet ustensile se met sur une flèche filetée de gros diamètre pour chasser des wahoos (thon banane) par exemple, à la chair fragile qui se déchire facilement. La pointe doit impérativement traverser le poisson pour se détacher de l’autre coté et prendre appuis sur toute sa longueur. Deux modèles les plus réputés sont la pointe Riffe, le ice pike et la pointe Mori. Celle-ci est plus fine et traverse mieux. Le cône qui reçoit la pointe peut se tordre sous l’impact, c’est alors poubelle…. Une pointe détachable tourne entre 50 et 90€. On peut s’en passer, les flèches à double ardillon ont le même office, mais le plus important pour ne pas perdre un poisson, c’est de bien ajuster son tir et ensuite de ne pas la jouer en mode bourrin. Personnellement pour le gros, je ne chasse qu’avec des flèches RA simple ardillon Hawaïen, long de 85mm, mais soit je place bien ma flèche soit je ne tire pas. Jean Tapu, le champion du monde chassait avec une flèche sans ardillon, soit il tuait net le poisson soit il ne tirait pas. Rob Allen a sorti une flèche avec pointe détachable intégrée en 7.5 et 8mm. Ils l’appellent drop-barbe. Le principe est un peu différent mais la partie détachable ne peut se mettre en place que si le poisson est totalement traversé. Pointe Mori Ice pike de chez Riffe Les sandows Sujet vaste il en est, car il existe de 3 à 5 variétés de gomme de sandow, dans 5 possibilités de diamètres et ce, pour chaque marque. Le choix est donc très étendu. Les meilleurs sandows sont en latex pur et non en matière synthétique mais coutent nettement plus chers. Cela peut aller de 8 à 28€ le mètre. De nos jours, la majorité des chasseurs aguerris fabriquent eux même leurs sandows, ce n’est pas très compliqué, il existe plein de tutos à cet effet sur les forums ou internet. Les diamètres usuels vont de 14mm à 20mm. Le plus usité étant le 16 mm. Chaque gomme a sa dureté, donc son élasticité propre, on parle d’étirement ou de coefficient d’élongation (coef) pour la longueur dont on allonge le sandow. Cela va de 3 pour le minimum à 4 de coef pour le maximum, selon deux critères : la force du chasseur et la durée de vie que l’on veut pour ses sandows. En effet plus vous lui mettez de coef, moins sa vie sera longue. Mais plus vous lui mettez de coef, plus vous aurez de puissance et de portée pour votre flèche, c’est un choix, voilà pourquoi je prends une certaine réserve de sandows pour deux ans sur la photo du dessous . La couleur est propre à chaque marque, mais une généralité veut que le jaune soit le plus tendre et le noir le plus dur. Le trou interne, qu’il soit petit ou gros ne change rien à la puissance du sandow, c’est du marketing pour vendre nettement plus cher, en effet la quantité de matière entre un petit trou interne(on dit petit id) et un gros trou (on dit gros ID) est au maximum de 4%. Si la puissance est supérieure à 4% c’est simplement que la gomme n’est pas la même, et 4% ce n’est vraiment pas grand-chose. La qualité de la gomme change notablement d’une fabrication à l’autre, et dans une même bande de sandow, elle peut aussi varier distinctement. Même dans les qualités les meilleures. Un problème survient avec la tension des sandows, passée dix minutes le sandow se ramolli, perd de sa puissance, et plus le temps dure, plus il perd de puissance. Cela peut monter jusque 30% passé une heure. Et plus vous tendez fort, plus ça baisse vite. Plus le sandow est gros, moins il perd de puissance dans le temps d’armement. Et certaines marques sont réputées justement pour le peu de perte de leur gomme, elles le font bien payer. Mais si un sandow dure deux ou trois fois plus longtemps, et a peu de perte de puissance pendant la tension, c’est tout de même très intéressant. On voit sur ce diagramme, que passé 25 minutes, un sandow de 17.5mm en coef de 3.6 se retrouve avec moins de puissance que le même armé à 3.3 Ustensiles pour fabriquer vous-même vos sandows. Une photo valant mieux qu’un long discours…. Ci-dessus, des obus à visser pour la tête et le dyneema pour l’obus sur la flèche. Et dessous, une épissoire pour enfourner les billes sans soucis dans les petits id Un dernier détail au sujet des sandows, sur les grands fusils, c’est très difficile d’aller attraper le sandow car ils sont trop loin, on utilise alors une rallonge, appelée aide à l’armement. Ce petit bout de sandow se perd très facilement, car il faut l’avoir avec soi pour réarmer votre fusil dans l’eau. Personnellement, je le mets dans la sous-cutale, mais il m’est arrivé d’en perdre plusieurs en voulant uriner depuis le bateau alors que l’on avance, car vous n’y penser plus à ce moment là. LE MOULINET Sujet à forte discussion, car je ne suis partisan du moulinet que lorsque l’on compte tirer des poissons conséquents, autrement il est plutôt nuisible surtout pour les débutants. Bref, cet organe est souvent, voir très souvent un mauvais outil, mal conçu, mal finit, de peu de contenance, qui se bloque ou au contraire se dévide seul, fait des perruques. Comme vous le voyez je leur trouve beaucoup de défauts sauf, hé hé, sauf quelques rares modèles. Je vais citer une marque qui construit du sérieux, solide à toute épreuve avec des contenances bien supérieures à celles annoncées, le Red-Tide. Celui là de moulinet, reste au réglage du frein que vous lui mettez au départ, ne perruque pas, dévide suffisamment vite pour remonter à la surface lorsque le thon sonde, bref il fonctionne bien et de plus contient de 20 à 30% de fil de plus que le chiffre annoncé et en 2mm, pas en 1.5mm comme la majorité. Je m’en sers pour le gros poisson et n’ai encore eu aucun souci sur des dizaines de poissons de 15 à 60 kg. Chasser le gros au moulinet et non pas en break away (fil de flèche relié à une bouée) n’est pas de tout repos et c’est réservé aux personnes très aguerries. Je ne le recommande pas si vous n’avez pas au moins une dizaine d’années d’expérience derrière vous dans ce type de chasse. Autrement pour chasser du maigre ou de la liche c’est parfait. Pas besoin d’un moulinet pour tirer sar, mulet ou de la vieille. Le moulinet peut aussi bloquer le passage de l’arbalète dans certaines ragues biens étroites. Certains s’en servent comme d’un marqueur au fond en laissant la flèche pour retrouver une pierre par exemple. Un petit outil appelé bobinot fait parfaitement ce travail. Et s’il y a trop de courant, bobinot ou moulinet ne servent à rien, vous ne remonterez pas le courant. Un moulinet se remplit de dyneema tressé, non pas du gainé réservé pour la flèche. Le tressé est plus souple, s’enroule mieux. Il faut le monter assez serré sur la bobine, le fil ne doit pas être lâche, sinon en cas de fortes sollicitations, il va passer entre les spires et possibilité de blocage quelque soit le moulinet. Moulinets red-tide de 100 et de 80, contenant 130m pour le premier et 100m pour le second LES FILS DE FLECHE Le nylon monobrin, est le premier fil utilisé il y a 70 ans, même s’il a bien évolué au fil des décennies, il reste fragile, peut se rompre à la moindre sollicitation avec une très légère entaille et surtout perd la moitié de sa résistance en 6 mois de temps (données constructeur). Le fluage est la mémoire de forme et de déformation d’un fil, typique du mono nylon. Le fil de nylon tressé est encore moins solide mais plus souple, c'est-à-dire qu’il fait des nœuds sans qu’on lui demande. Le nylon mono fil redevient intéressant en fil de flèche à 2.5mm pour le tout gros. Le fil de kevlar est maintenant abandonné et remplacé par du dyneema, aussi appelé Spectra. Ces fils sont soit tressés, soit gainés. Le tressé est bien souple et fait pour mettre sur le moulinet, pas sur la flèche. Le gainé est plus raide, plus solide s’il est en pur dyneema gainé et tresse interne et pour arranger le tout, il doit être ensimé(traité contre les uv) et pré-étiré. Il devient moins épais et donc plus solide pour un même diamètre donné. Je fais dans le succinct car il faudrait parler des torons, de la gaine cousue, des fuseaux tressés longs ou courts, de la qualité K78, k99 ou du chinois K45…. Pour un chasseur de poissons atteignant maximum 8kg, je recommande du fil de 1.6mm en dyneema, car en plus de sa solidité supérieure à l’acier, il dure à vitam aeternam s’il est ensimé. Tous les bons dyneema sont ensimés en usine. La durée de vie pour un fil, c’est lorsqu’il perd la moitié de sa résistance.(données constructeur). Pour ceux qui croisent de temps à autre une belle liche ou un gros maigre, le 1.8mm est parfait. Le 2mm conviendra aux chasseurs tropicaux de récif, où la puissance d’une carangue et les coraux, obligent à monter en gamme. Pour le tout gros, il ne faut pas hésiter à passer au 2.3mm, de bonne facture, c'est-à-dire avec une résistance de 500 à 600kg. La résistance d’un fil ne veut pas dire grand-chose, c’est un test réalisé en usine, dans les meilleures conditions, avec un fil neuf sans aucun défaut et sans nœud. Test réalisé dans l’air, pas dans l’eau. De plus un nœud affaiblit le fil de 10 à 30%. La résistance d’un fil doit être au moins de 10 fois supérieure à la masse du poisson recherché, sinon le fil va casser au choc du départ. Car un poisson qui démarre et va se retrouver bloquer, son énergie sera celle de son poids multiplié par la vitesse au carré, divisée par deux : E = ½ MV². Des carangues de 30/40 kg qui m’ont cassé des fils de 400kg, c’est arrivé plusieurs fois. Donc il ne faut pas lésiner sur ce point, perdre un poisson pour cause de fil qui casse, c’est non seulement rageant mais stupide votre part si vous étiez au courant. Un bon dyneema c’est cher mais vu que ça dure très longtemps, et que l’on ne perd aucun poisson sur casse, c’est largement valable. Un dyneema gainé qui frotte, la gaine va d’abord casser mais le fil tenir encore très fort. Ici la photo d’une gaine qui a lâché sur du corail. Un fil qui fonctionnait très bien et peu onéreux, c’est le fil à thon bitumé en 2.2 ou 2.5mm, un seul fabricant : corderie Gautier. Par contre il s’use assez vite. Le Bungee Pour éviter les chocs de départ qui risquent la casse sur les gros poissons, on relie le fusil ou la flèche à une bouée par l’intermédiaire d’un bungee. Il s’agit d’un sandow creux de 9mm avec du dyneema à l’intérieur, qui peut s’allonger de 3 fois sa longueur, ainsi le choc du démarrage est absorbé, ensuite le dyneema interne prend le relai. On appelle ligne de vie, l’ensemble de 5 à 10m de bungee et de la corde flottante genre corde à ski nautique de 30m qui relie le tout à la bouée. Soit on met 3 bouées de 10 litres reliées entre elle avec du bungee, soit on place une bouée de 30/35 litres. Ces bouées doivent pouvoir se gonfler à 2 bars sinon elles vont s’écraser passé trente mètres et rien ne va remonter. Le mieux est encore une planche à thons, en mousse compressée de trente litres, également. Ci-dessous, un modèle fait maison : la bouée sur le dessus c’est pour que le barquero la repère. Vous avez tout sur la photo : fusil, bungee, corde flottante, planche à thons(body-surf en mousse compressée) et le poisson ! COMMENT FIXER LE FIL Pour le nylon monobrin, le sleevage est sans contestation la meilleure solution, pour le dyneema, deux solutions : le nœud de chaise me semble la meilleure solution. Ou alors un sleevage généreux. Un nœud de huit derrière le trou de la flèche peut glisser. L’avantage du nœud de chaise, c’est que vous pouvez le défaire sur le bateau. Pour relier le fil de flèche au fil du moulinet, deux nœuds de chaise ou avec en plus une « queue de cochon » qui évite en partie, la torsion du fil. LES PALMES Deux catégories, pour simplifier : les palmes plastiques et celles en carbone. Les palmes plastiques, créées par Hugues Dessault, il y a bien longtemps, elles sont devenues solides et bien nerveuses. Elles permettent de débuter sans trop se ruiner, avant de connaitre la dureté, la puissance ou la longueur qui vous convienne le mieux sur du carbone. Je l’ai déjà dit je suis descendu à 30m avec ce genre de palmes dans ma période bien entrainée (et jeune). L’évolution a abouti au carbone, fibre ultra légère et d’un rendement inégalé, encore faut il être capable d’exploiter leur rendement. Les tarifs vont pour cette dernière de 200 à 500€. Elle est aussi un peu plus fragile que du plastique, il faut en prendre soin. Une paire de palmes plastiques longues tourne autour de 80€. En intermédiaire entre le plastique et le carbone, il y a la palme en fibre de verre. C’est comme les masques : il est indispensable de les essayer, avec les chaussons pour vérifier qu’elles vous conviennent déjà aux pieds. Dans l’eau ce sera la dureté de la palme selon votre entrainement, votre façon de palmer et votre façon de chasser qui vous feront choisir telle ou telle dureté/longueur/angle. Le carbone se raye très vite, aucune gravité sinon l’esthétique. J’ai choisi les palmes les plus dures qui soit pour une seule raison, elles doivent me remonter en force des profondeurs avec un gros poisson pour éviter qu’il ne s’enrague en épave par exemple. LA CEINTURE DE PLOMB Il faut choisir le modèle « marseillaise », c’est une ceinture en caoutchouc renforcé avec une boucle de ceinture classique si ce n’est qu’elle est surdimensionnée. Les plombs seront selon votre gabarit et votre corpulence. Chacun est différent et on s’équilibre aussi selon la profondeur à atteindre. Par exemple pour une combinaison de 5.5mm cela peut aller de 5 à 9kg selon le gabarit. Pour une 7 mm jusque 14kg si on chasse dans peu d’eau. Un baudrier est alors utile afin de ne pas se casser les reins. L’équilibre peut se faire selon le principe du ludion, il ne faut pas couler à la surface ni être trop léger sous peine de devoir forcer pour descendre et de s’agripper au fond pour ne pas remonter. Dessin de Guy Gazzo : Je vous ai raconté à ce sujet, l’anecdote de la compétition avec la combinaison de 8,5 mm qui m’avait épuisé. Une autre comparaison pour cet équilibre à la descente : lorsque je faisais 56/58kg je mettais 5 à 6 kg à la ceinture pour une combinaison de 5.5mm, maintenant que je fais 78kg il me faut 6kg pour une combinaison de seulement 2mm, et je ne commence à couler que vers 14/15m ! C’est normal 1 litre de graisse pèse 750grammes donc 20 kg de masse corporelle supplémentaire donne environ 5kg de flottabilité supplémentaire, principe d’Archimède. LE BARON Sujet diversement interprété même par Jack Passe, l'inventeur du système, qui a testé plein de variétés et moi aussi. Le meilleur baron ou flasher pour les anglophiles, c'est encore le plus simple comme déjà dit plus haut. Il ne coute quasiment rien et c'est tant mieux car c'est un élément que l'on perd souvent, au moins une fois par an si pas deux ou trois. Pourquoi? Tout simplement par ce que lorsque vous tirez le poisson de vos rêves, vous n'y pensez plus à ce baron et il dérive au gré du vent et des courants. Normalement c'est votre barquero qui doit le récupérer mais si vous êtes en difficulté avec un gros, il doit d'abord vous venir en aide, passer une bouée avec bungee pour accrocher à votre fusil si le moulinet est presque vide. Et donc avec un peu de clapot, il est difficile de le repérer à plus de 30m, c'est pourquoi je recommande de le peindre de couleur voyante, le flotteur. Je rappelle que 120m de fil sur le moulinet est un bon compromis, on a le temps de clipser la bouée, 100m c'est rack et 80m vous n'aurez pas le temps avec un TDC ou un voilier, car une fois que le fil se met en tension, le poisson accélère fortement et vous commencez à faire du ski nautique à la surface....s'il n'a pas sondé, car là vous allez vite faire une descente vers les enfers. Maintenant la bonne longueur de fil du baron: pour moi, dans mon secteur et chassant en priorité le thazard, c'est 8m. 5 ou 6m c'est trop haut, le poisson ne montera pas car vous serez trop près, il se méfiera, plus de 10m c'est trop profond, le poisson montera moins haut et il sera passé le temps de descendre sur lui. Cette longueur convient à presque tous les poissons, mais si vous visez les thons, 10m sera mieux car ce sont des poissons qui se tiennent plus profond et sont plus trouillards. La masse qui doit le faire couler doit être assez importante, environ 200gr sinon le baron va se mettre de travers avec la dérive/courant. Vous devez suivre le baron à quelques mètres, derrière et observer partout mais pas vers le fond, ça ne sert à rien, et normalement tous les poissons vont venir dans le même sens que le premier. Si vous êtes à coté et qu'il y a peu de vagues, agitez le par saccades, cela ressemble alors aux tentacules d'un poulpe. Ma dernière sortie, on a du voir une bonne dizaine de fois, des pélagiques. De tout: bouledogues, tdc, thazards, dorades et un barracuda. A part le barracuda suicidaire, aucun poisson n'est réellement monté au baron, ils sont venus vers lui mais en restant ou profonds ou distants. Je penche pour la raison, que le baron qui est devenu plutôt terne avec le temps, n'était plus assez brillant, et donc plus assez attirant. J'en ai donc refait un neuf ce matin dont je vous passe la photo. Les éléments: une poche à vin neuve de 10L découpée en lanières, 8m de fil nylon, un morceau de tube inox pour la masse et une bouteille vide de lessive de 1L peinte en orange fluo à la bombe. Une poche de 5L convient aussi, mais c'est moins grand, donc moins voyant. et cela donne ceci dans l'eau: le baron de Jack Passe, en dessous J'en avais fait un similaire: une tôle d'inox de la forme d'une carangue, bien polie, un œil de poupée collé sur la tôle. Il marchait formidablement bien, j'ai même eu une loche qui est venue le gober avant de le recracher. Je l'ai laissé à un copain et me suis refait exactement le même: résultat il effrayait les poissons, je n'en jamais vu un seul approcher, du coup j'ai abandonné le modèle et suis revenu au principe de base. Ici celui d'un forumeur avec une tête de leurre à marlin, je ne sais plus qui Des flasheurs du commerce, il en existe de toutes sortes et à tous les prix. C'est un peu un gri-gri, on y croit ou pas D'autres flasheurs commercialisés ici: CSM Authentique | Flasheur pour la chasse sous-marine (csm-authentique.com) Je rajoute un chapitre : optimiser votre arbalète D'abord ce tableau de portées des arbalètes selon la longueur du tube. Ce tableau est assez proche de la réalité, quelque soit la marque. Donc vous avez une arbalète qui vous convient bien, vous tirez juste avec, elle vous parait bien maniable et équilibrée, la longueur est impeccable pour le type de chasse que vous pratiquez mais, vous aimeriez bien gagner 50cm de portée supplémentaire sans tout changer l'équilibre du fusil, ni vous ruiner en matériel d'adaptation. La ou plutôt les réponses suivent. Il y a plusieurs éléments qui influent sur la portée: la poignée, la flèche, le ou les sandows, la tête et enfin le fil. Donc sans que ça ne vous coute un penny vous pouvez déjà gagner ces 50cm mais si vous visez les 80cm voire le mètre il va falloir faire une rallonge sur le budget ( ou sur l'arbalète). Je pars de la supposition que le fusil soit d'origine bien réglé avec un bon sandow et une flèche idoine. D'abord gagner 50cm de portée sans bourse déliée, en premier et le plus efficace c'est votre sandow, si vous le mettez directement au dernier ergot ou encoche de la flèche, c'est qu'il est trop mou. Vous raccourcissez de 2cm chaque sandow vissé ou 4cm si c'est un sandow circulaire. Si vous le mettez encore du premier coup au dernier cran et bien vous recommencez. Lorsque vous devez vous arrêter au premier cran afin de vous reprendre pour le mettre au second c'est que vous êtes à la limite d'extension possible pour vous. Et si au bout de 2 fois que vous le raccourcissez c'est encore facile, mettez à la poubelle, il est HS, achetez en un bon.... Second moyen pour gagner en étirement, Il suffit de tailler une encoche supplémentaire sur la flèche, surtout valable pour le second sandow. Une photo valant mieux qu'un long discours, vous pouvez voir que l'on gagne facile 5 à 6cm d'étirement. Sinon il existe des flèches à ergots rapprochés du talon, certains constructeurs en font même un argument de vente( voir la photo plus bas de la poignée Magnum) Ici sur la photo, c'est bien l'encoche du fond qui a été rajoutée, celle du milieu je l'avais un poil approfondie car mon dyneema de 2.3mm sautait parfois Troisième point , l'obus. Déjà le plus intelligent c'est de passer sur un obus dyneema et non un articulé qui freine à la puissance par son volume et un poil sa masse. Facile à faire soi même, même sur des sandows vissés. Il y a un tuto pour apprendre à faire les ligatures. Le système d'obus à raccord de remplacement, c'est pour les flèches de m...., qui coupent régulièrement le dyneema ou pour les radins qui utilisent également du dyneema de m.... ou chinois, c'est pareil! Pour les obus prenez un bon dyneema gainé de 2mm, vous changerez de flèche bien avant qu'il ne soit usé. Et pour les débutants: oui, ça convient aussi bien aux ergots petits et grands qu'aux encoches. Donc en photo un obus dyneema pour sandow à visser, Un trop court(à droite) qui va gêner la vision pour le tir car les sandows vont chevaucher la flèche, puis un bien réalisé et assez court à visser pour encore gagner quelques cm d'étirement, et enfin le trop long qui vous fait perdre du coef d'étirement. Au dessus, obus dyneema à visser de bonne longueur et à coté un dyneema trop court, les sandows vont se toucher et monter sur la flèche, de plus c'est du tressé pas du gainé En dessous l'obus optimisé avec la bonne longueur et le trop long en dessous Enfin la tête du fusil, entre un sandow vissé et un sandow circulaire vous avez déjà gagné plusieurs cm d'élongation, mais certaines têtes peuvent vous faire gagner 8cm facile de plus mais vont gêner la maniabilité Vous avez raccourci votre sandow, gagner quelques cm sur la flèche, gagner encore quelques cm sur l'obus et sur la tête, ça doit déjà vous faire augmenter de 10 à 15% la puissance du fusil, minimum Maintenant, avec un peu d'investissement vous pouvez encore gagner 10 à 15% supplémentaire: une poignée à système reculé ou inversé, genre Némésis de Sigalsub ou Magnum de Picasso, c'est de l'ordre de 60 à 75€ d'investissement, mais rien qu'avec la douceur de la détente, vous ne le regretterez pas. Ci dessous, on peut voir qu'avec ce système inversé, l'ergot se retrouve au dessus de la queue de détente Sur la poignée classique(ici une Imersion) l'encoche se trouve au niveau d’arrêt du tube, donc vous avez 8cm de gain avec le système reculé par rapport à cette poignée Et sur cette poignée Basik Picasso, l'encoche se retrouve à presque 6cm devant l’arrêt du tube, vous avez donc plus de 10cm d'écart entre les 2 poignées Picasso, idem avec la Némésis Et maintenant, on peut encore gratter un peu en faisant en sorte que la flèche soit le moins freinée possible. Votre fil doit être proportionné aux poissons que vous tirez. Inutile d'avoir du 2mm pour chasser sar, bars, mulets et autres vieilles. Vous pouvez descendre sur du 1.8 et même 1.6 en dyneema. Je rappelle que le dyneema a un coefficient de frottement plus faible que le nylon. Votre sleeve également, remplacez celui en aluminium par un en cuivre,il sera nettement moins épais donc plus profilé. Enfin, un cône de pénétration sur la flèche, qui comme son nom l'indique, favorise la pénétration, aussi bien dans l'eau que dans le poisson. Tous ces petits plus ajoutés les uns aux autres devraient vous faire gagner jusque 30% de portée supplémentaire sans changer l'équilibre et surtout la maniabilité de votre arbalète. Ensuite vous avez la méthode bourrin qui consiste à rajouter un sandow, risque de créer plus d'ennuis et même de perte de précision que d'apporter d'amélioration, sans compter la perte inéluctable de maniabilité qui est la chose la plus importante sur un fusil métropolitain. Bien se souvenir que sans maniabilité, c'est un poisson sur deux qui se présentera que vous n'aurez pas le temps de tirer. C'est une vérité première en CSM. Les chasses tropicales Ma première chasse tropicale a été réalisée en 1987 au Sénégal avec deux amis Rénato déjà cité et Patrick. Nous avions lu les récits d’une chasse à Dakar dans la regrettée revue Apnéa, cette dernière était dédiée aux chasseurs sous marin. Elle a hélas, disparu. Créée en 1986 elle perdura jusque 2015, on y trouvait des récits de chasses, des conseils sur le matériel et aussi les tests des nouveautés, l’équivalent du forum de chasse sous marine.com, de Eric de Keiser, mais sur papier glacé. Bref nous prenons un billet d’avion pour Dakar avec 20 jours sur place avant le retour. Déjà on sent le dépaysement à l’arrivée : personne n’arrive à ouvrir les portes de la soute du Boeing ! L’ambiance est bon aloi malgré tout, on récupérera nos bagages après 3 heures d’attente, presque plus que le voyage. Notre hôtel est aux Almadies, juste en face de nos départs de chasse. A 6 heure du matin je suis debout et trouve rapidement une longue pirogue à louer, départ neuf heure. J’ai emmené un fusil de 110, le plus grand que j’ai trouvé, avec une flèche de 150 en 6.5mm, on ne trouvait pas mieux à cette époque. J’avais mis deux sandows mais j’ai de suite vu que le second faisait totalement dévier la flèche, donc je l’ai vite enlevé. Nos premières sorties, l’eau est trouble par une houle persistante, on fait tout de même quelques badèches et aussi une première sériole limon d’une dizaine de kg. Au bout de quelques jours, l’eau s’éclaircie bien, et juste en face de l’hôtel le piroguier nous emmène sur des spots bien riches en poissons. Au bout de quelques minutes que je suis à l’eau, je descends pour voir le fond, on est sur du sable à 30m et il y a bien quinze mètres de visibilité. Je remonte doucement du fond et lorsque je tourne la tête, il y a un mur de liches arrêtées à me regarder, des énormes, par centaines ! Je tourne doucement l’arbalète, elles commencent à avancer mais ne sont qu’à 2m de la pointe, inratable ! J’ai un moulinet fait maison en aluminium avec 50m de corde à thon de 2.5mm. La liche me déroule tout le moulinet puis je fais du ski nautique pendant quelques minutes. Le piroguier qui a compris me ramène Rénato, mais lorsqu’il descend pour doubler la liche il voit qu’elle est bien traversée et qu’une seconde tourne avec elle. Il l’a rate dans l’excitation. Je remonte cette liche énorme, elle fait 45kg, photo au portique de pesée des Almadies. Je fini par l’attraper à la main, elle se débat vigoureusement, je passe mon bras dans son ouïe et ma main saisie sa mâchoire inférieure pour l’achever au couteau, elle se débat encore plus fortement et me rentre sa grosse arête dorsale dans le plexus et le traverse. J’ai toujours la petite cicatrice. Quelques minutes plus tard on revient sur le point de départ. J’en tire une seconde, mieux tapée je la ramène plus vite, elle est de même taille que la première. Je passe le fil au piroguier et la liche en surface, passe de l’autre coté de la pirogue. Il tire comme un malade, je lui dis : arrête, le vais la repasser. Non, non il continue à tirer comme un sourd (c’est le cas de le dire) et coupe le fil sur la quille du bateau => le poisson coule avec la flèche, je ne puis le rattraper. Juste en face de l’hôtel où nous logions, le piroguier nous emmène sur une cassure du plateau sur le sable. La cassure est à 24/25m, le sable à plus de 30m. Des milliers de chirurgiens noirs sont en pleine eau, mais dessous, des carpes rouges de plusieurs variétés sont là, dont des djabars énormes. J’essaye d’en tirer un à plusieurs reprises à 3m de distance, mais la flèche s’arrête sur les écailles, ne pénètre pas, gros manque de puissance. L’après midi le piroguier y part pêcher à la palangrotte et en sortira un de 82 et un de 84kg….. Cela n’existe plus de nos jours, comme les morues de 80 kg ont aussi disparues ou les thons rouges de 700kg. Le seul barracuda qui ne m’ait jamais chargé directement ce fut au Sénégal, et pas bien gros avec ça. C’est là aussi que je réalise mon premier thazard, pas gros non plus dans les 5 kg. Alors là, je suis devenu fan de ce poisson, vu les éclairs qu’il fait dans tous les sens et ne s’arrête qu’une fois mort d’épuisement. Le Sénégal s’est très vite appauvri en densité de poissons, les professionnels sont des dizaines de milliers à poser des filets, les chalutiers usines russes et chinois de la taille d’un paquebot, travaillent la nuit à quelques centaines de mètres du rivage. Les chasseurs suivants, venus de France ont été fort déçus pour la plupart. Voir les vidéos de Macjaam sur ses pêches actuelles en épaves. MADAGASCAR C’est un nouveau déclic comme mon arrivée en Vendée. Nous chassons à Sainte Marie pour la première fois, une petite île à quelques km de Madagascar sur la cote Est J’y fais la connaissance de Jean Claude Rémi, dit Jean Claude Bé, bé veut dire grand en malgache. En effet, il est grand et pèse surement 110kg. C’est aussi un érudit. Il a également dirigé un livre sur la chasse sous marine : le grand livre de la chasse sous marine avec aussi, avec divers auteurs et quelques photos que je lui ai passées, dont cette photo d’une pêche réalisée avec Roger et moi. Jean Claude ayant fait cette superbe dame tombée. En 1988, je fais la connaissance d’un copain de Titou, Roger qui me suggère de partir à Madagascar avec lui, il y est allé l’année précédente, il me présente Madagascar ainsi : ce n’est pas le secteur le plus riche en poissons mais tu ne le regretteras pas. Et nous voila partis pour Sainte Marie, petite ile d’une dizaine de km à quelques encablures de Madagascar. Nous atterrissons sur le tout petit aéroport, mais international, de Sainte Marie, en ATR depuis Tananarive, la capitale, atterrissage folklorique, le bord de l’aile aurait fauché les marguerites s’il y en avait eu. On traverse le lagon en pirogue avec les bagages et on se retrouve dans l’hôtel restaurant « chez Titi »(la compagne de Jean Claude rémi) avec ses bungalows à quelques mètres de l’eau. C’est sympathique, bon enfant et l’accueil est chaleureux. Petite anecdote malgache : nous avions envoyé un courrier pour prévenir Jean Claude de notre arrivée deux mois avant notre départ, elle est arrivée 14 mois plus tard…. Le portable n’existait pas encore à Madagascar et fort peu en France d’ailleurs seule la BLU de l’aéroport pouvait donner des nouvelles en direct une fois par semaine !! Dès le lendemain Jean Claude et son piroguier nous emmène chasser dans le lagon et sur ses bordures. Jean Claude a été champion du Maroc, donc c’est un chasseur de haut niveau. Il m’explique ce que l’on chasse et ce que l’on ne tire pas. Cette première sortie, je ne fais rien, nada. La cause en est le fusil pneumatique Muréna que j’ai acheté avant de partir et avec lequel je loupe tout, heureusement j’ai aussi pris le 110 que j’avais au Sénégal. Peu à peu je fais connaissance avec le monde tropical, de suite ce sont les pélagiques qui m’attirent, principalement les carangues pour débuter. Jean Claude est en train d’écrire son livre sur la chasse sous marine et il publiera dedans quelques photos de notre rencontre et des pêches de bars faites avec Titou en France. Au bout d’une dizaine de jours, Jean Claude est occupé, nous montons alors avec le piroguier à quelques km vers le nord, dans un lieu magnifique : Ansara. Un Lodge vétuste mais avec de beaux restes, culmine sur une petite colline verdoyante, avec une immense pelouse qui descend jusqu’à la mer 100m plus bas. Un cannellier majestueux couvre une partie du Lodge et le matin, des centaines de mainates vous réveillent en sérénade en sifflant à qui mieux-mieux. Un petit paradis. Les chasses sont splendides, une dizaine de belles carangues de toutes sortes, couvrent le fond de la pirogue, on a compté sept variétés différentes. On fait accommoder une petite dans les cuisines du restaurant et le reste, c’est le « pour boire » du piroguier qui va les vendre dans les villages alentours. Je trouve un sec autour duquel tournoie un maelstrom de carangues gros yeux, j’en tire une que j’enfile sur la corde qui relie mon fusil à la bouée. J’en tire une seconde que je remonte doucement, c’est alors qu’un requin bouledogue surgit et fonce sur ma carangue. Je tire alors un coup sec sur le fil de flèche et il la loupe fait demi-tour et me fonce dessus ! J’ai juste le temps de prendre mon fusil qui flotte à coté de moi pour m’en servir comme débordoir, il se détourne au moment où je lance mon bras pour le repousser, c’est un bien gros d’une centaine de kilos. Je pars à l’abri, près du bord dans moins de fond mais au bout d’une heure, comme je ne vois rien, je reviens alors vers le sec. Les carangues ne sont plus là, mais de la surface je vois 20m plus bas, de magnifiques failles horizontales, d’un bon mètre de profondeur, qui strient la roche volcanique. Je descends au fond et fais un agachon dedans. A ce moment je sens mon fusil qui me tire le bras en arrière, c’est le bouledogue qui se frotte contre une de mes carangues à mi hauteur sur le fil de la bouée (c’est leur moyen de gouter, avec la peau). Il me voit à ce moment précis et fonce sur moi en bas, ou plutôt arrive sur mes palmes qui sortent de la faille, j’ai juste le temps de retourner mon fusil et de lui décocher une flèche à l’instant précis où il allait refermer ses dents sur mes palmes. Je le rate dans la panique, mais lui fais tout de même une balafre sur le menton. Je ne le reverrai plus, heureusement. Le lodge fut détruit par un cyclone terrible, quelques temps plus tard. Notre retour vers la France est emprunt de souvenirs enchanteurs. Nous diversions dans l’avion et une idée surgit : Et si on s’installait à Mada, pour créer un centre de chasse sous marine et terrestre ? Je possède les deux diplômes nécessaires à la réalisation et à l’installation. L’idée murit, fait son chemin et l’année suivante nous repartons pour Madagascar, mais cette fois 6 semaines, le temps de trouver l’endroit idyllique. Il faut d’abord expliquer que Madagascar fait 1700km de long pour 350 de large, c’est la France et l’Espagne réunis en longueur. Peu d’infrastructures routières, une seule ligne de chemin de fer (folklorique), avec un train par semaine. Les vols d’avions sont pratiques, 9 aéroports dont certains sont simplement des pelouses…tondues par les vaches qu’il faut évacuer avant l’atterrissage, le pilote faisant un premier passage en rase motte… Ce sera d’abord Maintirano sur la cote ouest, réputé pour ses millions de carangues. Hélas arrivé à Tananarive, la capitale, air Madagascar (surnommée air inch allah, par les karanes) nous apprend que le vol pour Maintirano a été annulé, il n’y en a plus ! Après 24h à tourner en rond, on prend un vol pour Diego-Suarez, au nord de l’île. Le secteur est superbe…lorsque le varatraz ne souffle pas. C’est un vent qui s’accélère sur la pointe de Madagascar et souffle violement les ¾ de l’année. Les poissons abondent : mérous de toutes tailles, carangues, carpes rouges, nasons de plus de 3 kilos et même thon à dents de chien dans la passe. On ne peut sortir que de 6h à 9h, ensuite c’est infernal. Nous louons un 4x4 et son chauffeur pour aller voir de l’autre coté de Diego, coté canal Mozambique avec 40km de piste. C’est la baie du courrier, bien abritée du vent et fabuleusement riche à cette époque. Mais il n’y a personne, un désert à part un petit hameau de pêcheurs de quelques habitants. On en déniche un qui nous emmène à la pagaie un peu plus loin. Je vais voir le plus gros barracuda de ma vie, plus de trente kilo à deux mètres de moi, un œil comme un verre à apéro. Je n’ai pas le temps de le tirer qu’il est déjà reparti. Je vais tout de même faire une babonne et un beau mérou malabar de 18kg dont un requin bouledogue aura la prétention de se l’approprier, non mais ! En réalité, je n’en mène pas large, c’est ma seconde rencontre avec un requin agressif. Nous discutons avec notre chauffeur de 4x4, un autre érudit sur la nature, ancien chauffeur du colonel à l’époque des français. Il nous emmène le lendemain matin chez le gouverneur de Diego qui serait propriétaire des terrains du secteur de la baie du courrier, car le coin semble convenir à nos désidératas. On y a vu aussi plein de cailles, quelques perdrix et canards et des dizaines d’ilots devant nous. Capture d’écran sur google earth de la baie du courrier, l’océan indien est à droite avec l’immense baie de Diego et la mer d’émeraude, et le canal de Mozambique à gauche. . La femme du gouverneur nous dit de revenir à 14h pour discuter affaire avec son mari. Notre chauffeur, qui nous attend dans la voiture, nous demande : « si ce n’est pas impoli, que voulez vous faire avec le gouverneur ? » On lui raconte alors notre projet. « Malheureux, ne faites pas ça, les terrains appartiennent à l’armée, le gouverneur n’en est que le gestionnaire. Vous vous ferez expulser lorsque vous aurez bâti votre centre ! » Il existe un dicton populaire à Madagascar : qu’est-ce qu’un millionnaire ? C’est une personne arrivée milliardaire ! (En Aryari) L’arnaque principale est sur les terrains, sujet complexe à souhait avec des lois biens différentes des françaises. Le varatraz (nom du vent local) soufflant sans s’arrêter pendant 8 jours, nous quittons Diego et nous prenons un vol pour Nosy Bé. C’est une île très touristique, de 320 km², avec d’anciens volcans devenus des lacs sacrés où vivent des crocodiles par dizaines. Très belle, coté canal Mozambique, donc protégée des vents dominants, les alizés. La vie y est aussi nettement plus chère qu’ailleurs. Nous nous retrouvons dans des bungalows sur la plage, avec pour voisines une femme d’ambassadeur et sa sœur, charmantes toutes les deux. Un vazah français (vazah veut dire étranger mais ce n’est pas péjoratif) nous emmène faire trois sorties dans le quartier. Pour cause d’eau très sale, les deux premières sont des fiascos, je prendrai une belle babone (plectropomus laévis) de 14kg tout de même. La troisième sortie, nous partons à 3 pour partager les frais vers le banc du large. Peu de vie ce jour là, nous chassons sans bouée à cause du vent ; je fais un petit thazard et j’arrive sur la fin du banc, au moment de repartir, je descends en feuille morte jusqu’à quinze mètres, je commence à remonter lorsque j’aperçois alors plus bas un TDC qui tourne et monte doucement vers moi. Je le laisse venir, je m’applique et lui décoche ma flèche au milieu du dos, il est très gros. Il fonce immédiatement vers le fond à plus de cent mètres, mon moulinet en alu fait maison ne dévide pas assez vite et le thon me descend, le moulinet de peu de contenance avec ce gros fil de 2.5mm, est vite vide et le tdc me descend rapidement, je prends alors le fusil à deux mains et tire violemment pour lui faire faire demi tour. Il se déchire alors, je ne l’avais pas traversé avec un seul sandow, heureusement car quelques seconde de combat de plus et j’étais occis car il m’a descendu à bien 25m alors que je n’avais plus d’air. Finalement nous n’avons pas trouvé de lieu idéal pour nous implanter, et puis les avertissements répétés sur les tentatives d’arnaques nous refroidissent sur le projet. Nous ne reviendrons dorénavant que pour chasser. En 1990 je me fais construire une maison en France, donc plus de moyens pour les chasses exotiques, puis mon métier d’éleveur périclite par des maladies importées. Il me faudra attendre quelques années pour faire une petite excursion aux Canaries. Je n’ai rien vu ni fait de transcendant pour cause de mauvais temps. Je change de métier et m’installe comme ferronnier, et c’était ma formation première. J’ai toujours aimé construire et façonner quelque chose à partir de barres de fer brut. Mon ami Roger s’est alors installé à Morombé, petite commune à 180km au nord de Tuléar. Il faut donc atterrir à Tananarive, la capitale, puis prendre un vol pour Tuléar puis un dernier vol pour Morombé….quand les vols internes sont effectifs. Air Madagascar n’a pas peur de vous vendre des billets dont les vols n’existent plus depuis plusieurs mois. Ou alors y aller en 4x4, il faut deux jours à rouler 12 heures par jour, à la bonne saison ! Ma première chasse à Morombé en 2000, se déroule dans des eaux turbides, à la fin de la journée on a rien vu et au moment de rentrer on se fait la passe du lagon à la dérive descendante. Le courant est violent, je m’approche du bord de la passe et m’agrippe sur une patate pour ne pas être emmené, dans juste quelques mètres d’eau. Bloqué sur ma patate je vois des ombres furtives à 3 mètres mais impossible de bouger le fusil, les tourbillons sont vraiment costauds. Finalement je trouve la solution : je descends, je m’agrippe sur une patate et je coince le fusil en position de tir vers le haut pour voir en contre-jour, il faut seulement qu’une carangue passe devant la pointe. La troisième tentative est la bonne, je tire une grosse ombre et pars en ski nautique rapidement derrière elle. Le piroguier me suit et au bout de dix bonnes minutes, la carangue faiblit et je peux la ramener au bateau : une GT de 34kg. Pas mal pour un premier jour! (les photos étaient sur papier, et pas toujours de bonne qualité) On peut voir la qualité de l’eau, la sortie du lagon est à quelques centaines de mètres et c’est cette eau qui ressort. Je retournerai chasser 6 années à Morombé, avec des bonnes et des moins bonnes années, surtout vers la fin, les Vezos, peuple de cette région de Madagascar sont des pêcheurs hors du commun, il partent à 30km au large sans GPS et sont capables de retrouver des remontées et les filets qu’ils y ont posé, alors que l’on ne voit plus la cote. Mais voilà, des collecteurs de poissons se sont installés sur la cote et fournissent gratuitement des filets à ces pêcheurs qu’ils devront payer avec les poissons ensuite. On voit des filets partout….et des poissons beaucoup moins. Une de mes plus belles prises sur cette cote ouest, sera ce thazard de 24.5kg mon plus gros à l’heure actuelle mais ridicule en comparaison de celui de Roger de 35.5kg. La dernière année j’y fais la connaissance de celle qui deviendra ma femme, copine de la femme de Roger. L’une des remontées au large, on la surnomme la remontée aux babonnes. Elles y sont nombreuses. On choisit donc les plus grosses et on se limite à 3 par chasseur. Une fois le quota fait, on part sur les bords du tombant pour les pélagiques, j’adore chasser les Thazards et les aprions. Un jour je suis tombé sur un thazard qui dérive doucement, bien plus de trente kilo, je m’approche de lui, vise la base du crâne par le dessus et…la flèche ne part pas. Quelle déception. Une autre fois, sur ce platier, le piroguier vient me chercher, Roger a tiré un marlin et a du mal à s’en sortir. Il me dépose à coté de Roger, qui remonte doucement le marlin. Je descends pour le doubler, place mal la flèche qui ne le foudroie pas, il fait un rush, et emmène Roger sous l’eau car il s’est empêtré dans le fil de vie du fusil. J’arrive à bloquer le marlin et à remonter Roger qui suffoque. Un joli marlin noir de 54 kg Je vais aller 6 années à Morombé, jusqu’à ce que je me fâche avec Roger. Dommage. En 2008 nous montons à Majanga avec ma femme, depuis Tamatave avec une R25 achetée 3 francs six sous. On reste parfois coincés dedans, les serrures électriques des portières ne voulant plus s’ouvrir… Deux jours de voyage et on arrive finalement dans le secteur le plus torride de Madagascar. Un gros fleuve de boues rouges y déverse ses milliers de tonnes de limons dans le canal du Mozambique et salit la mer sur plus de 10km. Comme accueil, 22 chalutiers français aux couleurs rouges et noires, suivez mon regard, sont à couple dans le port et donc, une évidence le poisson est poursuivit intensivement, industriellement. Pour sortir, il faut choisir entre un bateau rapide à 500€ la journée ou une pirogue à 50€ avec 25cv qui met 2h30 pour se rendre sur les premiers lieux chassables. Le portefeuille nous oriente de suite vers la seconde solution. Juste quelques poissons pour dire de ne pas revenir bredouille lors de ses sorties. L’année suivante, nous montons sur Diego Suarez qui m’avait laissé de bons souvenirs. J’y fais la connaissance de divers chasseurs et nous sortons chasser dans la mer d’émeraude et juste après, en montant vers le cap d’ambre. Il reste encore beaucoup de poissons même si la pression de pêche monte en grade. Il y a de belles carpes rouges dont le challenge c’est d’en sortir une, deux c’est très très bien, trois c’est un exploit, car sur le secteur elles sont particulièrement farouches, ce n’est pas partout identique. A Diego j’y ferai plus tard, l’un de mes plus gros jobs aprions, 10.5kg et également ma plus grosse babonne en plectropomus maculatus de 11.5kg. Diego c’est bien en décembre où le vent faiblit, mais autrement peu de périodes propices sauf à rester à l’abri dans l’immense baie, la seconde la plus vaste du monde avec 50km de pourtour et la mer d’émeraude mais peu profonde où les pélagiques ne circulent pas. Ci-dessus, pêche à Diego Suarez, en 2014 au 140 BWK simple sandow Un copain Alex, fera cette superbe babonne royale (plectropomus laevis)de 19 kg et quelques l’année suivante. -
Chasse dans le jus
dom85 a répondu à un(e) sujet de carlito22 dans Chasse en général & Présentations
Sur un 100, une longueur de fil, si le fil est attaché à la tête du fusil, la flèche va tout de même à 4.40m de la tête du fusil! C'est déjà hors de portée Et si on rajoute la longueur du fusil plus celle du bras, on est à plus de 6m de l'oeil ..... -
Bienvenue tout un programme ton pseudo!
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- martinique
- marseille
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(et 3 en plus)
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Histoires de chasses sous-marines
dom85 a répondu à un(e) sujet de dom85 dans Chasse en général & Présentations
Ne t'en fais pas, celui là il est long et fourni 😊 l'épisode suivant déjà parle de comment je suis arrivé à Madagascar, après le reste du matériel -
Se fabriquer des palmes pour ne pas aller trop profond, pour l'apnée sportive en piscine par exemple
dom85 a répondu à un(e) sujet de Saber Me dans Apnée Snorkeling
je pense que tu t'es renseignée, car il faut faire attention, la résine époxyque, il y en a beaucoup de sortes, variétés et à tous les tarifs -
Couteau de nageurs de combat année 50
dom85 a répondu à un(e) sujet de biman dans Matériel de chasse sous-marine
J'ai pas compris, il cherche ou il vend?
