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dom85

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Tout ce qui a été posté par dom85

  1. Merci d'avoir fait ce test Tu as fait combien de tirs avec chaque fil? En changeant la cible pour éviter que la flèche ne repasse par un trou précédent? Sinon, résultat léger avantage nylon, tu peux envoyer tes tests à ces fabricants de dyneema 😁, et leur dire de refaire leur tests
  2. Sur un 75, on doit sentir la secousse en fin de fil lorsque l'on rate le poisson, sinon faut changer ou raccourcir les sandows
  3. C'est dommage, je dois avoir plus de mille sleeves de toutes sortes depuis le 120 jusque le 250 et 300....., mais Mada c'est un peu loin même si je les donne, cuivre et alu
  4. j'ai fait deux ans de nettoyage de foret, giro-broyeur et tronconneuse, pendant que je passais mon diplome de garde -chasse. Tenir pendant 5 h une grosse tronconneuse, plié en deux relève du travail de force, indéniablement, je me suis bousillé le dos à cette époque. Epoque où la tronçonneuse de 60cm de lame pesait 10kg, où l'on ne mettait pas de casque ni de bouchons d'oreille, juste des gants et aucune sécurité sur la machine( il y a 50 ans) Un film a voir absolument sur les bucherons, avec Steeve Mac Queen, Rock hudson et James Dean ....: Géant
  5. C'est de cette photo dont je parlais pour la plate noire, variété de merou bien rare à Mada J'ai du en faire seulement 4 ou 5 en 35 ans dont cette jolie:
  6. belles couleurs ce maori, et une rare plate noire
  7. la même methode que le chti pour les vis de fixation de mon moulinet dans tube carbone
  8. C'est à ça que servaient les compétiteurs engagés par les marques, à tester le matériel avant la mise sur le marché Le spnsoring ne coute quasi rien et les sponsorés n'ont que des retours positifs car ils espèrent bien continuer à avoir du matériel gratuit
  9. j'ai subit 5 ou 6 charges de bouledogue et une d'un gros dagsit, durant toutes ces années, c'est assez faible en somme, plus un corail qui me faisait une danse macabre 😁 je dois être au quatrième que je dégomme, que des bouledogues, l'espèce la plus présente ici Il se tue 100 millions de requins par an chaque année, alors c'est pas les 4 que j'ai déglingués en 35 ans qui change quelque chose, sauf que j'ai remarqué que si j'en dégomme un au lieu de le laisser sur une zone, les poissons reviennent au lieu d''être absent.
  10. et voilà les sentimentalistes qui reviennent. Vous trouvez normal de descendre des superbes mérous mais pas un requin? Un requin c'est un poisson comme un autre, sauf qu'il est potentiellement DANGEREUX Avant je leur foutais la paix sauf s'ils me chargeaient, maintenant j'ai compris qu'il me vidaient une zone lors de leur présence, du coup je les flingue et pas pour leur piquer le cul.
  11. Là, tu vas remuer le couteau dans la plaie
  12. dom85

    requin

    Putain! Les mecs dans les bateaux, des nullités de premier ordre. Mon barquero me fait çà, c'est lui que je jette à la mer! De toutes façon Erich Ritter, le disait sans arrêt: il n'y a aucun risque
  13. Euh, ce post à 5 ans.... Dans outre-mer, il y a un post dédié aux compagnies aeriennes
  14. Ah oui, 28.5kg ça commence a faire un beau morceau J'aurai dit un gris du récif également, appelé aussi dagsit, mais je ne suis pas non plus un spécialiste
  15. le plus simple, c'est de se mettre sur le site de la vidéo, la démarrer, mettre sur pause et prendre le http complet comme lien Bienvenue sur le forum
  16. CHANGEMENT DE REGLEMENT SUR AIR AUSTRAL Les bagages sportifs ne sont plus gratuit, c'est fini Tarif pour un sac de plongée ou un sportube: 50€ en vol regional et 100€ en long courrier .......
  17. je vous passe un extrait de ce que je raconte sur les requins dans" histoires de CMS", c'est dans un opus à venir sur les poissons tropicaux: Bref en chasse sous marine le cas le plus fréquent, c’est l'arrivée d’un ou des requins dès le tir d’un poisson, surtout avec des carangues qui gigotent beaucoup. Les requins essayent de s’approprier le poisson. Si vous êtes couillu, et le poisson presque occis, vous le ramenez à vous de suite et vous montrez que c’est vous le proprio, ça fonctionne à presque tous les coups, si ce n’est pas une meute affamée qui tourne déjà depuis un moment. En chasse sous marine, le principe de précaution veut que l’on change de secteur si des requins sont présents en nombre ou des particulièrement dangereux du style longimanus, tigre ou bouledogue. Ils sont là, c’est leur secteur, à vous de déguerpir. Par contre, il n’y a rien à l’horizon, vous tapez une carangue ou un aprion et un requin surgit du fond, là pour pouvez jouer le coup de bluff et vous montrer vindicatif : c’est à moi, pas à toi. Ils comprennent fort bien le rapport de force, d’ailleurs ils ne comprennent que ça. Gaffe quand même votre arbalète est déchargée et si c’est un teigneux il faudra alors le repousser avec le fut comme d’un débordoir, cas de ma première rencontre avec un bouledogue à Sainte Marie, mes coéquipiers s’étant éloignés de la zone de chasse.
  18. dom85

    requin

    Effectivement ce ne sont pas des féroces, ma mémoire commence à beuguer..😁 Oui pas de soucis pour tes liens, au contraire
  19. ben tiens que les poissons ne se caltent pas! J'ai pas une seul thazard en leur présence ni une carangue, même les aprions déménagent Z1 en flingue régulièrement à la 9mm dans un lupara pour avoir la paix dans la passe C'est lui qui avait montré comment réaliser un lupara, c'est à la portée de n'importe quel bricoleur. Perso je m'en suis fait un avec du calibre 20, ca doit pouvoir nettoyer un grand blanc 😄. Mais je l'ai jamais sur moi car rencontre trop rare, on est bien plus pauvre en poissons pour les retenir, donc maintenant je les flingue à la loyale, comme dans un western 😁
  20. Exactement J'avais une zone où le courant lors des grandes marées était trop fort pour être remonté. j'ancrais le bateau lorsque j'étais seul, une bonne heure avant l'étal. je partais avec le courant faire mes coins et revenais avec le courant inverse . Fallait pas se louper car j'étais à 2km de la cote
  21. Oui la corde à thon tient bien dans la main, le dyneema lui glisse, puisqu'il a un coef de frottement plus bas: et paf, 2 sous dans la musique!😂 Au fait on attend les résultats des tests, Marc'O
  22. Sympas vos vidéos
  23. opus 5, les poissons Le lieu jaune Ce joli poisson d’Atlantique préfère les eaux fraiches, et donc on le rencontre plus gros et plus nombreux au fur et à mesure que l’on monte vers le nord, et même très abondant en Angleterre. Petit il affectionne les laminaires, un peu plus grand, il se tient juste au dessus des laminaires en bandes. Un poil au dessus, dans les 25/30cm, il commence à se tenir en pleine eau en bancs de quelques dizaines d’individus et plus gros, lorsqu’il approche et dépasse le kilo ils sont en petits comités restreints voire solitaires pour les bien gros. Plus il grossit, plus il affectionne également le courant où il peut chasser ses proies, puisque c’est un prédateur au même titre que le bar. Il ne se met jamais à trou, mais adore tourner au dessus des épaves. Il commence à nous intéresser au dessus des trente cm car il atteint alors une maille suffisante pour être tiré, et….savouré, c’est ce qui cause sa perte. L’agachon est la technique typique du lieu jaune, vous n’en ferez jamais à trou, difficile à l’indienne puisqu'il se tient en pleine eau, et à la coulée il est assez craintif, sauf justement au dessus des épaves un peu profondes, en pratiquant en feuille morte. Mais bien positionné à l'agachon, sans remuer ni faire de bruit intempestif, vous avez toutes les chances d’en tirer un, deux si vous êtes bon et plusieurs si vous vous y prenez parfaitement. Deux anecdotes à son sujet. La première lors d’une compétition à Douarnenez. Nous partons à la palme du bord pour rejoindre une roche assez éloignée, 1.5km environ. Mauvais palmeur je ralentis mon équipier et lorsque nous arrivons sur la zone, il y a déjà 4 planches avec 2 ou 3 vieilles déjà suspendues à l’accroche poissons de chacune. On réussi tout de même à en faire 2 justes valables, lorsque tout le monde quitte cette roche isolée où seuls des labres juvéniles trainent encore. Ayant basé notre stratégie de chasse sur cette roche, on insiste. J’essaye de descendre un peu plus bas pour agachonner, vu que le fond est à 25m, je me contente d’une marche sur le tombant, sous les laminaires vers les 17m. Un gros banc de lieus vient me voir, la maille du poisson blanc est à 500gr, il ne faut tirer que les plus gros. Je finirais par en faire près d’une dizaine de valables, mon équipier ne pouvant agachonner à cette profondeur, puis la marée descendante et mes tirs répétés feront fuir ce gros banc de lieus jaunes. Quelques poissons glanés de droite et de gauche nous vaudront au final, la seconde marche du podium. Le premier gagnera avec deux vieilles et 21 dorades grises valables sur 22, prisent sur le sable à 21m de fond à l’agachon. Chapeau ! La seconde anecdote se situe à Saint Guénolé, endroit où se situe la roche du préfet. Juste devant, un sec affleure la surface et à marée haute, lorsque la houle ne sévit pas (c’est hyper dangereux, la famille du préfet y est passée), on peut agachonner sur le haut du sec, dans 1.50m d’eau. Je suis en position, bien accroché avec plus de dix mètres de visibilité lorsque je sens une présence sur ma gauche. Je ne bouge pas d’un mm, j’ai le bras légèrement tendu vers l’avant. Je vois arriver doucement mais alors très doucement, juste poussé par le courant, un superbe lieu jaune. J’attends patiemment qu’il passe devant mon fusil, instinctivement je sens qu’au moindre geste il va gicler et lui sent ma présence mais ne me voit pas. La flèche le prend derrière l’œil et tient bien. Il ne pouvait me voir, son œil droit atteint de kérato-conjonctivite le rendait borgne. Il faisait 5kg vidé. Il faut bien que la chance aide quelquefois le chasseur. De très gros 7/8kg trainent sur les pointes de Bretagne dans les courants violents. Ils sont réservés aux chasseurs expérimentés vu les conditions périlleuses de ses secteurs. Il faut un fusil bien maniable dans le courant et un long ardillon afin qu’il ne se déchire pas, sa chair et sa peau étant fragiles. C’est peut être le seul cas où je chasserais avec un double ardillon. Il se perd facilement si vous le tirez sous la ligne latérale car non seulement il est fragile mais se débat farouchement. Le 90 ou 100 me semble idéal pour ce poisson. Selon le fisbase, il pourrait atteindre 18kg ! Il doit y avoir bien longtemps que ces monstres ont disparu de la planète tel les morues de 80kg. Le record du monde enregistré est de 5,5kg, c’est tout de même bien faisable de le rétamer ce record. C’est un poisson excellent, mais qu’il faut le manger de suite, ne surtout pas le faire rassir au frigo. Frit doucement à la poêle et au beurre, on ne peut plus simple pour se régaler. Il faut gratter un peu les écailles avec un couteau et on le fait cuire avec la peau. Le lieu jaune est en voie de forte régression, surpêché, et bien chassé avec les quotas de bars qui poussent les CSM vers sa capture, ses effectifs diminuent sévèrement en France, il reste abondant chez nos soit disant amis grands bretons, bien plus respectueux de leur ressource. Les noms communs du Doris me semblent bizarres, en effet les noms de colin et merlu étant normalement réservé au lieu noir et à la merluche. Noms Autres noms communs français Colin, merlu, moruette, merluche blanche (Normandie, Picardie), léonek, lebourc'h, officier (Bretagne), ane petit (île d'Yeu), abadira (Pays Basque) Noms communs internationaux Pollack, lythe (GB), Abadejo (E), Lyur (R), Lubbe (DK), Merluzzo giallo (I), Witte koolvis (NL), Bacalhau (P), Bleka, lyrtorsk (S), Grazniak, rdzawiec (Pol) Synonymes du nom scientifique actuel Gadus pollachius Merlangus pollachius J’ai capturé un jour un lieu jaune, qui était noir, mais ce n’était pas un lieu noir, bien un jaune atteint peut être de mélanisme. La ligne latérale est en S pour le jaune et droite pour le noir. Le lieu noir, son proche cousin est nettement plus rare que le jaune en CSM, car il se tient au large en profondeur. Je n’ai eu l’occasion d’en faire qu’un seul d’à peine le kilo en pleine eau, seul isolé un peu au large de l’ile d’Yeu. Aucun intérêt pour ce poisson dont la chaire n’offre pas grande saveur, elle a juste l’avantage d’être la moins chère du marché. Il est souvent vendu surgelé, coupé en carré avec de la sciure dessus comme disait Coluche. Pour aller avec le lieu jaune: Les gadidés La famille des gadidés est bien fournie, en dehors du lieu noir, ce sont de bons poissons recherchés pour justement leur qualité culinaire La morue, plutôt rare depuis sa quasi extinction, elle revient doucement en Manche et Bretagne Nord. Le plus difficile c’est de la rencontrer, après il suffit d’appuyer sur la queue de détente de votre arbalète. Poisson de pleine eau sur fond de sable de préférence, ainsi que les laminaires. Les méditerranéens ont la mostelle, qui a l’inverse du lieu jaune ne se tient pour ainsi dire qu’à trou. Une fois repérée, elle est morte car elle ne bouge plus ou si peu. Le merlu n’est pas pour nous, hors de notre portée, dommage car il est vraiment excellent en darnes par exemple. Les marseillais l’appellent merlan, ce qui n’a strictement rien à voir en Atlantique, un autre Gadidé de fond également. Les autres variétés de gadidés genre aiglefin, merlan sont aussi fort peu rencontré par le chasseur car des poissons de sable et du large. Le gadidé à notre portée et surtout du débutant c’est le tacaud. Souvent méprisé par ce que fort mal traité. Croyez-moi un tacaud frais et frit au beurre avec un jus de citron, c’est du top niveau. La plupart du temps il a une sale gueule sur les étals, peu appétissant et même repoussant. Pourquoi ? Tout simplement par ce que ce petit gadidé doit être impérativement mangé au sortir de l’eau. Pêché à 16h, mangé à 20H. Le lendemain midi, il est déjà en voie de dégradation, sa chair devient transparente et flasque. Il faut d’abord le vider aussitôt capturé. On le trouve dans et devant les trous, les ragues, à la limite du sable/vase. Dans 4 à 25m de profondeur, très souvent en association avec le homard et les congres. Il y a souvent 100 à 200 individus sur ces spots, le plus dur c’est de sélectionner des poissons de plus de 200gr. Il affectionne aussi les épaves. Il n’a vraiment pas peur, même en vous y prenant mal, vous devriez arriver à en faire 3 ou 4. Comme tous les gadidés, sa chair est fragile et il se déchire facilement. Un ragueur de 50cm est largement suffisant pour le capturer et ne pas abimer sa flèche. C’est aussi un sauve brocouille de première. Je le trouve sympa ce petit poisson. Le congre Aie, aie. Poisson indolent que tout débutant débusque facilement à l’entrée des trous sur le sable en priorité, parfois à faible, très faible profondeur. C’est un poisson réellement dégueux à tirer, d’abord par ce qu’il est recouvert de mucus qui colle à votre combinaison comme une teigne sur un pull over, et je ne parle pas de l’odeur… mais de plus pour le tuer net, ce n’est pas facile. Il faut placer sa flèche bien au milieu du crane, juste derrière les yeux. Trois fois sur quatre, il va se bloquer dans son trou en prenant appuis avec le reste de son corps pour reculer. Les ennuis commencent! S’il fait quelques kilos, pas de soucis, mais s’il fait quinze à vingt kilos, il n’y a qu’une solution, c’est le « à toi, à moi ». Vous mettez une palme de chaque coté du trou, vous attrapez la flèche à pleines mains, ensuite vous priez le seigneur de n’avoir pas acheté une flèche chinoise, puis vous tirez de toutes vos forces. Ça va venir et repartir s’il n’est pas sonné, d’où le « à toi, à moi » et lorsque ça commence à sortir vous l’éjectez au dessus votre épaule. Là il y a danger, il va la plupart du temps se mettre à rouler sur lui-même à grande vitesse. Vérifier bien avant de commencer, de ne pas être entortillé quelque part avec la ficelle et laissez le faire, de toute façon vous ne pourrez pas l’en empêcher. Les ennuis ne sont pas finis, il va s’entortiller sur votre flèche et la plier si elle n’est pas acier ressort. Puis il faut l’achever au couteau, c’est là qu’il va pourrir votre combi ainsi que lors du vidage des boyaux (on pourrait parler de vidange...) indispensable à faire en pleine mer, sinon c’est le bateau qui sera pourri. Vous pourrez frotter votre splendide combinaison devenue parfaite en camouflage, avec du sable sec sur la plage pour enlever le mucus. Sinon, c’est votre femme qui va vous agonir d’insultes au retour. Vous pouvez couper la queue depuis l’anus et la laisser aux crabes et crevettes, c’est bourré d’arêtes. Ce n’est vraiment terrible à manger (sauf pour quelques personnes atteintes encore d’agueusie), un gout d’ammoniaque est parfois présent. En réalité, c’est parfait dans la soupe de poisson, j’en tirais un pas trop gros une fois l’année pour cette bouillabaisse superbe que me faisait ma mère. A l'étale de marée haute, ils ont tendance à sortir de leur trou et à se balader dans les laminaires, il est bien plus facile à faire dans ce cas de figure. Attention aussi à vos doigts, sa gueule est puissance et ne lâchera pas ! Ils chassent surtout la nuit car c’est un prédateur. Son poids peut atteindre 50kg, il est alors monstrueux, avec des yeux vitreux tel des soucoupes, et comme déjà mort. Je vous conseille de les laisser tranquille à ce stade. Le plus gros que j’ai vu ainsi n’était qu’à deux mètres de profondeur, dont un mètre du corps (gros comme le mien) sortait des blocs d’une digue, il ondulait au rythme de la houle. J’ai fais un gros détour et arrêté de tirer les sars sur cette digue, la rencontre de ce monstre, c’était le jour de la pêche exceptionnelle de sars racontée plus haut. Les épaves en sont parfois remplies, ils adorent les tuyauteries. Vous n’imaginez pas le nombre de congres, que peuvent sortir les marins à la palangre. J’ai vu un bateau espagnol de plus de trente mètres remplir ses cales de congres en quelques jours sur un seul spot. Impressionnant de voir toute la journée, des congres monter à bord sans discontinuité. Bref il n’est pas en voie de disparition, loin de là. Il habite les mêmes trous que les homards et les mangerait lors de leur changement de carapace… J’ai déjà raconté l’anecdote du congre attrapant a tête de mon fusil et l’agitant à tout va, après avoir tiré un bar, et ce n’était pas un gros, mais surement un teigneux. Je n’ai pas entendu parler de congre agressant un plongeur ou chasseur sciemment. Mais tout est possible, je me suis bien fait agresser pas un bar, mais il était alors, acculé. C’est le fiélas des méditerranéens, il était autorisé en compétition mais pas en Atlantique, sauf une compétition qui s’appelait : le congre d’or. J’ai fait second à cette compétition sans un seul congre, mais j’ai raflé toutes les coupes ce jour là : second, plus bel accroche poisson(le plus grand nombre de variétés de poissons) et le plus gros poisson blanc avec un sar de 2.340kg.Je suis le Poulidor de la CSM, 4 fois second jamais premier ! Le congre est un prédateur de toutes sortes d’espèces et même de cadavre. Il y a de belles photos de congres avalant sar et vieille dans le Doris. Mon père a ramené au bord de la plage un cadavre humain auquel il manquait la tête, il est sorti de par le cou un congre et des crabes verts….Bon appétit ! Noms latin : conger-conger Autres noms communs français : Anguille de mer, fielas, serpent Noms bretons : silienn-vor (anguille de mer), silienn du (anguille noire, pour le congre de roche), silienn c'hris (anguille grise, pour le congre vivant juste en dehors des algues), silienn wenn (anguille blanche, pour le congre de sable), silienn c'hlas (anguille bleue, pour le congre de taille moyenne), labistrenn (désigne également l'individu de taille moyenne), foet (fouet, de taille moyenne), koukouienn (pour le juvénile), krenerez (trembleuse, pour un congre tout en graisse qui tremble et qui se défend mal), silienn gozh (vieille anguille) ou silienn vouc'h (anguille émoussée) pour l'individu très âgé. Le pluriel est généralement sili ou silioù." Noms communs internationaux Conger eel (GB), Gemeiner Meeral (D), Congrio (E), Congro (P), Grongo (I) Le thon rouge (thunnus thynnus) Je mets le nom latin en premier car l’appellation thon rouge recouvre commercialement plusieurs poissons : l’albacares(albacore ou thon jaune), le thon obèse et les thons rouges du sud. Un marin de thonier senneur vient régulièrement au club nautique de Tamatave et on discute quelques fois de leurs prises et des commercialisations. Bref, en l’occurrence, il s’agit du thon rouge d’atlantique et de méditerranée. Que vous faut – il comme équipement pour le pêcher, car c’est parmi les choses les plus importantes, l’équipement. En premier lieu : une bague, sésame indispensable si vous ne voulez pas voir bateau et matériel saisi et vendus aux enchères, une poignée de cerise en plus, et vous n’aurez plus de sous puisqu’il aura fallu régler un PV bien salé. Deuxièmement, il vous faut un peu de plomb dans la tête et de l’expérience, sinon c’est perte d’un certain nombre de poissons, assuré et garanti ! Il vous faut un fusil surpuissant et TESTE en live ! Demandez à ~Gégé~ ou à Adzhoo (guides de pêche au gros) le nombre de chasseurs qui arrivent le sourire aux lèvres avec leur fusil direct du vendeur ou de leur fabrication, avec lesquels ils sont incapables de faire un seul poisson, c’est au minimum un sur deux, et ils sont persuadés du contraire, et de plus, il y a de la place sur un thon! Bref il y a quelques marques connues et reconnues que vous pouvez acheter mais qu’il est indispensable de tester pour être sur qu’il ne tire pas dans les coins. En premier, la pointe détachable de la flèche, prenez un ice pike de chez Riffe ou une pointe Mori, les autres vous risquez de ne vous en servir qu’une seule fois. Avec l’évolution, les chasseurs aguerris préfèrent le tirer avec une flèche à double ardillons, moins de pertes. Une pointe détachable laisse toute liberté au poisson car la flèche va se coller contre le corps, alors qu’avec une flèche à ardillons en travers du corps, il est fortement freiné. C’est d’ailleurs impressionnant de voir la flèche se mettre en forme de U lorsque le poisson démarre. Avec le fusil, la ligne de vie, si on veut. Le break away reste encore la meilleure solution, ça ne vous fatiguera pas, assurera le poisson si tout est dans l’ordre, mais vous n’aurez guère de sensations, et ce ne sera pas homologable car il est impératif de rester relié au poisson pour ça. Le break away gâche bien des plaisirs de la chasse sous marine. Donc derrière la flèche, il y a le dyneema ou alors du très gros nylon de 2.5mm minimum. Tout va se passer en pleine eau, donc pas de risque de frottement intempestif. Le fil de flèche doit être relié au bungee de 15 à 30m, c’est la seule et unique chose qui évitera au poisson de se déchirer. Derrière le bungee, 20 à 30m de corde à ski nautique et la ou les bouées. Une trente cinq litres en premier et deux de dix litres qui suivent avec 5m de bungee entre, si vous envisagez du très gros, au dessus de 150kg. Sinon la planche ou la bouée de 35 litres en mousse compressée. Pas ou peu de risque d’écrasement par la profondeur, cas possible avec des gonflables, mêmes les dernières à 3 bars. Un snippe (agrafe américaine) de libre sur la bouée, sinon le thon mort va vous couler sans que vous ne parveniez à le remonter, ce snippe sera clipsé sur le bungee que l’on reprend brassée par brassée. Vous en avez pour près d’une heure avec un gros morceau car 30m de bungee font 90m une fois étiré avec un poids mort au bout. Si vous voulez le jouer à la loyale, c’est seul que doit se pratiquer toute l’opération, et dans l’eau ! Une fois le poisson dans vos mains et achevé, enlevez lui les ouïes, c’est ainsi que pratiquent les professionnels, ça le saigne bien. Ensuite le bateau. Un SR de 6m est un peu léger pour ce genre d’aventure, une coque dure de 8 à 10 mètres est bien plus pratique. Il faut penser à le remonter à bord le bestiau une fois pêché et c’est parfois un problème, un gros problème ! Sinon, vous allez faire un remake du « vieil homme et la mer ». Perso je n’ai sorti que trois poissons dans les 50kg et plus, et c’est mieux à trois pour le mettre à bord, car vous allez remarquer que ce n’est pas stable un bateau. L’idéal c’est deux dans le bateau qui soulèvent et vous dans l’eau, vous poussez le poisson par-dessous. Marc Antoine Bery avait aménagé une porte sur le coté de son bateau pour monter les gros poissons à bord. Au dessus de 100kg, sans porte arrière ou palan, ce ne doit pas être de la tarte, on a du être cinq pour monter une raie de 120 kg. Maintenant la technique pour faire venir les thons, si vous ne voulez pas vous contentez d’un poisson limite (30kg, c’est interdit en dessous) vous allez devoir appâter. Comme pour les bars, les petits sont au dessus et les gros dessous. Suivre les chasses c'est bien joli, mais ça ne suffit pas. De la sardine fraiche, j’insiste, bien fraiche, il vous en faut minimum 10kg, et un sac de broumé à l’avant du bateau avec de l’huile de sardines dedans, il vous faut 2 litres d’huile pour la journée, car il faut en remettre de temps à autre. Le proverbe dit : on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre, et bien les thons c’est pareil, pour faire monter les gros, il faut appâter. Lorsque les thons sont là, vous mettez d’abord tout le bordel à l’eau en commençant par les bouées, puis le bungee, puis le fil et le bonhomme avec le fusil déjà chargé en dernier, avec dix à quinze mètres de bungee dans les mains, sinon les thons seront pour votre collègue. Et oui, ces gros engins, long à armer, on les charge avant de se mettre à l’eau. Une fois dans l'eau, la première chose à faire c'est vérifier si votre pointe détachable est bien en place, Il faut être prêt à tirer dès la mise à l’eau, il peut y en avoir un de suite. Deux fois sur trois, je tire les pélagiques dans la minute qui suit la mise à l’eau, et quelques fois dans les dix secondes de la mise à l’eau. Si vous n’êtes pas bien ordonné à la mise à l’eau, vous allez vous emmêler dans tout ce fatras. D’où l’expérience de ce genre d’expédition indispensable pour bien réussir. Le premier marlin sorti par un ami, si je n’avais pas été là il se serait peut être noyé. En remontant le fil, il s’est entortillé dans les palmes et d’un seul coup le marlin a refait un rush et l’a emmené à dix mètres sous l'eau alors qu’il était déjà exténué, j’ai pu le doubler et remonter tout le monde. Si le poisson vient bien, prenez le temps de viser le triangle létal. C’est nettement moins bandant de faire un KO, mais quelle tranquillité…. Ne tirez pas n’importe où, si impossible de bien placer sa flèche, le tiers arrière tient fort bien, la peau et la chair y sont plus solide en plus il y a les renforts des pinnules et des scutelles, solides comme du béton. Le bleu est trompeur, on a parfois du mal à estimer la distance, on pense un poisson de 20kg à 4m et c'est un poisson de 40 kg qui est à 6m. Même lorsqu'on a l'habitude on peut se faire avoir, donc essayez si possible, selon la réaction des poissons de tirer le plus près possible. Les thons rouges viennent bien, parfois très près, alors que les thons des mers chaudes sont bien plus méfiants. Un indice, c'est de bien voir la pupille de l'oeil, là il est à portée. Ici un jeune thon, sa forme est allongée indique qu’il est sous la maille des trente kilos, minima autorisé. . et un thon de 300kg (record du monde), ça donne çà: Si un poisson vient de face et ne bouge pas de sa trajectoire, qu’il continue sur sa lancée, ne surtout pas tirer, c’est vous qui risquez d’être embrocher, c’est déjà arrivé, il suffit d’attendre qu’il passe à coté. On prend quelques sardines que l’on met sous la combinaison et si les thons restent profonds, on lâche une sardine à la fois pour les faire monter, il faut suivre la sardine des yeux, à 20/25m souvent on ne distingue pas bien les thons, ils sont bien dissimulés par leur couleur, si la sardine disparait d’un seul coup de votre champ de vision, c’est qu’un thon l’a avalée. Vous n’avez plus qu’à suivre la suivante à une dizaine de mètres. Le thon rouge semble insensible au baron qui fonctionne pourtant avec pas mal de poissons. Son poids maximum est de 648kg enregistré, mais un thon de 300kg est maintenant considéré comme un très gros thon tellement l’espèce a été sur pêchée. J’ai lu quelque part qu’un thon rouge de 1001kg aurait été capturé au début des années 1900 dans le Bosphore. Il a la particularité de grossir très rapidement, jusqu’à 30kg par an. Il mange à peu près tout ce qu’il rencontre…et peut vivre 50 ans. Le thon rouge est excellent de plein de façons différentes, mais attention au vers dont il peut être farci. Indispensable de le congeler pour en faire des sushis ou carpaccios si vous ne voulez pas terminer à l’hôpital. Noms Autres noms communs français Thon rouge de l'Atlantique, vrai thon, toun rhû (Bretagne), toun ou thoun (Languedoc, Nice), tonnu (Corse), ton france (Martinique) Noms communs internationaux Atlantic bluefin tuna, northern bluefin tuna, bluefin tunny (GB), Tonno rosso, barilaro, scampiru, tunina (I), Atún rojo, atún común, atún aleta azul (E), Roter Thun, Atlantischer Thunfisch, Thune (D), Atum, mochama (P), Tonijn (NL) Synonymes du nom scientifique actuel Scomber thynnus Linnaeus, 1758 Albacora thynnus (Linnaeus, 1758) Orcynus thynnus (Linnaeus, 1758) Thunnus thynnus thynnus (Linnaeus, 1758) Thunnus thynus (Linnaeus, 1758) Thynnus thynnus (Linnaeus, 1758) Thynnus mediterraneus Risso, 1827 Thynnus vulgaris Cuvier, 1832 Thunnus vulgaris (Cuvier, 1832) Thynnus secundodorsalis Storer, 1855 Orcynus secondidorsalis (Storer, 1855) Les barracudas Il y a entre 18 et 27 espèces de barracudas selon leur classification et les auteurs. Pas grand monde n’est d’accord, surement beaucoup de doublons comme pour les mérous. Espèce subtropicale qui aurait investie la méditerranée par le truchement du canal de Suez. Ceux de méditerranée sont assez petits, même pas 5kg alors que celui d’Afrique peut atteindre 50kg….. Je vais faire simple car de toutes façons ils ont tous à peu près le même comportement, et se ressemblent à quelques détails anatomiques près. Juvéniles, ils vivent dans les mangroves, et près des herbiers en med nous dit le Doris. Plus grand, il se rassemble en bandes, parfois immense, pour chasser ou se reproduire. La grande bécune vit en solitaire une fois adulte, quand elle atteint de grande taille, facile à reconnaitre, elle est d’un gris argenté bien brillant et quelques taches noires auréolent sa robe. Très méfiante, elle n’est pas facile à faire en CSM et reste souvent à vous défier à 15m en pleine eau. Le record est de 30kg (29.4). Elle préfère les fonds de 30 à 100m Le barracuda à ailes jaunes (jello) reste en bandes toute sa vie, bandes de moyenne importance de 10 à une cinquantaine d’individus. Il est présent dans tout l’indien et l’indo-pacifique. A Madagascar, j’en tire régulièrement de 5 à 14kg alors que le fishbase le donne pour 11.5kg max. Assez facile à faire à la coulée contrairement à la grande bécune. Il n’y a aucun record d’enregistré pour ce barra. Il vit entre 6 et 30m de fond, jamais vu en solitaire. Les barracudas de méditerranée sont comme le barra à chevron, en grandes bandes et viennent assez bien à l’agachon. Son poids modeste n’en fait pas un poisson recherché, pas plus que sa chair. La chair du barra n’est pas très prisée, sur certaines espèces elle est grise, peu encourageant. Ma femme a trouvé une excellente recette, c’est la seule façon où je le mange volontiers. On prélève les filets, on détaille en cube de 1.5 à 2 cm. Dans un saladier ou gros bol, bien salé, poivré, gingembre râpé et massale ou combava (si vous n’avez pas, une épice bien présente fera l’affaire). On laisse macérer quelques heures avec de l’huile d’olive. Puis brochettes et barbecue. C’est vraiment très bon ainsi alors que je n’aime pas le barra ni le gingembre en temps normal. La dangerosité du barracuda. Un point bien délicat à aborder. Le premier que j’ai tiré de ma vie, au Sénégal a fait demi-tour dès que j’ai serré le frein du moulinet et m’a chargé ! Je me suis écarté de sa trajectoire et il a continué sans chercher à me suivre. Je ne crois pas avoir été chargé par un autre depuis, bien que je dois en avoir quelques dizaines à mon actif dont pas mal au dessus de dix kilos. Pour la tranquillité, je passe le fil au barquero et c’est lui qui se charge de le monter à bord et de l’achever. Mais la plupart du temps, j’arrive à attraper la flèche et à l’achever tranquillement. Et ce, sur plusieurs variétés donc : le barra à chevrons, à ailes jaunes, la grande bécune et un grand barra gris rayé dont je ne sais à quelle variété le mettre. Une fois à bord il peut .encore sectionner un orteil sans soucis, il va chercher à mordre tout ce qui est la portée de ses mâchoires. Donc méfiance. Une anecdote rapportée par un ami qui a chassé le grand barra africain dans le golf de Guinée avec Marc Antoine Berry. Celui-ci avait un barquero chasseur mais qui n’avait jamais pu tirer de grand barra. Lors d’une sortie, il repère un gros barra indolent et passe le fusil à son barquero et lui dit d’aller le faire. Il tire le barra de plus de trente kilo qui se débat vigoureusement et commence à se déchirer, alors il l’attrape à pleins bras !, le barra se retourne et lui a sectionné une partie de l’épaule. MAB a du monter à bord le barquero et le barra qu’il n’a jamais lâché. Certains auteurs attribuent des amputations de pieds ou de mains à des barracudas. Je ne sais pourquoi, je suis toujours resté septique, mais ce n’est pas impossible, quand on voit comment ils arrivent à sectionner la colonne vertébrale d’un poisson de 20kg d’un seul coup de dents. Deux barracudas jello, dans l'eau la dorsale et la queue sont jaunes, et dans l'eau sale on ne voit que ces appendices jaunes passer. La couleur s’atténue une fois le poisson mort. Grande bécune, 21kg. Les poissons plats J’englobe l’ensemble des poissons plats car la technique de chasse est quasi la même pour tous. Vous le repérez, vous approchez et vous le tirez. Hop technique suivante. Bon ce n’est pas si simple que ça. On va commencer par les soles, poissons les plus recherchés parmi les plats. Ce fut parmi mes premiers poissons capturés du coté de La Seyne sur mer à mes 16 ans. La sole méditerranéenne est excellente mais un poil petite, il en faut deux par personne. Les soles d’atlantique peuvent atteindre un joli poids, je me souviens des placards de Cordouan, qui n’existent quasiment plus selon Maigrat (pêcheur du secteur) En atlantique, il faut que la marée montante soit bien prise, un fond de sable bien évidement, mais soit limite avec de la vase soit limite avec du petit gravier. Elle n’aime pas les fonds monotones. Elles affectionnent les sorties d’eau douce également. Elle se tient volontiers à la limite roche/sable. Attention, pour la tirer et que la flèche ne rebondisse pas sur une roche deux cm sous le sable, il faut se mettre de biais et donner un angle bien prononcé à votre tir. C’est le seul poisson que je préconise de ne pas tirer dans la tête, proche de l’ouïe, elle peut de déchirer facilement. Ma plus belle pêche le fut un 15 aout, je m’en souviens fort bien car ce jour là une invasion de millions de coccinelles sur les plages et la mer en Vendée, j’en ai eu à plusieurs reprises dans le tuba…. Elles ont fait fuir tous les touristes de la plage, je me trouvais juste en face. Me trouvant seul, je ne pouvais chasser en dérive car le courant devenait trop violent, je me suis rapproché du bord et positionné dans 4 à 6m d’eau à l’abri du jus. Eau bien claire depuis la surface je les voyais. J’ai trouvé une ancre de miséricorde d’environ 4m de long et j’en ai embroché 4 dans la même apnée sur la flèche à la main, soles qui se terraient contre l’ancre. 14 soles, un 15 aout en deux heures de temps… Cette même année le filet à soles fut diffusé et déposé par millier de kilomètres, ce fut la fin de ce poisson sur les cotes vendéennes. C’était il y a trente ans. Il existait aussi la sole de roche, ça vit aussi en med et en atlantique : le targeur, posé sur les roches plates et très difficile à repérer. Le plus ardu c’était d’en trouver de taille consommable. Il mesure 25cm à l’état adulte. Il a la particularité de pouvoir se coller à une paroi verticale. Idem , il a totalement disparu….. Le flet Bof et je dirais même plus bofff ! C’est vraiment pas terrible, faut une super sauce pour surmonter ce gout vaseux. Facile à découvrir dans les estuaires, il lui faut de l’eau douce ou de la vase, et aussi du courant. Les carrelets C’est un flet avec des taches de rousseur Très proches du flet, il se mélange même et on en trouve des batardés, meilleurs tout de même en consommation, mais juste un peu, devient surtout plus gros. Les flétans, ce n’est pas pour nous….présent en Norvège, Suède, finlande, Canada….Jusque 300kg Les turbots et les barbues. Je ne connais pas trop mais je crois savoir qu’ils préfèrent les graviers et le maërl. Alors là on fait dans le top niveau coté chair et leur poids pouvait être conséquent. En voie aussi de disparition également, sauf en élevage…. Une recette géniale d’un grand cuisinier : des rondelles de pomme de terre cuites en spirale dans du beurre à la poèle tapissent le fond du plat, une couche de filet de turbot, une couche de branche de céleri haché menu, une couche fine de crème fraiche et on recommence pour terminer par une couche de pomme de terre. 25mn au four bien chaud. Long mais facile à réaliser, un régal. Limande, connais pas ! Sauf dans mon assiette ! Les raies Devenues bien rares, celles autorisées. La brunette pullule depuis sont interdiction. On les trouve sur les moulières au fond, sur le sable à la limite des moulières. Les raies torpilles sont excellentes à manger mais sur une raie de 3kg il y a à manger 250gr pour une personne. Donc laissez les tranquille, de toute façon ce n’est pas agréable de les tirer……à cause du courant électrique qu’elles émettent. La toute première photo de mes 16 ans c’est avec des raies torpilles. La pastenague, elle peut atteindre des poids énormes, bien plus de cent kilos. Avec son gout d’ammoniaque c’est immangeable et en plus son dard peut vous envoyer à l’hôpital. Pline l’ancien (encore lui) raconte que la femme infidèle battue une fois avec un fouet munit d’un dard de pastenague, la remet dans le droit chemin pour le reste de sa vie (les bonnes manières se perdent). Il raconte aussi que planté dans les racines d’un chêne, celui-ci meurt dans l’année. Ici, sous les tropiques, le dard est vendu pour la médecine traditionnelle….. Ma plus grosse à Sainte Marie, lors de mon premier trip à Madagascar, fut de 55kg, il a fallu être trois pour la monter dans la pirogue, tout le village est venu chercher un morceau, c’est considéré comme aphrodisiaque! Étrangement, ses dards n’étaient pas plus gros que ceux d’une de quinze kg. Récemment j’en ai tiré une de 120kg, il a fallu se mettre à cinq sur une plage pour la monter dans le bateau. Je ne recommencerais plus…. Ici, photo du dessous d’une pastenague européenne, que l’on vient de déranger, elle agite son dard pour piquer Elle vient près du bord pour « accoucher » des jeunes qu’elle a dans le ventre, 4 à 5 en moyenne. On l’a trouve donc dans quelques mètres d’eau en été. Et là une pastenague tropicale La raie Manta est maintenant protégée dans beaucoup d’endroit. Tout le monde connait cette fabuleuse raie pélagique contrairement à la plupart des autres. Au Sénégal, une immense Manta vient nous voir, elle virevolte doucement et revient régulièrement nous voir. Sur son dos deux rémoras gris de plus de 1m sont accrochés telles des dérives sur les ailes d’un avion. Le piroguier me dit de tirer ces rémoras. Au passage suivant, j’attrape le bord de son aile pour bien me mettre parallèle et ne pas la toucher avec la flèche. Après le tir, le rémora ne se détache pas, pourtant séché en pleine tête. Je serre le frein du moulinet et la Manta commence à me descendre. Je tire un coup sec et violent et décroche le rémora, la raie surprise, démarre et en un centième de seconde disparait de notre vue, comme par enchantement, alors qu’il y a bien trente mètres de visibilité. Mes collègues me disent que j’étais tout petit sur son aile, comme sur l’aile d’un Boeing. Je pense qu’elle mesurait près de 9 mètres. C’est la seule fois où j’ai vu le piroguier blasé, s’exciter en me voyant remonter le rémora, je n’ai jamais su pourquoi, il hurlait « va chercher l’autre » Autre anecdote, ce piroguier me disait que c’était dangereux et que si elle me prenait dans ses »appendices », elle ne me lâcherait pas ; je n’y croyais nullement, jusqu’à ce que Nono me dise qu’un jour en pêchant de nuit, quelque chose à attraper son mouillage et l’a entrainé au large pendant six heures, puis il a pu remonter une Manta d’une centaine de kilos qui tenait son mouillage empêtré dans un de ses bras, qu’en déroulant elle aurait lâché. Les liches /serioles La famille des carangidés englobe beaucoup d’espèces, qui à part le coureur arc en ciel (rainbow runner/prodigalson) tous se ressemblent, du moins ont pas mal de physique en commun. Ce sont des poissons pélagiques qui ne vivent que, en pleine eau. Ce sont des carnivores qui se nourrissent d’un peu de tout et même de coquillages. Tous sont puissants et deviennent assez gros, ce qui les rend doublement intéressants. La qualité culinaire va de moyenne à très bonne selon les espèces et aussi l’âge. Une vieille ignobilis de 40 ans sera fibreuse comme on peut s’en douter. Pour les tatillons, je rappelle que les noms liches et sérioles sont des vocables utilisés indifféremment par le Doris ou Wikipédia ! Tous sans exception, sont curieux et viennent bien à l’agachon ou se laissent assez bien approcher en pleine eau. La feuille morte, ou la coulée douce, sont payantes la plupart du temps. Le baron aussi est efficace sur pas mal d’espèces, mais pas aussi flagrant qu’avec les thazards ou espadons. L’agachon sur un sec pour les liches et les sérioles fonctionne fort bien. La technique de la petite cuillère : on jette cette petite cuillère entre vous et le poisson aperçu au loin, curieux le poisson vient « renifler » ce truc brillant qui descend en gesticulant, ensuite c’est à vous d’agir. C’est le moment de prendre des actions chez Guy Degrenne ... L’arbalète doit être longue et puissante car cela se passe la plupart du temps dans de l’eau claire, donc les poissons approchent moins bien et de plus cela pourrait être de grosses bêtes. Un 130 double sandow pour bien traverser à 4m est l’arme type, voir les spécialistes pour les pneus ou rollers/inverts correspondants. Soit le fusil est relié à la bouée, soit un gros moulinet solide à toute épreuve est requis, car sans KO de votre part, un sévère combat va s’engager. Quelquefois d’autres vont venir l’accompagner pour la soutenir, si un collègue est à vos cotés deux options s’offrent à lui : doubler pour assurer votre poisson, ou en tirer une seconde, à voir selon les circonstances. Mais s’il choisit la seconde option et que vous perdez votre poisson, vous connaitrez sa résilience à l’altruisme ! La peau et la chair sont bien solide, une flèche simple ardillon suffit, si elle est solide. Une fois capturées, les grosses pièces (plus de trente kg) il convient de mettre le bras dans l'ouïe et de tenir la mâchoire inférieure, elles sont ainsi bloquées et c'est plus facile de les achever. Ne mettez jamais votre main dans les ouïes d'une ignobilis, ce pourrait être la dernière fois, elle est remplie de picots et dents pharyngiennes, et a une force extraordinaire qui peut vous broyer les doigts. Comme les maigres, de belles otolithes garnissent leur crane. La chasse sous marine de ces poissons offre 3 plaisirs. Le premier, personnel, l’intensité des émotions due à la capture d’un tel animal avec les montées d’adrénaline lors du combat. Le second est tout aussi égoïste, le récit répétitif que vous ferez à vos amis et compagnes de cette prise mémorable. Et le troisième le plaisir d’un poisson bien préparé et partagé entre amis nombreux puisque conséquent. Des filets fumés sont parmi les meilleures choses que vous dégusterez à l’apéro. Je vous ai déjà passé la photo d’une liche de 45kg prise au Sénégal. Le baliste Ce poisson est arrivé en atlantique au dessus de la Garonne en même temps que le maigre, donc environ 25 ans. Il est arrivé la première année timidement, nous en avons tirés quelques uns en se demandant ce que cela valait, surtout que ces andouilles de l’ifremer l’ont fait interdire à la vente sous le prétexte qu’il pourrait être atteint de ciguatera. Ce modèle nous vient direct des Açores où la ciguatéra n’est pas présente en plus. Bref l’année suivante le baliste pullulait sur nos cotes vendéennes puis a continué son chemin vers le nord. Les palangriers ont protesté que ces poissons détruisaient leur appâts en ne se prenant que rarement, et en plus même une heure sur le pont au soleil il repartait tranquillement une fois remis dans l’eau. Les instances ont rectifiées leur erreur, autorisé le baliste à la vente, résultat la troisième année ce fut son déclin immédiat. Les bancs de plusieurs milliers qui venaient gentiment vous voir sont devenus quelques dizaines au grand max, nettement plus méfiants et nettement moins gros aussi. Fini les spécimens de 2.5kg. Un kilo devint la norme. Il est passé du stade couillon au stade prudent. Mais il est resté aussi bon dans nos assiettes. Facile à tirer à l’agachon, vous aurez du mal à le faire à l’indienne et encore moins à la coulée ou alors sur des poissons tout neuf. Vous pouvez lui tirer dans le ventre, il ne se déchirera pas, la peau est un cuir bien dur, la chair tassée, les arêtes constituent une véritable armure, bref il est blindé de partout. Attention, il a des dents broyeuses de coquillages et de carapaces de crustacés et il n’hésite pas à s’en servir. Le point mortel pour l’achever n’est pas facile à trouver, il est juste 10 à 15mm derrière l’œil, sinon la pointe de la dague ne traverse pas ce crane de rhinocéros! Il possède en outre une épine dorsale qui peut se bloquer avec un système de levier, d’où le nom de baliste, provenant d’une catapulte romaine. D’ailleurs on dit une baliste pour l’arme et un baliste pour le poisson. On pouvait se faire des ceintures de balistes il y a encore une dizaine d’années, mais il y a deux ans lors d’une sortie Sablaise, je suis parvenu à en faire 3 pas bien gros et zéro bar, pas plus que les quatre excellents chasseurs présents sur la bateau, les homards ont sauvé notre sortie ce jour là. Bien triste constat. C’était le poisson parfait pour débutant voulant perfectionner l’agachon. Vous le ferez avec n’importe quelle arme du 75 au 1m. Il parait indolent mais ce n’est qu’une apparence. Une recette très simple, comme le sar, le ventre emplis de fenouil feuille, sel poivre et au four en papillote avec un filet d’huile ou une noix de beurre, et un peu de vin blanc. Le faire à peine cuire sinon sa chair bien tassée sera sèche, d’où la papillote. Il fait le faire cuire dans sa peau, ne pas l’écorcher. Sinon en filets dans le congélateur pour gagner de la place, c’est excellent également mais le plus fin reste la tête bien pleine de chair. Surtout ne pas le faire trop cuire sinon la chair sèche. Une entreprise bretonne s’était spécialisée dans le traitement des peaux de poissons pour en tanner le cuir. Elle faisait des chaussures avec la peau des balistes. Je ne sais si elle a perduré. La peau des truites est encore utilisée en maroquinerie, mais elle est bien plus fragile. Mâchoire inférieure de baliste Baliste venant sur les cotes française Les balistes tropicaux, surtout le baliste du Niger vivant en troupeaux nombreux servent de pâture aux gros pélagiques Certains sont très colorés tel le baliste Picasso, un autre devient géant, le baliste titan et dépasse les dix kilos, il peut être agressif car il défend sont territoire lors de la reproduction. Les balistes sont maintenant considérés comme protecteur du corail en broutant les algues qui prolifèrent dans les lagons, ils sont parfois protégés. Les poissons occasionnels, d’appoint. Le saint pierre Rencontre assez rare vu le manque d’abondance de ce poisson. Dommage car il est réputé savoureux. En pleine eau au dessus des laminaires, assez facile d’approche la plupart du temps, son point noir en fait une jolie cible. Ces deux taches viendraient selon la légende de Saint Pierre l’apôtre qui lui a laissé sa marque en le prenant ainsi. Vit en méditerranée comme en Atlantique. Pas facile à flécher car une fois repéré il ne va plus vous montrer que son profil arrière, donc one ne voit plus qu’une tranche de 1 à 2cm. Le maquereau Rencontre éphémère malgré son abondance, il est plutôt craintif surtout en eau sale. La cible n’est pas grosse, faut être un tireur d’éperlan pour en capturer un. C’est un thazard en miniature, aussi combatif car c’est un scombridé. En méditerranée comme en Atlantique. Se trouve facilement, dans les rayons du supermarché … Le chinchard C’est un carangidé que vous rencontrerez dans les mêmes zones que le maquereau. Difficiles à définir si ce n’est que c’est la pleine eau en général. Guère d’intérêt car il est plein d’arêtes et c’est un poisson gras, donc bien pour la soupe de poisson dite bouillabaisse dans le sud. Belle défense lorsqu’il dépasse le kilo. C’est aussi l’un des plus petits de la famille. En méditerranée comme en Atlantique. Le rouget barbet aussi appelé bécasse de mer Poisson de fond de sable et vase à la limite des roches et herbiers. Facile à tirer, mais il ne faut pas être trop loin vu la petitesse de la cible. On peut en tirer plusieurs d’affilée avant que le troupeau ne se dissipe dans la nature. La technique du bouchon est utilisé pour ne pas les abimer, c’est plutôt fragile comme chair, un bouchon de champagne enfilé sur la pointe, technique que je ne connaissais pas, vu que je les laisse bien tranquille car je trouve ça, euh comment dire, abominable en gout. C’est pourtant réputé, avec son surnom de bécasse des mers, car on le cuirait avec son intestin, telle la scolopax (bécasse des bois), dont il n’a autrement absolument aucun rapport. ( je sens que je vais encore me faire des amis). Bref je préfère son collègue le rouget grondin. Comme quoi, les gouts et les couleurs….. Pline (enfin je crois) disait de lui : ne déshonore pas ton écuelle d’or avec ce barbet de moins de deux livres (romaine : 700gr) . Néron se faisait servir vivant le rouget barbet afin de le voir mourir et changer de couleur avant de le déguster. Zavaient du savoir vivre ces romains, ou alors c’est typique de Néron et son grain de folie? Un ami en a fait un de presque le kilo…..il y a plus de trente ans. Tropical, il prend le nom de capucin et il est légèrement plus gros mais exactement le même gout, alors que les couleurs…. Le bogue Arrivé comme le maigre et le baliste il y a une trentaine d’années en Atlantique, ce petit poisson plutôt méditerranéen arrive en été et sert de pitance pour les prédateurs. Il n’est guère intéressant pour nous car petit, plein d’arêtes et de chair mollassonne, il n’offre pas d’intérêt pour la chasse sous marine. La saupe Comme le bogue, pas d’utilité en chasse sous marine et le fait de se nourrir d’algue ne la rend pas appétissante. Comme le bogue, chair fragile voire toxique. Poisson de fond de roche toujours en train de brouter en bande jusqu’à plusieurs centaines. Tirée par les débutants elle a fini par devenir méfiante et reste la plupart du temps juste hors de portée du 90. La saupe brésilienne Sa rencontre est assez rare en France, on la trouve partout sur la planète. La seule chose amusante c’est de la voir changer de couleur instantanément passant du noir au gris ou au bleu et de forme aussi en déployant ses nageoires elle prend une forme carrée au lieu d’être ovale. Elle est aussi mauvaise gustativement que sa compagne de méditerranée. Son tir toutefois est amusant car elle virevolte sans arrêt et son poids peut atteindre 2kg. Détail amusant, ses arêtes et ses trippes sont phosphorescentes la nuit. Lorsque vous en voyez évitez de la tirer car souvent d’autres poissons intéressants eux, sont bien souvent à proximité, c’est presque systématique, un poisson pilote en somme. Sinon, se tire au 100 voire 110.Un jour, alors que j’étais à l’agachon sur le bord d’un tombant, une vingtaine de saupes brésiliennes virevoltaient en tous sens, lorsque d’un trou placé juste en dessous de la pointe de mon fusil, surgit une loche, elle gobe une saupe et rentre de nouveau dans son antre, le tout a pris une seconde ! Ici la photo montre un peu les deux formes et deux couleurs que peut prendre ce poisson, en haut noir et carré et dessous, blanc et ovale, c’est instantané. La murène Exactement aux mêmes emplacements que le congre, elle devient très agressive une fois tirée et même sans avoir été tirée elle est territoriale et peut attaquer si elle est dérangée. La particularité de ce poisson c’est d’avoir une seconde mâchoire dans la gorge pour assurer les prises comme dans le film Aliens, le scénariste a du s’en inspirer. Elle n’est vraiment pas bonne à manger donc à part pour la soupe de poisson, laissez la tranquille. Son poids peut dépasser les trente kilos. Les doigts de mon ami Nono, 48heures après la morsure d’une petite murène de moins d’un kilo, imaginez les dégâts avec une grosse de 20kg. Il a posé la main sur un poteau creux pour accrocher sa pirogue et la murène l’a choppé et ne voulait plus lâcher, il a du la tuer au couteau et lui couper les mâchoires pour récupérer sa main. Rascasses et chapons A l’inverse des poissons précédents, c’est fort bon à déguster. Souvent posés sur les roches ils sont la plupart du temps invisibles tant qu’ils n’ont pas bougé. Une fois repérés ils sont à votre merci, bien faire attention à ne pas abimer votre flèche car on les tire à bout portant et ils ne sont guère épais pour amortir la puissance des sandows. On les trouve aussi à l’entrée des trous, grottes et même collés au plafond. Un petit ragueur fera l’affaire comme pour la mostelle. Les marseillais prétendent qu’ils sont indispensables dans une bouillabaisse. Il faut juste faire attention a ses épines venimeuses qui rendent la piqure douloureuse, sur la dorsale et le coté des ouïes. Un proche parent, le poisson pierre est quant à lui potentiellement mortel. Une espèces proches a envahi les Antilles et la méditerranée depuis une quinzaine d’années et prolifère car pas de prédateurs pour eux, c’est le ptérois volitan, dit poisson lion ou rascasse volante. On en voit peu dans l’océan indien car il est avalé par les mérous malabars et comme il est indolent, c’est une proie facile. Aussi fin que les rascasses à déguster. L’alose Rencontre très rare et seulement proche d’une source d’eau douce. Particularité elle est anadromique comme le saumon, elle se reproduit en eau douce et vit en eau de mer. C’est une grosse sardine bourrée d’arêtes, immangeable, sauf pour un girondin. Voila, ça y est, je me suis mis une autre partie du monde à dos….. Je n’en ai capturée qu’une seule en pays basque (que j’ai de suite offerte à mes voisins de camping, ils ne m’ont plus jamais parlé) A regarder passer. La baudroie ou lotte Je n’en ai fait que deux dans ma vie de CSM. Je vous ai aussi raconté l’anecdote de celle qui a mordu mon équipier. Un mareyeur m’expliquait que c’était les malades, déficientes qui venaient dans peu d’eau, sinon elle vit profonde. Mais elle remonterait aussi des profondeurs pour pondre. Elle pouvait atteindre 50kg, il y a belle lurette que cette taille a disparue, je voyais hier une émission sur les pêcheurs anglais, ils en présentaient une de 3 à 4kg et disaient que c’était un beau spécimen……. Il s’est même vendu des lottes crayons, appellation des toutes petites queues à la vente, c’est dire que cette espèce est surexploitée, malgré tout il n’y a pas de taille limite de capture, de toutes façons un poisson remonté de 800m de profondeur a zéro chance de survit si on le remet à l’eau. Son stock est en régression sur tailles mais le quota est toujours atteint. Greenpeace la classe dans les poissons à protéger. Elle est très lente à grossir et n’atteint la maturité sexuelle que vers 7/8 ans. Vit en méditerranée et en atlantique. Bref un poisson facile à flécher, mais très rare de rencontre et excellent à manger. Particularité des lottes : le mâle vit en symbiose accroché à la femelle toute sa vie et ne devient peu à peu, qu’une paire de gonades, donc vous n’harponnerez et ne mangerez que des femelles, ainsi tirez la en douceur. Les jolies dents d'une baudroie, je vous narrais l’anecdote de celle qui a refermé sa mâchoire sur la main de mon équipier. Vous comprenez mieux sa douleur. L’ange de mer Entre la raie et le requin, poisson presque plat très présent au pays basque il y a quarante ans. On les trouvait les uns à coté des autres à la limite sable/roches. Totalement disparu. Il était fort bon à manger, facile à faire. L’anguille Fort abondante il y a encore une vingtaine d’années, elle aussi est en voie de forte régression. Non seulement elle est pêchée en eau douce comme en eau de mer, mais aussi on capture ses alevins(les civelles) soit pour les faire en friture (dans des restaurants très huppés à un prix …gastronomique), soit pour l’élevage chez les nippons ou espagnols. Une aberration! On attaque son stock par les deux bouts. Dans les bouchots on pouvait en voir deux ou trois sur un seul bouchot à se gaver de puces de mer ou de petits crabes. Il n’y en a plus une seule. C’est un poisson catadromique, il vit en eau douce et sort en mer pour se reproduire comme chacun le sait dans la mer des Sargasses. C’est la remontée des alevins vers les embouchures de rivières qui cause la perte de ces civelles translucides. Mon père me racontait que du coté de Palavas les flots, les gens sortaient avec des seaux pour les ramasser lors de leur passage (En 1939/40), pas besoin d’épuisette, cela faisait un mur qui avançait doucement le long des quais et digues. L’anguille d’eau douce a souvent un gout de vase que n’a plus celle de mer. Un régal frite avec de l’oseille, sinon poisson gras il faut d’abord lui faire rendre son huile dans une poêle à sec. On ne tire que les grosses et c’est plus solide en plein corps que près de la tête, lui trancher de suite la tête sous peine de la voir s’enfuir, car même complètement déchirée, elle reste très vigoureuse. Elle est classée en deux espèces, eau douce et celles qui restent en eau saline, c’est la même variété selon les scientifiques. Celle d’eau douce est protégée mais comme la chasse sous marine y est interdite…cela ne nous regarde pas ! Les lamproies Je n’en ai capturé qu’une seule sur un gros mulet à l’ile d’Yeu. Je l’ai relâchée, ce poisson me semble répugnant comme une sangsue. Ce n’est donc pas un poisson de chasseur sous marin. Le poisson lune La rencontre peut avoir lieu n’importe où mais en pleine eau ou en surface à battre de l’aile. Son comportement n’est pas encore bien expliqué malgré les balises de suivies collées sur ces poissons. Il passe plusieurs fois dans la journée de 400m de fond à la surface. Une année, plusieurs spécimens avaient envahies la baie des Sables d’Olonne. Sa masse peut dépasser les deux tonnes, il grossit à une vitesse prodigieuse, près de 300kg en une année, pourtant il se nourrit principalement de méduses et de tout ce qui s’en rapproche, y comprit les sacs plastiques. On le rencontre plus fréquemment en été, au large par mer plate où l’on voit de loin sa nageoire au dessus de l’eau ou même couché sur le coté en surface. Il vit partout. Il est protégé en Europe et comme sa chair est peu prisée, il est encore commun sur toute la planète, jusqu’à ce que les chinois lui trouvent une vertu particulière. Il est indolent en surface mais peut disparaitre bien vite si l’envie le prend. Il se laisse même capturer à la main lorsqu’il est encore petit. Comme le congre, son mucus est particulièrement collant et épais. Il est connu sous différents noms : mole ou mola-mola. C’est une curiosité de la nature qu’il faut juste admirer. Les bonites J’aurais pu les classer dans les poissons accessoires, vu que vous n’en ferez pas tous les jours mais elles deviennent plus nombreuses aussi bien en Atlantique qu’en méditerranée et surtout peut atteindre des poids dignes de respect. En effet la bonite listao de l’océan pacifique peut atteindre 35kg mais il vous faudra vous contenter d’un 10kg grand max pour les espèces métropolitaines. Ayant moins de pressions sur les thons, elle profite de ce semi repos sur l’espèce en Europe. Les bonites représentent les poissons les plus pêchés de la planète en tonnage Les bonites font parties des scombridés, famille de poissons pélagiques qui sont tous d’une forte puissance, présence de pinnules. Vous les trouverez le plus souvent près de la surface. Elles grandissent très vite et sont cannibales, d’où les bancs de grosses ou de petites qui ne se mélangent pas, les petites vivant plus au large, les grosses s’approchant du bord des tombants, c’est d’ailleurs là où vous les ferez plus facilement à l’agachon, si elles passent à portée. En atlantique, elles restent en pleine eau, souvent il faut 20m de fond pour commencer à en voir. Deux possibilités pour les tirer : soit l’agachon de pleine eau lorsque vous les voyez arriver, soit essayer de palmer pour s’en approcher lors de leur arrivée par petits groupes. J’ai essayé pas mal de fois au baron et je n’en ai eu qu’une seule fois, une qui est bien venue mais qui était isolée, ce qui est très rare, autrement ça les laisse soit indifférentes soit ça leur fait carrément peur. J’ai vu des bancs de plusieurs centaines de milliers d’individus où il était impossible d’en approcher ne fusse une seule à moins de trente mètres, plus elles sont nombreuses, plus elles sont farouches. Elles passent tellement vite à coté de vous que vous ne voyez qu’un sillage de bulles, mais pas le poisson, elles cavitent. Il faut un fusil moyen car elles bougent très vite et un fusil trop long genre 140/150 n’est pas assez maniable la plupart du temps et sera même un handicap, un 120 sera parfaitement adapté, il peut être monté en flèche fine de 6.5 ou 6.75 si vous lui mettez deux sandows biens pêchus. On les tire souvent de loin dans l’eau très claire et elle se déchire volontiers si pas bien ajustée car elle se débat très très vigoureusement. Il arrive régulièrement de tirer près de la tête et de retrouver la flèche près de la queue car elle a démarré au moment du tir. Des jours, elles sont bien plus calmes et on peut arriver à en faire 3 ou 4 dans sa journée. Culinairement c’est bien bon en poisson cru (attention aux vers), mais si vous le cuisez, il faut faire très attention à la cuisson, il doit rester rose à l’arête sinon c’est de suite sec et il faut une tonne de mayonnaise pour que ça passe. Titou avait une recette de bonite à l’escabèche et huile d’olive en bocaux stérilisés pour l’hiver, hummmmmm ! Mais sous les tropiques, personne n’en veut, leur chaire rouge/brune donne un drôle de gout à la cuisson. Les thoniers senneurs qui viennent se ravitailler à Diego Suarez, distribuent gratuitement des tonnes les bonites à la population c’est invendable. Les bateaux de pêches pour amateurs aux gros, ont un broyeur , dans lequel ils ingurgitent des dizaines de kilos de bonites pour appâter thons et marlins, et après ils relachent les espadons car ils font du no-kill !!!!!! Une sacrée pêche de petits thazards et d'une bonite de plus de 5kg ce jour là, avec en prime une babone et un mérou royal. Tout a été fait au 125 double sandows et moulinet: · Plusieurs variétés, dos rayé, ventre rayé, … Un tableau vous permettant de vous y retrouver : Ceci étant un recueil de CSM, je ne parlerais donc pas des poissons protégés : mérous, corbs, ni d’autres rarissimes en mer pour nous : truites, saumons….. Le homard (homarus gammarus) texte et photos de Chti’max Bon, vous allez me dire que ce n’est pas un poisson, et vous aurez raison ! Je pense néanmoins qu'il a sa place dans cette rubrique. Autant les araignées et autres tourteaux (les langoustes, connais pas) se laissent cueillir facilement, autant le zozo en général ne se laisse pas embarquer sans broncher. On peut dire que c'est un crustacé qui se chasse. Bon, je ne vais pas vous faire l'affront de vous le décrire, tout le monde sait à quoi il ressemble, sauf certains qui croient encore qu'il est rouge quand il est vivant (c'est du vécu !). Il y a les mâles qui ont proportionnellement de grosses pinces et un abdomen étroit et les femelles qui au contraire ont plutôt de petites pinces et un abdomen large, plus adapté pour maintenir et ventiler les œufs (noirs) entre des petites pattes abdominales. Celles du mâle sont différentes mais ce ne sont pas ces petites différences anatomiques qui feront que vous les différencierez en chassant, avec un petit peu de pratique le repérage deviendra une évidence. Selon une étude faite en aquarium la "gestation" dure une dizaines de mois. Aucune réglementation ne l'impose mais un chasseur qui se respecte se doit de relâcher une femelle qui est grainée (obligatoire au Canada) . Les accouplements ne peuvent avoir lieu que quand la femelle vient de muer et les larves sont d'abord pélagiques avant de descendre au fond (profondeur max 50m selon Wiki). Les mues sont très fréquentes au début de croissance (plusieurs par an) puis deviennent de plus en plus rares et espacées. Certains pensent que la croissance de ces crustacés serait perpétuelle, à cause d'une particularité de leurs chromosomes dont les extrémités (télomères) se régénèreraient au lieu de se détériorer à chaque division cellulaire. Leur mort serait simplement due à l'énergie exponentiellement de plus en plus importante nécessitée par cette opération. Après chaque mue la bête gagne en "espace intérieur" et continue sa croissance en poids. Cela explique qu'ils sont moins "pleins". Il vaut mieux les consommer juste avant la prochaine mue, quand la chair remplit bien la carapace. De petits signes vous indiqueront que la dernière mue est ancienne : carapace moins bleue, couleur plus claire, un peu "passée", traces d'usure surtout sous les pinces dont le homard se sert comme un "bulldozer" pour dégager l'entrée de son repaire, dépôt de balanes et autres coquillages sur la cuirasse, traces de combats au niveau des pinces pour les mâles. Pour la taille maxi, c'est sûr que les zozos de plus de 4 à 5 kgs ne courent pas les rues ( sauf en Med où il y en a un très gros qui a bouché l'entrée du port de Marseille ! 😂) Sa longévité pourrait atteindre 50 ans. Il lui faut déjà 10 ans pour atteindre 700g. Son habitat ? Sa préférence va vers les failles horizontales plutôt basses de plafond, si possible au raz du fond avec un peu de sable devant pour faire bronzette. Dans ce cas il dégage les sédiments qui entrent dans son repaire et on voit des petits amoncellements de sable devant qui sont une bonne indication de l'occupation du logement. Il peut aussi se contenter de n'importe quel trou dans la roche ou le dessous d'une dalle posée au fond. Il préfère quand même vivre à l'étroit que dans les cavernes monumentales. Il se déplace surtout la nuit mais on peut aussi en trouver en ballade en plein jour, surtout par temps couvert. Il mange tout ce qu'il peut attraper, vivant ou mort. Il est plus actif quand l'eau est chaude, plus léthargique l'hiver. Il est présent en atlantique nord côté européen et méditerranée pour le homarus gammarus et côté américain pour le homarus americanus dont on ne parlera pas ici. On le pêche au casier, 150 000T chez les américains, 2000T chez nous. Les techniques de chasse. La première : armer au premier cran et lui envoyer une flèche. C'est interdit, mais faute avouée est à demi pardonnée, au tout début de ma pratique dans les années 70 c'était monnaie courante. Je ne savais même pas que j'étais hors la loi. Peur de risquer un doigt, c'est vrai que c'est impressionnant. Très vite on m'a fait comprendre ce qu'était l'éthique et ça m'a plus repris. La deuxième, la bonne, c'est d'attraper l'animal à la main, au niveau du thorax ou du début de la queue, par dessus. Si vous le prenez trop haut au niveau des "épaules" ou par les pinces il y a de fortes chances que celles-ci vous restent entre les doigts et que la victime mutilée s'échappe. Avec une pince en moins passe encore mais un double manchot aura du mal à survivre. Il peut se séparer d'une ou deux pinces par "automutilation", comme les lézards et leur queue. Alors, facile ? C'est là que je me dois de faire une "étude psychologique" des spécimens que l'on peut rencontrer. D'abord, le "confiant sûr-de-lui qui ne craint personne", le "simplet" , qui se ballade à découvert loin de tout abri, même sur du sable nu. Vous approchez en douceur pour éviter qu'il se barre en nageant à reculons, parce que vous apprendrez à vos dépends qu'un homard ça nage très bien et que s'il arrive à atteindre les laminaires vous pouvez chercher longtemps après ! Donc, il vous voit arriver, il fait face, souvent les pinces ouvertes sur la défensive (ou même sur l'offensive !). Vous l'amusez un chouïa avec la pointe de la flèche, ou une de vos mains (attention pas trop près quand même !) et vous profitez de son inattention pour le saisir avec l'autre main. C'est le cas le plus simple mais le moins fréquent. Ce qui arrive le plus souvent c'est le zozo calé à trou. Soit vous le cherchez spécialement et vous le découvrez le plus souvent à l'entrée, les pinces et les antennes dehors. Soit vous le voyez par hasard en cherchant du poisson ou en faisant un agachon en repérant un endroit favorable. Si vous approchez doucement, dans la plupart des cas il viendra vous voir par curiosité (dans ce cas faites lui un sourire ). Si vous tendez la main trop brutalement pour le saisir il va se rétracter d'un coup de queue tout au fond et alors macache pour l'attraper. L'idée c'est de l'obliger à se tourner et présenter son arrière pour le choper. C'est là qu'on utilise la flèche ou un petit crochet métallique que l'on glisse latéralement le long de la roche discrètement en essayant de ne pas l'alerter pour ensuite lui tapoter la queue et lui donner l'envie de se retourner pour contrer cette "agression". Dès que la position est favorable il ne faut pas traîner et le saisir franchement. Bon, ça c'est l'idéal, le homard "coopératif". Certains sont beaucoup plus timides. Même suite à une approche en douceur il se recroqueville au fond du trou et il ne remontre ses antennes qu'après de longues minutes de calme. Son atout ? Ben lui il n'est pas en apnée et à ce petit jeu du chat et de la souris vous serez fatigué le premier et, à moins que ce soit le bestiau de votre vie vous abandonnerez, surtout si le trou est très profond. Après le timide, le grincheux . Souvent c'est un mâle plein de cicatrices. Celui là, faut pas l'emmerder. Dès que vous tentez la manœuvre de diversion il pince tout objet qui pénètre chez lui, mais bien sûr il relâche si vous tirez dessus (sinon c'est trop facile !). En général il occupe toute la largeur du trou et on ne peut le contourner. Vous aurez tendance à abandonner aussi au bout d'un certain nombre d'apnées, surtout qu'à cause de la bagarre il y aura plein de sédiments en suspension et que vous aurez du mal à voir quoique ce soit. Pour grincheux et timide j'ai expérimenté 2 fois avec succès l'an passé la technique du "lasso". Je laisse le fusil sur la planche, je ne prends que la flèche et le fil. Du côté talon le fil passe dans le trou et forme une petite boucle fermée par le sleeve ou le nœud. Je fais passer le fil dans cette boucle pour former un petit lasso. Je maintiens l'extrémité libre avec la main, je descends et très délicatement en essayant de ne pas toucher l'animal je passe le fil autour d'une pince, je tire rapidement le fil pour fermer le collet et je ramène le tout à moi le plus vite possible pour saisir la bête correctement. Dernière catégorie, le malin, qu'on appellera "prof" pour rester dans la série des nains. Celui là a eu la bonne idée de crécher dans un loft avec plusieurs sorties et se fera la belle par la sortie opposée à celle que vous avez choisie, ou alors il attendra que vous soyez en surface en train de vous ventiler pour prendre la poudre d' escampette. Sauf exception vous ne le retrouverez pas, malgré vos recherches alentours. N'ayez pas trop peur des risques liés aux pinces. Heureusement les gants néoprènes font office d'amortisseur et si vous retirez le doigt rapidement (croyez moi, là vous serez rapides ! 😂) la pince "glissera" et ne pourra pas bien assurer la prise sur le revêtement mou. Ça m'est arrivé une fois sur le poignet (mauvaise prise, à l'envers) et ça m'a couté un peu de colle pour néoprène, et une fois sur le pouce et mon ongle est devenu rouge-bleu-marron-noir mais il n'est pas tombé.
  24. Quand homme blanc fendre beaucoup de bois, hiver très rigoureux 😂 Et c'est pas fini, encore 3 opus .................
  25. Si j'ai bien compris, c'est que justement notre PDM national est en mauvaise santé, avec une otite et veux tout de même plonger. Je suis d'accord, ça le regarde de prendre ce genre de risque, perso je resterais au chaud dans mon nid douillet 😏
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